<!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//IETF//DTD HTML//EN">
<html>

<head>

<meta name="GENERATOR" content="Microsoft FrontPage 2.0">
<title>Situation en République Fédérale de Yugoslavie </title>
</head>

<body bgcolor="#FFFFFF">

<p><img src="../logotran.gif" width="311" height="162"></p>

<hr size="1">

<p align="left"><font size="6"><b>Situation en République
Fédérale de Yugoslavie</b></font> </p>

<p align="left"><font size="4"><b>Rapport</b></font><b> </b><a href="#Footnote1" name="Footref1"><em>(1)</em></a> </p>

<p align="left"><b>Doc. 7744</b></p>

<p align="left">28 janvier 1997<b> </b> </p>

<p align="left"><b>Rapporteurs: M. Bloetzer, Suisse, EPP et M.
van der Linden, Pays-Bas, EPP</b></p>

<hr size="1">

<p align="left"><i></i>&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Résumé:</i></p>

<blockquote>
    <p align="left">La Commission propose que l'Assemblée engage
    les autorités de la République fédérale de Yougoslavie
    à:</p>
    <ol type="i" start="1">
        <li><p align="left">mettre en oeuvre sans délai les
            recommandations de la Délégation spéciale de
            l'OSCE et de reconnaître les victoires de
            l'opposition au second tour des élections locales
            tenu en novembre 1996; </p>
        </li>
        <li><p align="left">s'abstenir de recourir à la force
            contre les manifestants de l'opposition; </p>
        </li>
        <li><p align="left">établir un véritable dialogue
            politique avec l'opposition dans le but de mettre en
            oeuvre des réformes démocratiques; </p>
        </li>
        <li><p align="left">respecter pleinement les principes du
            pluralisme démocratique, les droits de l'homme, dont
            la liberté de la presse et la prééminence du
            droit, également au Kosovo, en Vojvodine et dans le
            Sandjak; </p>
        </li>
        <li><p align="left">observer strictement l'Accord de
            Dayton, y compris en ce qui concerne la coopération
            avec le Tribunal pénal international pour l'ancienne
            Yougoslavie. </p>
        </li>
    </ol>
    <p align="left">L'opposition devra s'engager, elle aussi,
    clairement en faveur du respect de la démocratie et des
    droits de l'homme au Kosovo, en Vojvodine et dans le Sandjak,
    et en faveur de la mise en oeuvre pleine et entière de
    l'Accord de Dayton.</p>
</blockquote>

<p align="left"><b></b>&nbsp;</p>

<p align="left"><b>I. Projet de Résolution</b> </p>

<blockquote>
    <p align="left">1.L'Assemblée souligne que le respect de la
    démocratie et des droits de l'homme en République
    fédérale de Yougoslavie est essentiel à la paix et à la
    stabilité dans la région des Balkans ainsi qu'à la mise en
    oeuvre de l'Accord de Dayton.</p>
    <p align="left">2.L'Assemblée condamne l'annulation par les
    autorités des victoires remportées par l'opposition au
    second tour des élections municipales tenu le 17 novembre
    1996.</p>
    <p align="left">3.L'Assemblée proclame sa solidarité avec
    ceux qui manifestent pacifiquement, avec constance et
    courage, contre cette manipulation et pour des réformes
    démocratiques.</p>
    <p align="left">4.L'Assemblée déplore le fait que les
    médias dominés par l'Etat ne rendent pas compte de ces
    manifestations, et condamne vivement les pressions exercées
    sur les médias indépendants.</p>
    <p align="left">5.L'Assemblée fait siennes les
    recommandations de la Délégation spéciale de l'OSCE qui,
    conduite par l'ancien Premier Ministre espagnol Felipe
    González, s'est rendue à Belgrade les 20 et 21 décembre
    1996.</p>
    <p align="left">6.L'Assemblée exprime la profonde
    préoccupation que lui inspire la situation générale au
    Kosovo. Elle condamne les récents incidents. Toute escalade
    de la violence dans cette province aurait de graves
    conséquences pour la République fédérale de Yougoslavie
    et pour l'ensemble de la région.</p>
    <p align="left">7.L'Assemblée engage les autorités de la
    République fédérale de Yougoslavie à:</p>
    <ol type="i" start="1">
        <li><p align="left">mettre en &#156;uvre sans délai les
            recommandations de la Délégation spéciale de
            l'OSCE; </p>
        </li>
        <li><p align="left">s'abstenir de recourir à la force
            contre les manifestants de l'opposition; </p>
        </li>
        <li><p align="left">établir un véritable dialogue
            politique avec l'opposition dans le but de mettre en
            &#156;uvre des réformes démocratiques; </p>
        </li>
        <li><p align="left">respecter pleinement les principes du
            pluralisme démocratique, les droits de l'homme, dont
            la liberté de la presse et la prééminence du
            droit, également au Kosovo, en Vojvodine et dans le
            Sandjak; </p>
        </li>
        <li><p align="left">observer strictement l'Accord de
            Dayton, y compris en ce qui concerne la coopération
            avec le Tribunal pénal international pour l'ancienne
            Yougoslavie; </p>
        </li>
    </ol>
    <p align="left">8.L'Assemblée, réaffirmant sa position,
    rappelle que le développement des contacts avec les
    institutions de la République fédérale de Yougoslavie
    dépendra de la mise en &#156;uvre des politiques
    préconisées ci-dessus.</p>
    <p align="left">9. L'Assemblée attend de l'opposition
    qu'elle s'engage, elle aussi, clairement en faveur du respect
    de la démocratie et des droits de l'homme au Kosovo, en
    Vojvodine et dans le Sandjak, et en faveur de la mise en
    oeuvre pleine et entière de l'Accord de Dayton. </p>
</blockquote>

