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<title> Droits des minorités nationales </title>
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  <span lang="FR">
  
  <p align="justify"><b><font size="2">Droits des minorités nationales</font></b><font size="2"><br>
  <a href="../../AdoptedText/TA03/FREC1623.htm">Recommandation 1623 (2003)</a></font></p>
  <p align="justify"><b><font size="2">Doc. 10382<br>
  </font></b><font size="2">21 décembre 2004</font></p>
  <p align="justify"><b><font size="2">Réponse du Comité des Ministres<br>
  </font></b><font size="2">adoptée à la &nbsp;909<sup>e</sup> réunion des Délégués 
  des Ministres (15 décembre 2004)</font></p>
  </span>

  

  
  <hr noshade color="#000000" size="1">
  <span lang="FR">
  
  <p align="justify"><font size="2">1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le Comité des Ministres se félicite de la
  </span>
  <a href="../../AdoptedText/TA03/FREC1623.htm">Recommandation 1623&nbsp;(2003)</a><span lang="FR">
  
  de l&#146;Assemblée parlementaire relative aux droits des minorités nationales qui 
  touche à un important domaine de travail du Comité des Ministres et du Conseil 
  de l'Europe en général. En transmettant la présente réponse, le Comité des 
  Ministres rappelle celle qu&#146;il a donnée en juin 2002 à la
  </span>
  <a href="../../AdoptedText/TA01/FREC1492.htm">Recommandation 1492&nbsp;(2001)</a><span lang="FR">
  
