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<title>Instruments de la participation des citoyens dans la démocratie représentative</title>
</head>

<body bgcolor="#FFFFFF">

<p><img src="../logotran.gif" width="311" height="162"></p>

<hr size="1">

<blockquote>

<p align="justify"><font size="6"><b>Instruments de la participation des citoyens
dans la démocratie représentative</b></font> </p>

<p align="justify"><b>Doc. 7781</b> </p>

<p align="justify">25 mars 1997<b> </b></p>

<p align="justify"><b>Rapport </b><a href="#Footnote1" name="Footref1"><em><b>(1)</b></em></a></p>

<p align="justify"><b>Rapporteur: M. Dumeni COLUMBERG, Suisse,
Groupe du parti populaire européen</b></p>

</blockquote>

<hr size="1">

<blockquote>

<p align="justify"><i>Résumé</i></p>

    <p align="justify">La réflexion et la coopération des
    électeurs dans les affaires publiques sont indispensables
    pour une démocratie vivante. Or, dans la plupart des États membres du Conseil de l'Europe, les institutions politiques
    sont conçues de telle façon que la participation des
    citoyennes et citoyens à la vie politique, se limite au
    choix de leurs représentants. Dans une période où la
    désaffection à l'égard de la vie politique s'amplifie, il
    faut se demander si les électeurs ne devraient pas pouvoir
    participer non seulement au choix de leurs représentants,
    mais aussi au processus de décision politique.</p>
    <p align="justify">Le rapport constate que les possibilités de
    participation directe des citoyens à la vie politique
    offertes par la démocratie représentative doivent être
    approfondies pour mieux répondre à leur émancipation.
    Outre la désaffection déjà évoquée et le mécontentement
    suscité par les décisions des organes étatiques sur des
    questions vitales, deux nouveaux facteurs militent en faveur
    d'un élargissement des possibilités de participation des
    électeurs: l'élévation globale du niveau d'éducation et
    les moyens d'information et de communication plus
    performants. </p>
    <p align="justify">Il existe différents types de référendums
    en Europe qui offrent ces possibilités, mais dont
    l'utilisation doit faire l'objet d'une évaluation des
    expériences montrant les risques de dérives de ces
    consultations vers le plébiscite lorsque l'exécutif y a
    recours pour renforcer son propre pouvoir.</p>
    <p align="justify">Pour réduire ces risques, le projet de
    résolution propose des principes de base pour le choix, le
    lancement et la mise en oeuvre de la consultation des
    citoyens par voie référendaire. </p>

<p align="justify"><b>I. Projet de résolution <i><a href="../../AdoptedText/TA97/FRES1121.HTM">[lien
vers le texte adopté]</a></i></b> </p>