<p align="left"><b></b>&nbsp;</p>

<p align="left"><b>II. Exposé des motifs des rapporteurs</b> </p>

<blockquote>
    <p align="left"><b>I. Elections municipales de novembre 1996</b></p>
    <p align="left">1.Le second tour de scrutin des élections
    municipales en Serbie a eu lieu le 17 novembre 1996. La
    coalition au pouvoir, composée du Parti socialiste de
    Milosevic, de la Gauche yougoslave, dirigée par l'épouse de
    Milosevic, Mirjana Markovic, et du Parti de la Nouvelle
    démocratie a pris le contrôle de 154 municipalités sur
    189.</p>
    <p align="left">2.Une partie importante des 35 municipalités
    restantes était remportée, d'après les résultats
    provisoires, par la coalition «Zajedno» (ensemble) formée
    de trois partis d'opposition: le mouvement du renouveau serbe
    de Vuk Draskovic, le Parti démocratique de Zoran Djindjic et
    l'Alliance civique menée par Vesna Pisic.</p>
    <p align="left">3.Le Parti radical serbe, nationaliste
    extrémiste, dirigé par Vojislav Seselj, l'a emporté à
    Zemun, banlieue industrielle de Belgrade.</p>
    <p align="left">4.La coalition au pouvoir valida les
    résultats des élections à l'Assemblée fédérale, tenues
    le 3 novembre 1996, où elle avait gagné 64 sièges sur 138
    à la Chambre des citoyens. La coalition Zajedno» emporta 22
    sièges, le Parti démocratique des socialistes du
    Monténégro 20, le Parti radical serbe venant en quatrième
    position avec 16 sièges.<a href="#Footnote2" name="Footref2"><em>(2)</em></a></p>
    <p align="left">5.Bien que la coalition en place ait conquis
    le plus grand nombre de municipalités, l'opposition l'a
    emporté dans pratiquement toutes les grandes villes de
    Serbie et de Vojvodine.</p>
    <p align="left">6.Devant ce résultat, les tribunaux
    annulèrent les élections dans 14 villes<a href="#Footnote3" name="Footref3"><em>(3)</em></a>, y compris Belgrade<a href="#Footnote4" name="Footref4"><em>(4)</em></a> et la
    deuxième ville de Serbie, Nis<a href="#Footnote5" name="Footref5"><em>(5)</em></a>.</p>
</blockquote>