  de l&#146;Assemblée parlementaire.</span></font></p>
  <span lang="FR">
  
  <p align="justify"><font size="2">2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le Comité consultatif, mis en place par la Convention-cadre pour la protection 
  des minorités nationales, a examiné la Recommandation et le rapport à la base 
  de cette Recommandation. Ses commentaires ont été transmis oralement par le 
  biais du Secrétariat et pris en compte dans le projet de réponse préparé par 
  le Secrétariat. Le Comité a également invité le Comité d&#146;experts de la Charte 
  européenne des langues régionales ou minoritaires à émettre un avis sur la 
  Recommandation. Cet avis est joint en annexe à la présente réponse. </font>
  </p>
  <p align="justify"><font size="2">3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le Comité des Ministres partage le point de vue de l&#146;Assemblée selon lequel la 
  Convention-cadre pour la protection des minorités nationales ainsi que la 
  Charte européenne des langues régionales ou minoritaires ont joué un rôle 
  important dans l&#146;amélioration de la protection des minorités en Europe et il 
  encourage d&#146;autres Etats à signer et à ratifier ces traités. Le Comité des 
  Ministres note la référence de l&#146;Assemblée à la position du Comité 
  consultatif, exprimée dans plusieurs avis concernant des Etats spécifiques, 
  selon laquelle, bien que les Etats parties possèdent une marge d&#146;appréciation 
  pour déterminer le champ d&#146;application personnel de la Convention-cadre, cette 
  marge d&#146;appréciation doit s&#146;exercer dans le respect des principes fondamentaux 
  énoncés à l&#146;article 3 de la Convention&nbsp;; en aucun cas l&#146;interprétation donnée 
  par les Etats parties ne saurait être une source de distinctions qui 
  pourraient être arbitraires ou injustifiées. Le Comité des Ministres partage 
  le point de vue selon lequel les mécanismes de suivi ont été déterminants dans 
  le succès de la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales 
  et de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires.</font></p>
  <p align="justify"><font size="2">4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le Comité des Ministres convient avec l&#146;Assemblée que le bon fonctionnement du 
  mécanisme de suivi exige un respect plus strict des délais de présentation des 
  rapports étatiques. Afin de résoudre le problème des retards excessifs 
  constatés parfois, le Comité des Ministres a mis en place en 2003 une 
  procédure qui permet, en cas de retard persistant, d&#146;entreprendre le suivi 
  conformément à la Convention-cadre malgré l&#146;absence de rapport étatique et il 
  espère que cela aidera à accélérer la procédure. </font></p>
  <p align="justify"><font size="2">5.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le Comité des Ministres partage la préoccupation de l&#146;Assemblée quant à la 
  nécessité de protéger les langues minoritaires et de n&#146;imposer aucune limite 
  injustifiée à leur utilisation, par exemple, dans les media. Cette question 
  est régulièrement abordée dans la procédure de suivi en vertu de la 
  Convention-cadre et de la Charte des langues et devrait être poursuivie en 
  parfaite conformité avec l&#146;article 10 de la Convention européenne des Droits 
  de l'Homme.</font></p>
  <p align="justify"><font size="2">6.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Pour ce qui est du paragraphe 11.v de la Recommandation, le Comité souligne 
  l&#146;obligation énoncée dans l&#146;article 10, paragraphe 2, de la Convention-cadre, 
  de s&#146;efforcer, «&nbsp;dans les aires géographiques d'implantation substantielle ou 
  traditionnelle des personnes appartenant à des minorités nationales, lorsque 
  ces personnes en font la demande et que celle-ci répond à un besoin réel, les 
  Parties [&#133;] d'assurer, dans la mesure du possible, des conditions qui 
  permettent d'utiliser la langue minoritaire dans les rapports entre ces 
  personnes et les autorités administratives&nbsp;».</font></p>
  <p align="justify"><font size="2">7.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  L&#146;importance de la possibilité, pour les personnes appartenant à des minorités 
  nationales, de participer aux processus décisionnels a été maintes fois 
  soulignée par le Comité des Ministres et par le Comité consultatif dans leurs 
  constats sur la mise en &#156;uvre de la Convention cadre au sein des Etats 
  parties. Dans ce contexte, le Comité prend note du paragraphe 11.v de la 
  Recommandation de l&#146;Assemblée sur la représentation parlementaire des 
  minorités nationales.</font></p>
  <p align="justify"><font size="2">8.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  S&#146;agissant de la protection des Roms, autre point mis en lumière par l&#146;Assemblée, 
  le Comité des Ministres rappelle que la discrimination et d&#146;autres problèmes 
  rencontrés par les Roms sont au centre des préoccupations de plusieurs Avis du 
  Comité consultatif et des Résolutions correspondantes du Comité des Ministres. 
  Le Comité des Ministres est convaincu que ces questions continueront de 
  figurer en bonne place dans les prochaines phases de suivi et qu&#146;elles 
  donneront lieu à des contributions construtives du Forum européen des Roms et 
  des Gens du voyage qui vient d&#146;être créé.</font></p>
  <p align="justify"><font size="2">9.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Le Comité des Ministres partage pleinement les vues de l&#146;Assemblée 
  parlementaire sur la nécessité de coordonner le travail des organes du Conseil 
  de l&#146;Europe responsable de la protection des droits des personnes appartenant 
  à des minorités nationales et de promouvoir les synergies entre les activités 
  de l&#146;Organisation et celles des autres organisations intergouvernementales 
  compétentes, en tenant compte de leurs spécificités.</font></p>