    <p align="justify">1.Une démocratie véritable et vivante
    dépend du concours actif des citoyennes et des citoyens.
    Leur participation à la vie politique et leur coopération
    au sein des institutions politiques est ainsi un facteur
    déterminant pour le bon fonctionnement des institutions
    démocratiques.</p>
    <p align="justify">2. Le taux de participation peu élevé dans
    de nombreuses élections organisées dans les États membres
    et, d'une façon générale, l'insatisfaction des citoyens à
    l'égard du fonctionnement des démocraties pluralistes
    imposent une réflexion sur ce phénomène qui ne peut
    surprendre puisque la démocratie est l'objet d'une conquête
    permanente exigée par des circonstances nouvelles et des
    changements de mentalités.</p>
    <p align="justify">3. Les causes de ce phénomène sont
    multiples: le contraste entre la technicité du langage
    politique, d'une part, et la simplification, accompagnée
    d'effets de dramatisation, de la présentation des enjeux par
    les médias, d'autre part; l'instantanéité de la
    communication des informations et la lenteur supposée de la
    prise de décision par les responsables politiques; la
    méconnaissance de la complexité des problèmes et l'attente
    de solutions rapides et pertinentes; l'écart entre les
    promesses électorales et leurs réalisations.</p>
    <p align="justify">4.L'inquiétude engendrée par cet état de
    fait crée chez les citoyens un besoin de plus grande
    participation à la prise de décision politique en vue,
    selon le cas, d'empêcher la dégradation de leur situation
    ou de l'améliorer.</p>
    <p align="justify">5.Ainsi l'Assemblée considère que les
    possibilités de participation directe des citoyens à la vie
    politique offertes par le système représentatif doivent
    être approfondies pour mieux répondre à leurs attentes.</p>
    <p align="justify">6.Une observation préalable s'impose pour
    écarter un malentendu, potentiellement lourd de
    conséquences, et qui tend à opposer démocratie directe et
    démocratie représentative. L'harmonisation des besoins
    majoritairement contradictoires et conflictuels des citoyens
    ou groupes de citoyens, dictée par l'intérêt général, ne
    peut être réalisée que par les délibérations
    parlementaires. Le recours aux outils de la démocratie
    directe doit être considéré comme un complément. Même en
    Suisse, pays exemplaire en matière de démocratie directe,
    95 % des décisions législatives sont prises par le
    parlement.</p>
    <p align="justify">7.Cependant, avant de développer des formes
    de démocratie directe - par exemple, la communication
    interactive offerte par les réseaux informatiques et le
    référendum - il convient de s'interroger sur leur
    viabilité et leurs effets pervers.</p>
    <p align="justify">8.L'outil informatique, aussi perfectionné
    soit-il, ne serait pas en mesure, au moins dans un avenir
    prévisible, d'élargir le dialogue bilatéral entre un élu
    et un citoyen à un dialogue entre un élu et de nombreux
    citoyens; le forum électronique doit encore faire ses
    preuves.</p>
    <p align="justify">9.Le référendum national est inscrit dans
    les constitutions des démocraties représentatives, mais
    varie de pays à pays au niveau de ses objectifs, de ses
    sujets et de ses modalités d'application. Il présente un
    risque de dérive vers le plébiscite, lorsqu'il est utilisé
    par l'exécutif pour renforcer son propre pouvoir.</p>
    <p align="justify">10.Ce risque existe dans les démocraties
    consolidées avec le temps et notamment dans celles des pays
    démographiquement importants et, par conséquent, plus
    difficilement gouvernables que les petits pays. Il est encore
    plus grand dans les démocraties nouvelles et, de ce fait,
    plus fragiles que les précédentes.</p>
    <p align="justify">11.Mis en oeuvre dans des communautés
    relativement petites et pour des questions de caractère
    pratique, les référendums régionaux et locaux suscitent
    moins de préoccupations et sont recommandés.</p>
    <p align="justify">12.Cependant, l'Assemblée apprécie non
    seulement les risques mais aussi les aspects positifs des
    consultations populaires, par exemple la possibilité pour
    une minorité de citoyens de s'exprimer et de s'adresser à
    la majorité au pouvoir, de permettre un débat démocratique
    qui légitimera la décision prise par le gouvernement ou
    imposera une décision repoussée par le gouvernement.</p>
    <p align="justify">13. Des utilisations abusives du référendum
    ne doivent pas occulter son véritable but qui est de rendre
    la démocratie représentative plus participative et, de ce
    fait, de la consolider et de devenir l'antidote du malaise
    actuel qui la mine.</p>
    <p align="justify">14.La réalisation de ce but exige le respect
    de principes et de règles garantissant la distinction qu'il
    convient de faire entre référendum et plébiscite.</p>
    <p align="justify">15. L'Assemblée invite, par conséquent, les États membres à:</p>
    <ol type="i" start="1">
        <li><p align="justify">parfaire, le cas échéant, leur
            système de démocratie représentative en assurant
            un équilibre entre l'exercice de la responsabilité
            du pouvoir politique et le rôle des citoyens dans le
            processus de décision. Sans cet équilibre, on ne
            saurait éviter, soit l'érosion de la confiance à
            l'égard du système représentatif, soit le recours
            aventureux à des consultations fréquentes qui
            rendrait aléatoire, inefficace voire impossible
            toute politique de longue haleine fondée sur des
            options fondamentales;</p>
        </li>
        <li><p align="justify">considérer que tous les sujets sont
            susceptibles d'être soumis à référendum à
            l'exception de ceux qui mettent en cause des valeurs
            universelles et intangibles, telles que les droits de
            l'homme, définis dans la Déclaration universelle
            des droits de l'homme et de la Convention de
            sauvegarde des droits de l'homme et des libertés
            fondamentales;</p>
        </li>
        <li><p align="justify">tenir compte dans leur réflexion de
            la distinction qu'il convient de faire entre les
            réformes devant faire l'objet d'un référendum dont
            le résultat est décisif et celles qui doivent faire
            l'objet d'un référendum consultatif permettant aux
            responsables politiques de mieux préparer leurs
            programmes et leurs décisions;</p>
        </li>
        <li><p align="justify">prévoir aussi bien des référendums
            abrogatifs que des référendums offrant le choix
            entre plusieurs options;</p>
        </li>
        <li><p align="justify">envisager des règles qui assurent
            une bonne information des citoyens sur tous les
            enjeux couverts par l'objet de la consultation, et
            une formulation des questions et des propositions qui
            évite toute ambiguïté;</p>
        </li>
        <li><p align="justify">prévoir un nombre limité de sujets
            par référendum le même jour de consultation
            électorale pour clarifier les débats sur les
            documents soumis au vote et pour faciliter la prise
            de décision par les citoyens;</p>
        </li>
        <li><p align="justify">créer, le cas échéant, des organes
            chargés de l'exécution de ces règles et en
            garantir l'indépendance;</p>
        </li>
        <li><p align="justify">prévoir - afin d'éviter un usage
            abusif du référendum - des règles et des principes
            directeurs qui:</p>
        </li>
    </ol>
    <blockquote>
        <ol type="a" start="1">
            <li><p align="justify">permettent le lancement d'un
                référendum par des citoyens, le nombre des
                signatures devant être fixé par chaque État en
                fonction d'un seuil jugé significatif par
                rapport au nombre total d'électeurs,</p>
            </li>
            <li><p align="justify">font précéder la tenue du
                référendum d'un débat au parlement,</p>
            </li>
            <li><p align="justify">fixent un quota de participation
                au vote qui dissuade l'abstention, tout en
                garantissant un niveau minimum de participation
                qui permette de considérer comme représentatif
                et valide le résultat obtenu. </p>
            </li>
        </ol>
    </blockquote>
  <p align="justify">&nbsp; </p>
</blockquote>
<blockquote>