<p align="left"><b></b>&nbsp;</p>

<blockquote>
    <p align="left"><b>II. Manifestations de rue</b></p>
    <p align="left">7.La décision d'annuler la victoire de
    l'opposition a immédiatement entraîné un mouvement de
    protestation massif dans les rues de Belgrade et d'autres
    villes de Serbie, le nombre des manifestants allant de 30 000
    à, selon ce qui a été rapporté, un demi million de
    personnes à l'occasion du Nouvel An orthodoxe, le 13 janvier
    1997.</p>
    <p align="left">8.Les mouvements de protestation, organisés
    par l'opposition «Zajedno» et par les étudiants de
    Belgrade se poursuivent jusqu'à ce jour. Résolument
    non-violents, ils se caractérisent par une grande
    inventivité dans les stratégies de protestation contre les
    autorités et contre la présence de la police anti-émeute.</p>
    <p align="left">9.Les protestataires ont obtenu l'appui d'un
    certain nombre d'alliés traditionnels de Milosevic dont
    l'Eglise orthodoxe serbe et l'Armée yougoslave. Son chef
    d'Etat major, le Général Momcilo Perisic, s'adressant à un
    groupe d'étudiants, a déclaré que les crises devaient
    être résolues à la manière des pays démocratiques. On
    observe également des signes de soutien provenant du
    Monténégro où même les membres du parti socialiste, parti
    de Milosevic, ont commencé à exprimer des doutes quant à
    la manière dont les autorités serbes font face à la
    situation.</p>
    <p align="left">10.Les autorités ont fait appel à
    d'importantes forces de police anti-émeute dans l'intention
    évidente d'intimider les manifestants. Elles ont également
    tenté d'empêcher les marches quotidiennes dans les rues en
    lançant des avertissements visant les entraves à la
    circulation. Bien que d'une manière générale la police
    n'ait pas eu pour consigne de recourir à la force, il y a eu
    quelques flambées de violence entraînant des blessures
    graves<a href="#Footnote6" name="Footref6"><em>(6)</em></a>
    et l'on a signalé des cas d'arrestations d'activistes de
    l'opposition et des allégations de tortures. Au moment de la
    rédaction du présent document, on relevait des signes
    inquiétants d'un durcissement de la politique à l'égard
    des mouvements de protestations.</p>
    <p align="left"><b></b>&nbsp;</p>
    <p align="left"><b>III. Le rôle des tribunaux</b></p>
    <p align="left">11.Les résultats provisoires des élections
    dans les communes où l'opposition l'a emporté ont été
    contestés par le Parti socialiste. La décision de les
    annuler a été rendue par les tribunaux locaux s'appuyant
    généralement sur des irrégularités mineures dans les
    procédures. Après quoi on a assisté à une succession
    confuse de décisions administratives et judiciaires
    contradictoires émanant de tribunaux et de commissions
    électorales sous contrôle gouvernemental et par le biais
    desquelles le gouvernement n'a cessé d'offrir et d'annuler
    des concessions dans certaines des municipalités
    contestées. Il semble que les procédures administratives et
    judiciaires soient manipulées afin de gagner du temps dans
    l'espoir que les protestations s'éteindront à la longue.
    Cette pratique a été vivement condamnée par la communauté
    internationale et par un certain nombre de juges serbes.</p>
    <p align="left">12.Une déclaration conjointe du 20 décembre
    1996 de l'Association des juristes de Yougoslavie, de Serbie
    et du Monténégro exprimait la préoccupation de ces milieux
    devant le fait que: «... la décision d'annuler les
    élections municipales ébranle la confiance des citoyens
    dans le fonctionnement des tribunaux et de l'ensemble du
    système judiciaire et juridique». Cette déclaration lance
    également un appel en faveur d' «une véritable
    indépendance des tribunaux et des autres organes
    judiciaires, de procédures objectives et impartiales qui
    empêcheraient toute ingérence dans leur activité,
    particulièrement toute ingérence des partis politiques et
    du pouvoir exécutif.»</p>
    <p align="left"><b></b>&nbsp;</p>
    <p align="left"><b>IV. Réaction de la communauté
    internationale</b></p>
    <p align="left">13.Bien que Milosevic ait été l'un des
    signataires de l'Accord de Dayton, il est rapidement devenu
    évident que toute tolérance de ses actions irait à
    l'encontre des intérêts de la paix en Bosnie-Herzégovine.
    De plus, un progrès de la RFY dans la voie de la démocratie
    aurait une influence positive sur l'évolution en
    Bosnie-Herzégovine et ailleurs dans la région.</p>
    <p align="left">14.Les Etats-Unis et l'Union européenne<a href="#Footnote7" name="Footref7"><em>(7)</em></a> ont toutes
    deux vivement préconisé l'intensification des pressions sur
    Milosevic. La Russie et la Grèce ont usé de leur influence
    pour amener le Gouvernement Serbe à accepter le résultat
    des élections. Le ministre grec des Affaires étrangères,
    M.&nbsp;Pangalos, a été le seul, parmi les personnalités
    étrangères envoyées à Belgrade, à être reçu par le
    Président Milosevic.</p>
    <p align="left">15.Le 16 décembre 1996, le Président de la
    Commission des questions politiques, M. Bársony (Hongrie,
    PPE) et les deux co-rapporteurs sur la mise en &#156;uvre de
    l' Accord de Dayton, se sont rendus à Belgrade pour une
    journée. L'un des objectifs de cette visite était
    d'évaluer l'impact des troubles qui agitent actuellement
    Belgrade sur les perspectives de mise en &#156;uvre de l'
    Accord de Dayton.</p>
    <p align="left">16.La délégation a rencontré le Président
    de l'Assemblée fédérale (Chambre des citoyens), M. Minic
    et le Vice-Ministre des Affaires étrangères, M. Jovanovic.
    Elle s'est également entretenue avec M. Djindjic et M<em>me</em>
    Pesic, ainsi qu'avec d'autres représentants de la coalition
    «Zajedno»<a href="#Footnote8" name="Footref8"><em>(8)</em></a>.
    Les conclusions de cette visite figurent dans le document
    7733. Une évaluation des déclarations et observations
    faites aux rapporteurs au cours de leurs entretiens à
    Belgrade figure en Annexe A.</p>
    <p align="left">17.Le 13 janvier 1997, la Commission des
    questions politiques a décidé d'organiser une audition sur
    la situation en République fédérale de Yougoslavie pendant
    la partie de session de janvier 1997 avec la participation
    des partis politiques yougoslaves. </p>
    <p align="left"><b></b>&nbsp;</p>
    <p align="left"><b>V. Les recommandations de l'OSCE</b></p>
    <p align="left">18.A la suite d'une invitation du
    Gouvernement yougoslave, M. Flavio Cotti, Président en
    exercice de l'OSCE a demandé à M. Felipe González, ancien
    Premier Ministre espagnol de se rendre à Belgrade en
    qualité de Représentant personnel et avec le mandat de
    recueillir toute l'information disponible en ce qui concerne
    les élections municipales et de formuler des conclusions et
    des recommandations à cet égard. Le rapport de la
    Délégation de l'OSCE, la lettre du ministre yougoslave des
    Affaires étrangères qui a suivi la publication du rapport
    et les conclusions de la présidence de l'OSCE se trouvent en
    Annexe B.</p>
    <p align="left">19.Le rapport indiquait que les élections
    reflétaient dans l'ensemble la volonté des citoyens de la
    RFY. Il confirmait la victoire de «Zajedno» dans les 14
    villes contestées.</p>
    <p align="left">20.La réaction des autorités yougoslaves ne
    répondant pas aux attentes, la «Troïka» ministérielle de
    l'OSCE a à plusieurs occasions<a href="#Footnote9" name="Footref9"><em>(9)</em></a> demandé la pleine
    application des recommandations et la reconnaissance
    immédiate du résultat des élections.<b> </b></p>
    <p align="left"><b></b>&nbsp;</p>
    <p align="left"><b>VI. La situation au Kosovo</b></p>
    <p align="left">21.Parallèlement aux troubles à Belgrade et
    dans d'autres villes de Serbie, les flambées de violence ont
    repris au Kosovo où la situation générale reste critique.
    Le recteur serbe de l'Université de Pristina a été blessé
    par une voiture piégée le 16 janvier 1997 et un activiste
    albanais du Parti socialiste serbe a été tué et son fils
    gravement blessé lors d'une fusillade le même, jour dans un
    village proche de Pristina.</p>
    <p align="left">22.L'Assemblée a déjà exprimé à diverses
    occasions la profonde préoccupation que lui inspire la
    situation au Kosovo dans le Sandjak, en Vojvodine et dans
    d'autres secteurs ethniquement sensibles de la Serbie et du
    Monténégro.</p>
    <p align="left">23.Dans sa résolution 1066 (1995) elle
    invitait instamment le Gouvernement de la République
    fédérale de Yougoslavie à s'abstenir de modifier
    l'équilibre ethnique dans certaines régions en y installant
    des réfugiés serbes de Croatie et à respecter le droit des
    minorités ethniques se trouvant dans le pays.</p>
    <p align="left">24.Dans sa recommandation 1287 (1996),
    l'Assemblée demandait au Comité des Ministres - sous
    réserve de la mise en &#156;uvre de bonne foi de l' Accord
    de Dayton par la RFY et de sa réaction positive à la
    demande de l'OSCE de rétablir ses missions au Kosovo, dans
    le Sandjak et en Vojvodine - d'étudier la possibilité
    d'inviter des représentants de la RFY à des réunions
    organisées par le Conseil de l'Europe sur des sujets
    concernant directement ce pays.</p>
    <p align="left"><b></b>&nbsp;</p>
    <p align="left"><b>VII. Conclusions</b></p>
    <p align="left">25.Il conviendraient que les autorités
    yougoslaves mettent immédiatement en &#156;uvre
    l'intégralité des recommandations de l'OSCE.</p>
    <p align="left">26.Elles doivent engager un dialogue ouvert
    et démocratique avec l'opposition et s'abstenir de tout
    recours à la violence à l'égard des mouvements de
    protestation.</p>
    <p align="left">27.Toute escalade de la violence dans le pays
    et particulièrement dans les secteurs ethniquement sensibles
    tels que le Kosovo, aurait de graves conséquences
    déstabilisantes pour l'ensemble de la région.</p>
    <p align="left">28.Les autorités yougoslaves doivent
    respecter pleinement les principes de la démocratie
    pluraliste, les droits de l'homme, y compris la liberté de
    la presse, et la prééminence du droit, également au
    Kosovo, en Vojvodine et dans le Sandjak.</p>
    <p align="left">29.Toutes les forces politiques de la RFY
    doivent apporter leur soutien et leur contribution à ces
    réformes.</p>
    <p align="left">30. Les relations futures avec la RFY doivent
    dépendre du respect de ces conditions et de sa contribution
    positive à la mise en &#156;uvre de l'Accord de paix de
    Dayton pour la Bosnie-Herzégovine.</p>
</blockquote>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<hr size="1">

<p align="left">Commission saisie du rapport : Commission des
questions politiques</p>

<p align="left">Implications budgétaires pour l'Assemblée :
restent à déterminer</p>

<p align="left">Projet de résolution adopté par la commission
le 13 janvier avec une abstention.</p>

<p align="left">Membres de la Commission: </p>

<p align="left">Members of the committee: <i>M</i>. <i>Bársony
(Président)</i>, <i>Sir Anthony Durant (Vice-Président), M. van
der Linden (Vice-Président)</i>,<i> Mme Ojuland
(Vice-Président), MM</i> Aloglu, <i>Antretter, Bakke, Baumel,
Mme Belohorska</i>, MM Belyaev, <i>Bergqvist</i>, Bernardini, <i>Björck,
Bloetzer, Bokov, Büchel, Bühler, Cem</i>, Cerqueda Pascuet, <i>Chircop</i>,
Chornovil (<i>Alternate: M. Yablonsky</i>), Deasy, Diacov, <i>Domljan,
Eörsi, Evangelisti, Gjellerod, Gotzev</i>, Hardy, Irmer,
Iwinski, <i>Kalus, Kaspereit, Kautto, Kuzmickas</i>, Kyprianou (<i>Alternate:
M Christodoulides</i>), <i>Mme Lentz-Cornette</i>, MM Lopez
Henares, <i>Lupu, Maginas, Martínez, Masseret,</i> Madeiros
Ferreira, <i>Melescanu,</i> Mota Amaral, Mühlemann, <i>Oliynik</i>,
Pahor, Popovski, Prusak, Mme Ragnarsdottir, MM <i>Risari</i>,
Schieder, Schwimmer, <i>Selva, Sinka</i>, Sir Dudley Smith, M. <i>Spahia</i>,
Mme Stepova, <i>Mme Suchoka</i>, MM Urbain, van der Maelen, <i>Vrettos</i>,
Woltjer, <i>Ziuganov</i></p>