  <p align="justify"><font size="2">10.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En 
  ce qui concerne la recommandation visant à élaborer un protocole additionnel à 
  la Convention-cadre habilitant la Cour européenne des Droits de l'Homme à 
  donner des avis consultatifs sur l&#146;interprétation de la Convention-cadre 
  (paragraphe 12 (i)), le Comité des Ministres rappelle sa position selon 
  laquelle il ne serait pas opportun de donner à la Cour une telle compétence au 
  titre de la Convention-cadre, étant donné notamment que la plupart des 
  dispositions de cet instrument revêtent la nature de dispositions-programmes. 
  Il faudrait plutôt renforcer le suivi par une consolidation du mécanisme 
  actuel, dans le cadre des procédures établies par la Convention-cadre et la 
  Résolution (97) 10 du Comité des Ministres.</font></p>
  <p align="justify"><font size="2">11.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 
  Quant à la recommandation de l&#146;Assemblée visant au rétablissement du Comité 
  d&#146;experts sur les questions relatives à la protection des minorités nationales 
  (paragraphe 12 (ii)), le Comité des Ministres informe l&#146;Assemblée qu&#146;il a 
  désormais adopté un mandat pour le DH-MIN. Ce dernier reprendra en conséquence 
  ses travaux dès le début 2005 et sa composition sera ouverte, notamment, à la 
  Commission européenne, au Commissaire aux Droits de l&#146;Homme des Nations Unies 
  et au Haut Commissaire sur les minorités nationales de l&#146;OSCE. </font></p>
  <p align="justify"><font size="2">12.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En 
  réponse à la recommandation visant à intensifier les efforts pour inciter à la 
  ratification rapide du Protocole n° 12 à la Convention européenne des Droits 
  de l'Homme (paragraphe 12 (iii)), le Comité des Ministres note que le tour de 
  table sur la ratification du Protocole n° 12, organisé par le Comité directeur 
  des Droits de l'Homme (CDDH) en novembre 2004, a montré que le processus de 
  ratification était en cours dans plusieurs Etats. Le CDDH entend continuer à 
  suivre les progrès enregistrés dans ce domaine. En tout état de cause, le 
  Comité des Ministres note que, suite à la 10e ratification du Protocole, 
  celui-ci entre en vigueur le 1er&nbsp;avril 2005.</font></p>
  <p align="justify"><font size="2">13.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le 
  Comité des Ministres note avec intérêt la proposition de l&#146;Assemblée 
  (paragraphe 12 (iv)) visant également l&#146;organisation de tours de table pour 
  les signatures et ratifications de la Convention-cadre. </font></p>
  <p align="justify"><font size="2">14.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le 
  Comité des Ministres est conscient que les ressources du Secrétariat affectées 
  au Comité consultatif de la Convention-cadre et au Comité d&#146;experts de la 
  Charte des langues sont limitées et que les activités de «&nbsp;<i>follow-up</i>&nbsp;» 
  et le début du deuxième cycle de suivi de la Convention-cadre constituent de 
  nouveaux défis à cet égard. Le Comité des Ministres souligne toutefois que le 
  renforcement possible de ces secteurs du Secrétariat (proposé par l&#146;Assemblée 
  au paragraphe 12 (v)) devra être examiné dans le contexte des besoins généraux 
  du Conseil de l'Europe.</font></p>
  <p align="justify"><font size="2">15.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le 
  Comité des Ministres estime qu&#146;il n&#146;est pas nécessaire, pour le moment, de 
  modifier les règles régissant les visites du Comité consultatif sur le terrain 
  et les réunions avec des ONG, comme le propose l&#146;Assemblée (paragraphe 12 (vi), 
  (vii) et (viii)). Le Comité des Ministres a interprété les règles actuelles 
  d&#146;une manière souple et il a par exemple élargi récemment le mandat du Comité 
  consultatif pour qu&#146;il rencontre des ONG. Cette souplesse a permis au Comité 
  consultatif d&#146;avoir un dialogue constructif avec des sources gouvernementales 
  et non gouvernementales. Si des difficultés devaient surgir durant le deuxième 
  cycle, le Comité des Ministres serait prêt à étudier d&#146;autres améliorations 
  possibles de la procédure. </font></p>
  <p align="justify"><font size="2">16.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le 
  Comité des Ministres convient que certains thèmes couverts par la 
  Convention-cadre mériteraient une attention particulière de manière à 
  promouvoir des bonnes pratiques (cf. Recommandation, paragraphe&nbsp;12&nbsp;(ix)). Le 
  Comité des Ministres a parfois abordé certains thèmes dans son dialogue 
  portant spécifiquement sur tel ou tel pays et dans le cadre d&#146;autres contacts 
  avec des représentants du Comité consultatif et il se réjouit de poursuivre un 
  tel dialogue, par exemple en liaison avec la présentation de futurs rapports 
  d&#146;activité du Comité consultatif.</font></p>
  <p align="justify"><font size="2">17.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le 
  Comité des Ministres reconnaît la nécessité de rendre publics le plus tôt 
  possible les résultats du suivi et de les diffuser dans les langues locales 
  avec le texte des Conventions (voir Recommandation 12 (x&nbsp;et xi)). A cet égard, 
  le Comité des Ministres tient à informer l&#146;Assemblée que la plupart des Etats 
  ont approuvé la publication anticipée des avis du Comité consultatif de la 
  Convention-cadre. En outre, les programmes de coopération du Conseil de 
  l'Europe ont financé la publication, dans des langues minoritaires, des avis 
  du Comité consultatif et d&#146;autres textes pertinents. </font></p>
  <p align="justify"><font size="2">18.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le 
  Comité des Ministres convient avec l&#146;Assemblée de l&#146;importance de la 
  coopération avec l&#146;Union européenne sur les questions relatives aux minorités 