<p align="justify"><b>II. Exposé des motifs par M. COLUMBERG</b></p>

    <p align="justify">&nbsp;</p>
    <p align="justify"><strong><a name="Index">TABLE DES MATIÈRES</a> </strong></p>
    <p align="justify">&nbsp;</p>
    <p align="justify"><a href="#It"><strong>I.
    INTRODUCTION</strong></a></p>
    <p align="justify"><a href="#IIt"><strong>II.
    ORIGINE DE LA DÉMOCRATIE DIRECTE</strong></a></p>
    <p align="justify"><a href="#III. LES DIFFERENTS TYPES DE REFERENDUM"><strong>III.
    LES DIFFÉRENTS TYPES DE REFERENDUM</strong></a></p>
    <p align="justify"><a href="#IV. LE REFERENDUM ET LES INITIATIVES POPULAIRES AU NIVEAU LOCAL"><strong>IV.
    LE REFERENDUM ET LES INITIATIVES POPULAIRES AU NIVEAU LOCAL</strong></a></p>
    <p align="justify"><a href="#V. ASPECTS NEGATIFS ET POSITIFS DU REFERENDUM"><strong>V.
    ASPECTS NÉGATIFS ET POSITIFS DU REFERENDUM</strong></a></p>
    <p align="justify"><a href="#VI. POSSIBILITE DE DEMOCRATIE DIRECTE EN DEHORS DES SYSTEMES INSTITUTIONNELS?"><strong>VI.
    POSSIBILITÉ DE DÉMOCRATIE DIRECTE EN DEHORS DES SYSTÈMES INSTITUTIONNELS?</strong></a></p>
    <p align="justify"><a href="#VII. LA CONSULTATION DES CITOYENS: TRAIT D'UNION ENTRE LA DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE ET LA PARTICIPATION"><strong>VII.
    LA CONSULTATION DES CITOYENS: TRAIT D'UNION ENTRE LA DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE
    ET LA PARTICIPATION</strong></a></p>
    <p align="justify"><a href="#VIII. LES INSTRUMENTS DE PARTICIPATION DANS UN SYSTEME REPRESENTATIF"><strong>VIII.
    LES INSTRUMENTS DE PARTICIPATION DANS UN SYSTÈME REPRÉSENTATIF</strong></a></p>
    <p align="justify"><a href="#IXt"><strong>IX. CONCLUSIONS</strong></a></p>
    <p align="justify"><a href="#A N N E X E"><strong>ANNEXE</strong></a></p>
</blockquote>
<blockquote>