<p align="left"><i>N.B. Les noms des membres qui ont pris part à
la réunion sont imprimés en italique.</i></p>

<p align="left">Secrétaires de la Commission: M. Hartland, M.
Kleijssen, M. Gruden.</p>

<hr size="1">

<p align="left"><b></b>&nbsp;</p>

<p align="left"><b>ANNEXES </b></p>

<p align="left"><b>A. Evualation des déclarations et des
observations faites aux rapporteurs sur la
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;mise en oeuvre de l'Accord de Dayton lors
de leur visit à Belgrade le 16 décembre 1997 </b></p>

<p align="left"><b>B. </b></p>

<ul>
    <li><p align="left"><b>Rapport et conclusions de la mission
        de l'OSCE conduite par M. Felipe González<br>
        Belgrade, 20-21 décembre 1996 (annexes - English only)</b></p>
    </li>
    <li><p align="left"><b>Réponse du Gouvernement de la
        République fédérale de Yougoslavie <br>
        3 janvier 1997 (English only)</b></p>
    </li>
    <li><p align="left"><b>Conclusions de la présidence de
        l'OSCE<br>
        3 janvier 1997 (English only)</b></p>
    </li>
</ul>

<p align="left"><b></b>&nbsp;</p>

<p align="left"><b>C. Recommandations de la délégation de
l'Assemblée parlementaire de l'OSCE à
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;la suite de l'observation des élections
du 3 novembre 1996 </b></p>

<p align="left"><b>D. Déclaration de la présidence au nom de
l'Union européenne sur la situation &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;dans
la République fédérale de Yugoslavie</b> </p>

<p align="left"><b>E. Résolution du Parlement européen sur la
Serbie du 16 janvier 1997</b> </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<hr size="1" width="50%">

<p align="left"><b></b>&nbsp;</p>

<p align="left"><b>ANNEXE A</b> </p>

<p align="left"><b>Evualation des déclarations et des
observations faites aux rapporteurs sur la mise en oeuvre de
l'Accord de Dayton lors de leur visit à Belgrade le 16 décembre
1997</b></p>

<p align="left"><i>M. Milomir MINIC, président de la Chambre des
citoyens, président de l'Assemblée fédérale;</i></p>

<p align="left"><i>M. Zivadin JOVANOVIC, vice-ministre fédéral
des Affaires étrangères.</i></p>