  nationales (cf. Recommandation, paragraphe 13). S&#146;agissant de l&#146;élargissement, 
  le Comité des Ministres note avec satisfaction que la Commission européenne a 
  consacré une attention particulière à la Convention-cadre en évaluant les 
  progrès accomplis par les pays candidats quant au critère d&#146;adhésion relatif à 
  la protection des minorités&nbsp;; ainsi les rapports réguliers de la Commission 
  ont plusieurs fois fait référence aux Avis du Comité consultatif de la 
  Convention-cadre et aux Résolutions correspondantes du Comité des Ministres.</font></p>
  <p align="justify"><i><font size="2">Annexe à la réponse</font></i></p>
  <p align="justify"><b><font size="2">Avis du Comité d'experts de la Charte 
  européenne des langues régionales ou minoritaires relatif à la 
  Recommandation&nbsp;1623&nbsp;(2003) de l&#146;Assemblée parlementaire relative aux droits 
  des minorités nationales</font></b></p>
  <p align="justify"><font size="2">Le Comité d&#146;experts de la Charte européenne 
  des langues régionales ou minoritaires a pris note de l&#146;invitation du Comité 
  des Ministres à donner son opinion sur la Recommandation 1623 de l&#146;Assemblée 
  parlementaire sur les droits des minorités nationales.</font></p>
  <p align="justify"><font size="2">En tant qu&#146;organe d&#146;experts indépendants, 
  établi sur la base de la Charte pour superviser l&#146;application de la Charte par 
  les Etats Parties, le Comité a limité ses observations aux sujets se 
  rapportant directement à son propre domaine de compétences.</font></p>
  <p align="justify"><font size="2">Le Comité d&#146;experts souhaite souligner que 
  la préservation et la promotion des langues régionales et minoritaires en 
  Europe est un élément essentiel de la tolérance et de la compréhension 
  mutuelles au sein d&#146;une Europe pluraliste. Il considère que les travaux du 
  Conseil de l'Europe ont incontestablement permis d&#146;améliorer la situation de 
  ces langues dans plusieurs pays. De nombreux pays européens ont ainsi adopté 
  une nouvelle législation concernant la protection et la promotion de leurs 
  langues régionales ou minoritaires après l&#146;ouverture de la Charte à la 
  signature en 1992 afin de pouvoir ratifier cette dernière. Etant donné que le 
  succès de la Charte dépend en grande partie de la volonté des Etats européens 
  de la ratifier et de la mettre en &#156;uvre, le Comité note avec satisfaction que 
  l&#146;Assemblée les y encourage au paragraphe&nbsp;3 de sa Recommandation.</font></p>
  <p align="justify"><font size="2">La Charte a été signée par 30&nbsp;Etats membres 
  et ratifiée par&nbsp;17 d&#146;entre eux. Depuis l&#146;avis donné par le Comité, en 
  juin&nbsp;2001, sur la Recommandation&nbsp;1492&nbsp;(2000) de l&#146;Assemblée sur les droits des 
  minorités nationales, l&#146;Arménie, l&#146;Autriche, Chypre et la Slovaquie ont 
  ratifié la Charte. Le Comité d&#146;experts souligne la nécessité pour d&#146;autres 
  Etats membres du Conseil de l&#146;Europe d&#146;accélérer la préparation de la 
  ratification.</font></p>
  <p align="justify"><font size="2">Le Comité d&#146;experts se félicite de la 
  recommandation de l&#146;Assemblée (paragraphe&nbsp;8) de respecter les délais fixés 
  pour la présentation des rapports périodiques nationaux. Comme le mécanisme de 
  suivi mis en place par la Charte repose sur des cycles d&#146;évaluation triennaux, 
  ce qui est relativement court, il est essentiel de respecter scrupuleusement 
  les délais pour que le système de suivi fonctionne bien.</font></p>
  <p align="justify"><font size="2">Le Comité d&#146;experts remercie l&#146;Assemblée de 
  renouveler son soutien au renforcement des ressources financières et humaines 
  à la disposition de son Secrétariat (paragraphe&nbsp;12 (v)). Dans son avis sur la 
  Recommandation&nbsp;1492&nbsp;(2000), il a noté qu&#146;en comparaison avec d&#146;autres 
  mécanismes conventionnels, les ressources de la Charte sont extrêmement 
  modestes. Depuis, le personnel, qui compte deux administrateurs et un 
  assistant, n&#146;a pas augmenté malgré l&#146;alourdissement très net de la charge de 
  travail due au nombre croissant d&#146;Etats parties et au lancement du deuxième 
  cycle de suivi. Pour maintenir la qualité des travaux, il faut de toute 
  urgence adapter le budget du Comité d&#146;experts et de son Secrétariat à leur 
  mission.</font></p>
  <p align="justify"><font size="2">En ce qui concerne le paragraphe&nbsp;12 (x) de 
  la Recommandation&nbsp;1623 (2003), trois types de textes relatifs à la Charte sont 
  visés : celui de la Charte proprement dite, les rapports périodiques soumis 
  par les Etats parties et les rapports du Comité d&#146;experts sur l&#146;application de 
  la Charte par les Etats parties. La Charte a déjà été traduite en 35&nbsp;langues, 
  dont certaines langues régionales ou minoritaires comme le gallois, le basque 
  ou le sâme. Les rapports périodiques des Etats sont traduits en anglais et en 
  français et les rapports d&#146;évaluation du Comité d&#146;experts sont aussi diffusés 
  dans les deux langues officielles. Le Comité d&#146;experts est favorable à une 
  traduction de ces documents dans des langues régionales ou minoritaires mais 
  son Secrétariat aurait besoin d&#146;un soutien financier supplémentaire à cette 
  fin. Actuellement, la décision de traduire dans une langue régionale ou 
  minoritaire appartient à chaque Etat partie. La Finlande par exemple a traduit 
  en sâme les recommandations du Comité des Ministres à la suite du rapport du 
  Comité d&#146;experts sur l&#146;application de la Charte en Finlande. Les bonnes 
  pratiques établies par certains Etats en ce qui concerne la traduction de 
  documents importants dans des langues régionales ou minoritaires pourraient 
  servir de modèle général.</font></p>
  <p>&nbsp;</p>
  </span>
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