<p align="justify">&nbsp;</p>

<p align="justify"><a name="It" href="#Index"><b>I.&nbsp;INTRODUCTION</b>
</a></p>

    <p align="justify">1. Existe-t-il un malaise de la démocratie
    en Europe? Dans tous les pays, il est question d'un fossé
    qui se creuse entre responsables politiques et citoyens. Les
    décisions prises par les premiers suscitent souvent, faute
    d'une réelle participation de leurs mandants, de profondes
    frustrations. En effet, les citoyens dénoncent souvent le
    fait que leur participation à la vie politique est limitée
    aux périodes électorales. Le recours à diverses formes de
    consultation directe susceptibles de satisfaire ce besoin
    d'une plus grande participation fait l'objet de
    revendications. Mais la prise en compte de ces frustrations
    et revendications ne doit pas occulter la nécessité
    d'examiner les instruments de participation des citoyens en
    fonction de l'histoire, des traditions et des systèmes
    institutionnels en vigueur dans chaque pays. </p>
    <p align="justify">2. La démocratie directe pose un problème
    de définition; il serait trop facile de dire que cette forme
    de démocratie se vérifie lorsque le peuple décide de
    l'ordre du jour des problèmes d'intérêt commun et décide
    des solutions à leur apporter.</p>
    <p align="justify">3. Cet idéal démocratique ne pouvant
    s'appliquer à des communautés numériquement importantes,
    il en résulte la nécessité d'une médiation ou d'une
    représentation. Cet idéal apparaît d'autant plus
    chimérique à une époque comme la nôtre, qui se
    caractérise par une complexité de plus en plus grande des
    problèmes de société et une très grande spécialisation
    des connaissances requises pour maîtriser cette complexité.</p>
    <p align="justify">4. Cependant la médiation offerte par le
    système représentatif fait l'objet de nombreuses critiques,
    voire parfois de crises de rejet, sans pour autant entraîner
    un rejet de l'idéal démocratique.</p>
    <p align="justify">5. La médiation étant indispensable, la
    consolidation de la démocratie dépend d'une évolution
    intégrant dans le système représentatif des moyens
    d'intervention des citoyens au niveau de l'élaboration des
    programmes et du processus de décision. Une réflexion
    allant dans ce sens doit éclaircir des malentendus sur les
    concepts de démocratie représentative et de démocratie
    directe, établir le constat des dysfonctionnements communs
    aux systèmes représentatifs, évaluer les possibilités
    d'interventions directes des citoyens pour dégager les
    principes et les conditions optimales de leur utilisation.</p>
</blockquote>
<blockquote>

<p align="justify"><a name="IIt" href="#Index"><b>II.
ORIGINE DE LA DÉMOCRATIE DIRECTE</b></a></p>