<blockquote>
    <p align="left">La politique de la République fédérale de
    Yougoslavie (RFY) vise à soutenir l'application de l'Accord
    de Dayton. Suite à la guerre, elle compte 700 000
    réfugiés. Bien que d'appartenance ethnique différente, ils
    ont tous été traités à égalité, sans discrimination, et
    ils ont pu choisir leur lieu de résidence.</p>
    <p align="left">La reconstruction économique, qui permet de
    créer des emplois, constitue le facteur clé du
    rétablissement des liens entre les deux entités de BH et de
    la normalisation des relations entre BH et RFY. Comme il est
    stipulé dans l'Accord de Dayton, les deux entités doivent
    être traitées à égalité.</p>
    <p align="left">Parler de «l'annulation» des élections
    locales par le Président Milosevic est une simplification.
    L'Union européenne a tort. Le moment est venu de supprimer
    le «premier cercle» de sanctions.</p>
    <p align="left">La consultation électorale est une pratique
    bien établie. Les premières élections multipartites se
    sont tenues en 1990. Les élections fédérales ont eu lieu
    en juin 1992. Des élections présidentielles fédérales,
    nationales (République serbe) et locales ont eu lieu en
    décembre 1993. Des élections fédérales, nationales
    (République monténégrine), régionales (Voïvodine) et
    locales venaient d'avoir lieu les 3 et 17&nbsp;novembre 1996.
    En République Serbe, des élections auront lieu en 1997.</p>
    <p align="left">S'agissant du scrutin du 3 novembre 1996, la
    participation a été de 60 % (sur un total de
    7&nbsp;600&nbsp;000&nbsp;électeurs). Dix partis ont obtenu
    des sièges à la Chambre des citoyens de l'Assemblée
    fédérale. Celle-ci compte 138 sièges qui se répartissent
    comme suit: 108 députés élus dans vingt-neuf
    circonscriptions de Serbie, et 30 députés élus dans sept
    circonscriptions du Monténégro.</p>
    <p align="left">La coalition de gauche, qui soutient Slobodan
    Milosevic et se compose du Parti socialiste de Serbie (SPS),
    de la gauche yougoslave (JUL) et de la Démocratie nouvelle
    (ND), a remporté soixante-quatre sièges, avec 1 850 000
    voix sur un total de 4 600 000.</p>
    <p align="left">Les autres sièges ont été répartis comme
    suit:</p>
    <ul>
        <li><p align="left">Coalition «Zajedno»: (4 partis
            d'opposition):22 (970 000 voix);</p>
        </li>
        <li><p align="left">Parti démocratique des socialistes
            du Monténégro (DPS-CG): 20;</p>
        </li>
        <li><p align="left">Parti radical serbe (SRS): 16;</p>
        </li>
        <li><p align="left">Parti national du Monténégro
            (NS-CG): 8;</p>
        </li>
        <li><p align="left">Alliance des Hongrois de Voïvodine
            (SVM):3;</p>
        </li>
        <li><p align="left">Coalition de Voïvodine:2;</p>
        </li>
        <li><p align="left">Liste pour le Sandzak:1;</p>
        </li>
        <li><p align="left">Parti social démocrate du
            Monténégro (SDP-CG) :1;</p>
        </li>
        <li><p align="left">Parti monténégrin de l'action
            démocratique (SDA-CG):1.</p>
        </li>
    </ul>
    <p align="left">A l'issue d'un deuxième tour aux élections
    locales le 17 novembre 1996, le SPS l'a emporté dans 154
    communes sur 189, et les partis d'opposition sont sortis
    victorieux dans 35 communes (y compris dans le Sandzak et en
    Voïvodine).</p>
    <p align="left">Les réclamations, issues de ce deuxième
    tour, proviennent non seulement de la Coalition «Zajedno»,
    mais aussi du SPS. Sur décision des commissions
    électorales, 3,9 % des consultations ont été annulées.
    L'intention était alors d'organiser de nouvelles élections
    dans les circonscriptions concernées. Ce pourcentage
    d'annulation était à peu près le même que lors des
    élections précédentes. Les règles du jeu électoral
    étaient celles qui s'étaient appliquées à tous les
    scrutins depuis 1991. La Coalition «Zajedno» avait accepté
    ces règles, et elle les avait enfreintes en se livrant à
    des proclamations victorieuses prématurées.</p>
    <p align="left">Il faudrait trouver une solution sur la base
    de la Mission de l'OSCE invitée par le Président Milosevic
    ainsi que sur la base d'une proposition du Parlement serbe
    d'organiser une &quot; Table ronde&quot; pour examiner les
    litiges portant sur le scrutin, le financement des partis
    politiques et les médias.</p>
    <p align="left">Entre-temps, la Coalition «Zajedno» a
    refusé de participer à la session constituante de la
    Chambre des citoyens le 10 décembre 1996 et poursuit son
    boycott. Cette attitude n'est pas conforme aux intérêts des
    citoyens de la République fédérale et nuisible à la
    stabilité de l'Etat. Les questions issues des élections
    doivent être discutées et résolues au Parlement.</p>
    <p align="left">L'Assemblée fédérale serait heureuse
    d'avoir l'occasion de rétablir ses relations avec
    l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. Une
    réactivation de sa participation au débat sur la mise en
    oeuvre des accords de Dayton, auxquels la RFY est partie,
    pourrait ouvrir la voie au rétablissement, pour ce pays, du
    statut d'invité spécial.</p>
    <p align="left">Il est entendu qu'il s'agirait d'une
    délégation multipartite qui refléterait la pluralité des
    opinions existant au sein de l'Assemblée fédérale et
    inclurait par conséquent un ou plusieurs représentants de
    la Coalition «Zajedno».</p>
    <p align="left">Toutefois, la question non réglée de la
    «continuité» dans le statut de la RFY, à la suite de
    l'éclatement de la République fédérative socialiste de
    Yougoslavie (RFSY) en 1992 fait que, dans les circonstances
    actuelles, aucune demande ne sera formulée auprès de
    Strasbourg au nom de l'Assemblée fédérale.</p>
    <p align="left"><i>«Coalition ZAJEDNO»</i></p>
    <p align="left">Les manifestations ne constituaient en aucune
    manière un appel à la révolution. Ce que réclamaient les
    manifestants, c'était le transfert pacifique, dans des
    conditions régulières, des compétences locales dans un
    certain nombre de communes, après des élections
    démocratiques. Il n'est pas envisageable de répéter les
    élections du second tour du 17 novembre.</p>
    <p align="left">Le boycott de l'Assemblée fédérale est
    justifié. Siéger à l'Assemblée fédérale fédérale
    n'aurait pas amélioré l' accès aux médias des personnes
    concernées et n'aurait pas non plus permis une plus grande
    compréhension du public à leur égard.</p>
    <p align="left">Les intéressés n'ignoraient pas les
    implications probables de leur boycott quant à la présence
    d'une délégation de l'Assemblée fédérale à la prochaine
    partie de session à Strasbourg et ils les ont acceptées.</p>
    <p align="left">L'Europe, quant à elle, doit comprendre que
    la question des résultats des élections locales a une
    grande importance symbolique. L'enjeu concerne la
    possibilité pour la RFY de passer, ou non, sous le
    gouvernement actuel, d'une structure monolithique à une
    structure pluraliste de l'exercice du pouvoir.</p>
    <p align="left">Une réponse négative obligerait à conclure
    que le processus politique en RFY se déroule en dehors du
    cadre des normes démocratiques internationales et en
    violation des principes internationaux des droits de l'homme.
    C'est l'ensemble du système qui, dès lors, serait illégal.</p>
    <p align="left">Le caraatère pacifique ou non du transfert
    du pouvoir après les élections déterminera si l'on a
    affaire ou pas à une dictature.</p>
    <p align="left">Une enquête de l'OSCE serait la bienvenue,
    à condition que la durée du séjour de la mission soit
    suffisante et que celle-ci ait accès aux données. Si tel
    est le cas, la Coalition «Zajedno» aurait confiance en
    l'issue de l'arbitrage international, et elle l'accepterait.</p>
</blockquote>

<p align="left"><b></b>&nbsp;</p>

<p align="left"><a name="ANNEXE B"><b>ANNEXE B </b></a></p>

<ul>
    <li><p align="left"><b>Rapport et conclusions de la mission
        de l'OSCE conduite par M. Felipe González<br>
        Belgrade, 20-21 décembre 1996 (annexes - English only)</b></p>
    </li>
    <li><p align="left"><b>Réponse du Gouvernement de la
        République fédérale de Yougoslavie <br>
        3 janvier 1997 (English only)</b></p>
    </li>
    <li><p align="left"><b>Conclusions de la présidence de
        l'OSCE<br>
        3 janvier 1997 (English only)</b></p>
    </li>
</ul>

<blockquote>
    <p align="left">&nbsp;</p>
    <p align="left">REF.PC/784/96</p>
    <p align="left">27 décembre 1996</p>
    <p align="left">DIFFUSION RESTREINTE A L'OSCE</p>
    <p align="left">TRADUCTION DE L'ANGLAIS</p>
    <p align="left">Original:ESPAGNOL </p>
    <p align="right">Madrid, le 27 décembre 1996</p>
</blockquote>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<blockquote>
    <p align="left">A son Excellence M. Flavio Cotti</p>
    <p align="left">Président en exercice</p>
    <p align="left">Organisation pour la sécurité et la
    coopération en Europe</p>
    <p align="left">Berne</p>
    <p align="left">&nbsp;</p>
    <p align="left">Monsieur le Président,</p>
    <p align="left">Conformément au mandat que vous m'avez
    confié par votre lettre du 20 décembre 1996, je me suis
    rendu à Belgrade les 20 et 21 décembre en qualité de
    représentant personnel de votre Excellence, à la tête
    d'une délégation de l'OSCE. Cette mission avait pour but de
    recueillir tous les renseignements disponibles concernant les
    élections municipales qui avaient eu lieu récemment en
    République fédérale de Yougoslavie (RFY) et de formuler
    des conclusions et des recommandations à cet égard.</p>
    <p align="left">J'ai l'honneur de vous adresser ci-joint le
    rapport qui décrit les activités de la mission, y compris
    les conclusions et recommandations que j'estime appropriées.
    Je vous serais reconnaissant de bien vouloir transmettre ce
    rapport aux organes compétents de l'OSCE afin qu'il puisse
    servir de base à leurs délibérations et à leurs
    décisions éventuelles à ce sujet.</p>
    <p align="left">En vous transmettant ce rapport, qui concerne
    une question spécifique dans le droit fil du mandat reçu,
    j'estime devoir aussi vous faire part d'un certain nombre
    d'éléments qui pourront, à mon avis, vous être utiles
    pour mieux comprendre le contexte dans lequel ont surgi les
    problèmes qui ont entouré les élections municipales du 17
    novembre 1996 en RFY.</p>
    <p align="left">Pendant sa visite à Belgrade, la
    délégation de l'OSCE a pu vérifier que les controverses
    concernant les résultats des élections municipales étaient
    considérées comme ayant déclenché une crise politique en
    Serbie _ une crise caractérisée par la défiance et par
    l'absence de communication réelle entre les autorités et
    les partis au pouvoir, d'une part, et les forces politiques
    de l'opposition représentées au Parlement, de l'autre.</p>
    <p align="left">Cette crise politique est aussi le résultat
    d'un ensemble de facteurs qui influent sur la situation
    actuelle en RFY. Après plusieurs années tragiques _
    marquées par la désintégration de l'ex-Yougoslavie, les
    conflits militaires dans la région, et un climat économique
    et social difficile _ la société yougoslave se heurte à de
    graves problèmes caractéristiques d'une période de
    transition. Les processus complexes inhérents à cette phase
    de transition se reflètent dans la situation qui est apparue
    à l'occasion des élections municipales en République de
    Serbie.</p>
    <p align="left">Il y a, en outre, d'autres éléments qui
    compliquent encore la recherche d'un moyen adéquat pour
    sortir de cette situation. Il s'agit notamment des défauts
    (structurels) du système électoral qui permettent de
    falsifier ou de dénaturer le pouvoir souverain des citoyens,
    des problèmes d'administration de la justice qui amènent
    les citoyens à douter du fonctionnement indépendant du
    système judiciaire et, enfin, des obstacles auxquels se
    heurtent les médias indépendants et des graves difficultés
    qui s'opposent à l'accès libre et égal aux médias
    publics.</p>
    <p align="left">A titre de mesure immédiate, il est évident
    qu'il faut trouver un moyen permettant de réexaminer les
    décisions des tribunaux qui ont eu pour effet de dénaturer
    (considérablement), dans certaines communes, l'expression de
    la volonté populaire telle qu'elle s'était manifestée lors
    des élections locales du 17 novembre de cette année. Il
    incombe aux autorités yougoslaves de trouver ce moyen et, ce
    faisant, de respecter leurs engagements internationaux, non
    seulement vis-à-vis de l'OSCE, mais aussi dans le cadre du
    Pacte international relatif aux droits civils et politiques
    (ratifié par la Yougoslavie) dont l'article 25 prévoit le
    droit à des élections libres et équitables. Selon les
    informations communiquées à la délégation, la Cour
    constitutionnelle fédérale de la RFY est la plus haute
    instance judiciaire compétente en la matière.</p>
    <p align="left">De même, il est tout à fait souhaitable que
    des mesures soient prises dans les plus brefs délais pour
    améliorer le système électoral actuel en RFY afin qu'à
    l'avenir la reconnaissance des résultats d'une élection ne
    dépende pas de la décision potentiellement arbitraire de
    tribunaux agissant sur le fondement d'infractions mineures
    aux règles électorales qui auraient été commises par des
    particuliers, des groupes ou des membres de commissions
    électorales. Il ne faudrait en aucun cas permettre à de
    telles infractions de pénaliser l'électorat dans son
    ensemble, en le privant du résultat de la libre expression
    de sa volonté en vertu d'une procédure qui permet d'annuler
    des élections pour des motifs anodins.</p>
    <p align="left">En même temps, et afin de garantir la libre
    expression de la volonté des citoyens, il faut introduire
    des réformes pour assurer le respect de la diversité des
    opinions dans les médias publics ainsi que la liberté
    d'information dans les autres moyens de communication.</p>
    <p align="left">(Sur la question des minorités, la
    délégation n'a pu rencontrer qu'un certain nombre de
    représentants de la minorité hongroise de Voïvodine. Ces
    derniers ont insisté sur leur droit à être traités comme
    des citoyens à part entière de la RFY, sans discrimination
    par rapport aux membres de la majorité politique de la
    République. C'est ce même traitement qui a été exigé par
    les représentants de la minorité politique de l'opposition
    de Zajedno (*). En tout état de cause, il me paraît
    opportun d'étudier la question du traitement accordé aux
    membres des minorités en RFY _ comme, d'ailleurs, dans les
    autres ex-républiques yougoslaves _ à la lumière des
    normes et principes applicables établis en particulier par
    les Nations Unies, l'OSCE et le Conseil de l'Europe.)</p>
    <p align="left">La situation actuelle de crise politique en
    RFY, et surtout en Serbie, représente sans nul doute un
    problème sérieux, surtout pour les autorités serbes et
    yougoslaves. Je tiens toutefois à souligner que cela leur
    donne aussi une excellente occasion de traiter de manière
    sérieuse et résolue les changements qui deviennent
    nécessaires à cette nouvelle étape du processus de
    transition démocratique.</p>
    <p align="left">Etant donné que les événements en question
    affectent avant tout la RFY elle-même, c'est aux Yougoslaves
    eux-mêmes _ à la fois aux autorités et à toutes les
    forces politiques représentées au Parlement _ qu'incombe
    principalement la responsabilité de trouver un moyen pour
    sortir de la situation actuelle et pour lancer le pays sur
    une voie nouvelle par un dialogue ouvert et franc fondé sur
    les principes démocratiques, dans un climat exempt de
    violence.</p>
    <p align="left">Cela ne signifie pas que ce qui se passe en
    RFY soit indifférent à la Communauté internationale et
    notamment aux pays qui composent l'OSCE. J'estime donc que
    l'OSCE devrait se mettre à la disposition de toutes les
    parties concernées en RFY afin de faciliter un dialogue
    destiné à rechercher une solution pacifique et constructive
    pour cette crise politique à partir des principes
    démocratiques qui inspirent l'Organisation et auxquels avait
    souscrit à l'origine ce qui était alors la République
    socialiste fédérative de Yougoslavie. Dans ce contexte,
    l'OSCE pourrait proposer de fournir une assistance notamment
    technique, conformément aux demandes exprimées, et
    coopérer afin de trouver des solutions concrètes à
    certains des problèmes évoqués ci-dessus.</p>
    <p align="left">Ainsi, l'OSCE pourrait jouer un rôle très
    précieux dans la réconciliation, dans la transformation
    démocratique et dans la stabilité de la RFY et, à terme,
    dans la réintégration totale de ce pays au sein de la
    communauté internationale et dans sa participation aux
    structures européennes, pour le bien de la région et du
    continent tout entier.</p>
    <p align="left">Manifestement, tout cela ne sera possible que
    s'il existe une volonté constructive de la part des
    autorités et des forces politiques représentées au
    Parlement de la RFY et si celles-ci sont toutes d'accord pour
    demander l'aide de l'OSCE pour atteindre les buts indiqués.
    Compte tenu des entretiens que j'ai eus à Belgrade en tant
    que représentant personnel de votre Excellence, avec la
    délégation qui m'accompagnait, j'ai tout lieu de croire
    qu'il y a maintenant une base suffisante pour au moins
    accepter de faire cet effort.</p>
    <p align="left">En tout état de cause, j'estime que nous
    avons mené à bien le mandat qui nous avait été confié
    par l'OSCE et, plus précisément, par vous-même en votre
    qualité de Président en exercice de l'Organisation. Je ne
    voudrais pas terminer cette lettre sans vous exprimer ma
    très profonde gratitude pour la confiance que vous-même et
    les Etats membres de l'OSCE avez placée en moi en me
    confiant cette mission. En même temps, je tiens à exprimer
    solennellement mes remerciements et ma reconnaissance à
    l'égard des autres membres de la délégation et de tous nos
    collaborateurs pour leur dévouement et leur zèle qui nous
    ont permis d'effectuer la visite à Belgrade et d'élaborer
    le rapport en un temps record.</p>
    <p align="left">Permettez-moi, Monsieur le Président, de
    profiter de l'occasion qui m'est ici donnée pour vous
    renouveler l'assurance de ma très haute considération et de
    mon amitié.</p>
    <p align="left">[Signé] Felipe González</p>
</blockquote>

<p align="left">&nbsp;</p>

<blockquote>
    <p align="left">RAPPORT</p>
    <p align="left">1.En sa qualité de Représentant personnel
    du Président en exercice de l'Organisation pour la
    Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), M. Felipe
    González s'est rendu à Belgrade accompagné d'une
    délégation <i>ad hoc</i> afin de s'acquitter du mandat que
    lui avait confié la Présidence de l'OSCE, à la suite d'une
    invitation adressée par la République fédérative de
    Yougoslavie (RFY) et acceptée par l'OSCE (annexe 1).</p>
    <p align="left">2.Les lignes directrices et le cadre établis
    par la Présidence de l'OSCE sont définis dans la lettre du
    Président en exercice de l'OSCE, qui fait l'objet de
    l'annexe 2 du présent rapport. L'annexe 3 indique la
    composition de la délégation qui s'est rendue à Belgrade
    les 20 et 21 décembre 1996.</p>
    <p align="left">3.Pendant son séjour à Belgrade, et
    conformément à son mandat, la délégation a rencontré des
    représentants de toutes les forces politiques, des diverses
    institutions et du pouvoir judiciaire de la RFY. On trouvera
    à l'annexe 4 une liste des réunions qui ont été
    organisées; ces réunions étaient franches et directes et
    se sont déroulées sans le moindre obstacle.</p>
    <p align="left">4.Certaines personnes entendues par la
    délégation ont fourni à celle-ci différents documents
    relatifs à l'objet de son mandat. La liste de ces documents
    figure à l'annexe 5.</p>
    <p align="left">5.A l'issue de sa visite à Belgrade, le
    Représentant personnel a donné une conférence de presse,
    dont le contenu figure à l'annexe 6 du présent rapport.</p>
    <p align="left">6.Au cours de leur mission, le Représentant
    personnel et les membres de la délégation qui
    l'accompagnait se sont en permanence fondés sur les termes
    de leur mandat et les principes de l'OSCE. Ils ont notamment
    rappelé à plusieurs reprises à leurs interlocuteurs les
    engagements figurant dans la Charte adoptée par l'OSCE lors
    du Sommet de Paris, en 1990. Cette Charte, signée à
    l'époque par la République socialiste fédérative de
    Yougoslavie, contient en particulier les dispositions
    suivantes:</p>
    <blockquote>
        <p align="left"><i>&quot;Nous nous engageons à édifier,
        consolider et raffermir la démocratie comme seul
        système de gouvernement de nos nations. A cet effet,
        nous nous conformerons à ce qui suit:</i></p>
        <p align="left"><i>Les droits de l'homme et les libertés
        fondamentales sont inhérents à tous les être humains,
        inaliénables et garantis par la loi. La responsabilité
        première des gouvernements est de les protéger et de
        les promouvoir. Les observer et les exercer pleinement
        donnent leur fondement à la liberté, à la justice et
        à la paix.</i></p>
        <p align="left"><i>Le gouvernement démocratique repose
        sur la volonté du peuple, exprimée à intervalles
        réguliers par des élections libres et loyales. La
        démocratie est fondée sur le respect de la personne
        humaine et de l'Etat de droit. Elle est le meilleur
        garant de la liberté d'expression, de la tolérance
        envers tous les groupes de la société et de l'égalité
        des chances pour chacun.</i></p>
        <p align="left"><i>La démocratie, de par son caractère
        représentatif et pluraliste, implique la responsabilité
        envers l'électorat, l'obligation pour les pouvoirs
        publics de se conformer à la loi et l'exercice impartial
        de la justice. Nul n'est au-dessus de la loi.&quot;</i></p>
    </blockquote>
    <p align="left">7.Après avoir écouté attentivement toutes
    les parties et examiné minutieusement toutes les
    informations et tous les documents fournis, le Représentant
    personnel du Président en exercice de l'OSCE (avec la
    délégation qui l'accompagnait) soumet au Président en
    exercice de l'OSCE les conclusions et recommandations
    suivantes concernant les élections locales qui ont eu lieu
    le 17 novembre 1996 en RFY:</p>
    <ol type="a" start="1">
        <li><p align="left">Je pense que les élections du 17
            novembre 1996, considérées dans leur ensemble, et
            compte tenu d'un certain nombre d'observations
            critiques sur le fonctionnement du système
            électoral, reflétaient la volonté de la majorité
            des citoyens de la RFY.</p>
        </li>
        <li><p align="left">En me fondant sur toutes les données
            que j'ai pu obtenir, je suis parvenu à la conclusion
            que les candidats de la coalition <i>Zajedno</i> ont
            remporté les élections locales dans les communes de
            <i>Pirot, Kraljevo, Uzice, Smederevska Palanka,
            Vrsac, Soko Banja, Kraguejevac, Pancevo, Jagodina,
            Nis, Zrenjanin, Lapovo </i>et <i>Sabac</i>, ainsi que
            dans neuf circonscriptions de Belgrade.</p>
        </li>
        <li><p align="left">Je remarque que nul ne conteste les
            résultats des élections qui se sont déroulées
            dans les autres communes, ni le fait que dans
            l'ensemble, les candidats de la coalition composée
            du Parti socialiste serbe, de la Gauche yougoslave et
            de la Nouvelle Démocratie ont obtenu la majorité
            des suffrages exprimés par la population dans ce
            scrutin.</p>
        </li>
        <li><p align="left">Je pense que les autorités aussi
            bien que l'ensemble des forces politiques de la RFY
            doivent accepter et respecter les résultats des
            élections locales du 17&nbsp;novembre 1996, tels
            qu'ils sont décrits dans les conclusions ci-dessus.</p>
        </li>
        <li><p align="left">Je recommande que les organes
            compétents de l'OSCE soutiennent les présentes
            conclusions et lancent un appel urgent aux autorités
            et aux forces politiques de la RFY pour qu'elles
            agissent selon la volonté des citoyens, telle
            qu'elle s'est exprimée dans les suffrages, en
            appliquant les procédures adéquates dans un esprit
            de dialogue et de coopération, et dans le respect
            absolu des droits de l'homme et des principes
            démocratiques.</p>
        </li>
    </ol>
</blockquote>

<p align="left"><b></b>&nbsp;</p>

<p align="left"><b></b>&nbsp;</p>

<p align="left"><a name="ANNEXE C"><b>ANNEXE C </b></a></p>

<p align="left"><b>Recommandations de la délégation de
l'Assemblée parlementaire de l'OSCE à la suite de l'observation
des élections du 3 novembre 1996</b></p>

<p align="left">TRADUCTION AD HOC</p>

<blockquote>
    <p align="left">8. Recommandations</p>
    <p align="left">Dans le but d'améliorer la législation et
    la pratique électorales en République fédérale de
    Yougoslavie, la Délégation propose les recommandations
    suivantes :</p>
    <ol type="1" start="1">
        <li><p align="left">A l'avenir les medias doivent
            travailler de manière équilibrée et sans parti
            pris. Cela vaut notamment pour la télévision
            d'Etat. Sa politique de présentation des élections,
            particulièrement au cours de la campagne
            électorale, doit être totalement révisée.</p>
        </li>
        <li><p align="left">La qualité des listes électorales
            doit être améliorée. Les procédures à suivre
            pour y apporter des modifications doivent être
            simplifiées et les citoyens doivent être
            effectivement informés des possibilités de recours.</p>
        </li>
        <li><p align="left">Certains équipements des bureaux de
            vote nécessitent des améliorations. Chaque bureau
            doit être doté d'isoloirs propres à assurer le
            secret du scrutin et les urnes doivent être
            correctement scellées.<b> </b></p>
        </li>
        <li><p align="left">Dans les bureaux de vote les
            autorités devraient conseiller les électeurs qui ne
            suivent pas une procédure correcte.<b> </b></p>
        </li>
        <li><p align="left">Il est important que le public puisse
            être certain que les autorités à tous les niveaux
            et à tous les stades du processus électoral se
            comportent avec impartialité et conformément à la
            loi. La Délégation n'est pas en mesure de prendre
            position sur plusieurs allégations visant les
            autorités, en raison surtout du caractère limité
            de son programme du fait de l'invitation tardive. La
            Délégation estime, toutefois, que la méfiance est
            très répandue dans de larges couches de la
            population.</p>
        </li>
        <li><p align="left">Il faut créer la confiance
            nécessaire dans l'impartialité des autorités. La
            responsabilité en incombe au premier chef aux
            autorités elles-mêmes.</p>
        </li>
    </ol>
    <p align="left">&nbsp;</p>
    <p align="left">Eskil Erlandson</p>
    <p align="left">Chef de la Délégation </p>
</blockquote>

<p align="left"><b></b>&nbsp;</p>

<p align="left"><b>ANNEXE D </b></p>

<p align="left"><b>Déclaration de la présidence au nom de
l'Union européenne sur la situation dans la République
fédérale de Yugoslavie</b> </p>

<p align="left"><b></b>&nbsp;</p>

<p align="left"><b>ANNEXE E </b></p>

<p align="left"><b>Résolution du Parlement européen sur la
Serbie</b> <b>du 16 janvier 1997</b> </p>

<hr size="1">

<p align="left"><a href="#Footref1" name="Footnote1"><i>Note: 1</i></a><i>
de la Commission des questions politiques</i></p>

<hr size="1">

<p align="left"><a href="#Footref2" name="Footnote2"><i>Note: 2</i></a><i>
Le rapport de l'Assemblée parlementaire de l'OSCE sur ces
élections est joint en Annexe C.</i></p>

<hr size="1">

<p align="left"><a href="#Footref3" name="Footnote3"><i>Note: 3</i></a><i>
Pirot, Draljevo, Uzice, Smederevska Palanka, Vrsac, Soko Banja,
Kragujevac, Pancevo, Jagodina, Nis, Zrenjanin, Lapovo, Sabac et
Belgrade.</i></p>

<hr size="1">

<p align="left"><a href="#Footref4" name="Footnote4"><i>Note: 4</i></a><i>
«Zajedno» a déclaré avoir emporté 9 des 16 municipalités de
Belgrade, ce qui lui donnerait 67 sièges sur 110 au Conseil
municipal de Belgrade.</i></p>

<hr size="1">

<p align="left"><a href="#Footref5" name="Footnote5"><i>Note: 5</i></a><i>
Les annulations concernaient les villes où l'opposition l'a
emporté avec une faible marge. Dans les villes où la victoire
de «Zajedno» était écrasante, comme dans le cas de Novi Sad,
capitale régionale de la Vojvodine, les résultats n'ont pas
été contestés.</i></p>

<hr size="1">

<p align="left"><a href="#Footref6" name="Footnote6"><i>Note: 6</i></a><i>
Le 25 décembre 1996, après des heurts entre manifestants
favorables et hostiles à Milosevic, 56 personnes ont dû être
soignées pour blessures, dont un homme atteint d'une balle à la
tête et dans un état critique.</i></p>

<hr size="1">

<p align="left"><a href="#Footref7" name="Footnote7"><i>Note: 7</i></a><i>
La Déclaration de la Présidente de l'Union européenne sur la
situation en République fédérale de Yougoslavie, du 9 janvier
1997, ainsi qu'une résolution adoptée par le Parlement
européen figurent en Annexe D et E.</i></p>

<hr size="1">

<p align="left"><a href="#Footref8" name="Footnote8"><i>Note: 8</i></a><i>
Milan Bozic, Mouvement du renouveau serbe (SPO), Ivan Vujacic,
Ilija Djukic et Trojan Stankovic, Parti démocratique (DP),
Aleksandra Posarac, Alliance civique (GS).</i></p>

<hr size="1">

<p align="left"><a href="#Footref9" name="Footnote9"><i>Note: 9</i></a><i>
La plus récente étant la rencontre des ministres des Affaires
étrangères du Danemark, de Suisse et de Pologne, le 23 janvier
1997 à Copenhague.</i> </p>
</body>
</html>