  <p align="justify">6. Précisons d'emblée que dans les textes
    traitant de ce sujet, il y a un amalgame entre les notions de
    démocratie directe et de référendum. Au cours des
    décennies passées, les référendums se sont diversifiés
    tant au plan des modalités de mise en oeuvre que des sujets
    pour lesquels ils ont été lancés. A l'origine, les
    référendums étaient promus pour des questions
    constitutionnelles et territoriales. Ainsi les référendums
    qui se tinrent en France de 1793 à 1870 (10 au total)
    concernaient l'approbation d'une constitution ou un
    changement de celle-ci ou un changement territorial (par
    exemple: le rattachement d'Avignon en 1791 de Mulhouse en
    1798 et de Nice en 1860 à la France, l'établissement de la
    République Helvétique en 1802 etc.). Ils ont par la suite
    porté également sur des problèmes de société (par
    exemple: l'abolition de la prohibition des boissons
    alcooliques, Finlande, 1931; l'instauration de l'enseignement
    religieux, Estonie, 1923). Mais de tous les pays où le
    référendum a été institué, la Suisse, l'Italie, le
    Liechtenstein et l'Irlande sont les rares pays où le
    système référendaire a connu un développement tel qu'il
    détermine la vie politique du pays<a href="#Footnote2" name="Footref2"><sup>[2]</sup></a>. </p>
    <p align="justify">7. Dans le cadre de la révision des
    dispositions du Traité de Maastricht sur les droits
    fondamentaux et la citoyenneté européenne, une proposition
    italo-autrichienne, intéressante par son caractère
    novateur, stipule à l'article 8 c. que &quot;les citoyens de
    l'Union peuvent - au moyen d'une proposition rédigée sous
    forme d'articles et signée par au moins un dixième des
    électeurs de chacun des États membres dont le nombre minimum
    ne peut être inférieur à 3 - promouvoir l'adoption
    d'instruments législatifs européens.</p>
</blockquote>
<blockquote>

<p align="justify"><a name="IIIt" href="#Index"><b>III.
LES DIFFÉRENTS TYPES DE REFERENDUM</b></a></p>

    <p align="justify">8. Le référendum est-il un moyen de
    répondre au besoin des citoyens de faire partie de l'espace
    de délibération politique ? Les responsables politiques ne
    peuvent éluder cette question, sous peine d'être
    confrontés à des crises de plus en plus fréquentes qui
    menacent le système représentatif et de ce fait ouvrent la
    voie à des dérives plébiscitaires et anti-démocratiques.</p>
  <p align="justify">9. A cet égard, il est intéressant de citer
    M. Pierre Pactet<a href="#Footnote3" name="Footref3"><sup>[3]</sup></a>:
    &quot;La procédure référendaire peut devenir rien moins
    que démocratique et présenter les plus graves dangers si
    elle dégénère en plébiscite. En théorie, la distinction
    est claire car on peut dire qu'il y a référendum si la
    réponse populaire est donnée en fonction de la question
    posée et qu'il y a plébiscite si elle est donnée en
    fonction de la personnalité de l'auteur de la question. En
    fait, le glissement est presque insensible car il est souvent
    difficile de séparer la question de son auteur, surtout si
    celui-ci est un individu, par exemple le Président de la
    République (cf. art. 11 de la constitution (française) de
    1958), et non pas un organe collégial ou une assemblée (cf.
    art. 27 de la constitution de l'Eire).</p>
    <p align="justify">10. D'une manière générale, on peut
    considérer que ce glissement sera très facilité par la
    réunion de quelques éléments caractéristiques, le plus
    important étant certainement le chantage au départ: il y a
    plébiscite si l'auteur de la question fait d'une réponse
    positive la condition de son maintien en fonction car il
    invite alors lui-même les citoyens à répondre en
    considération de sa personne et non de la question. Les
    autres éléments favorables concernent la concentration et
    la personnalisation du pouvoir au profit de l'auteur de la
    question, la trop grande complexité de la question posée,
    l'exigence d'une réponse unique alors qu'il y a en réalité
    deux questions et la manipulation de l'opinion par la
    propagande officielle. le plébiscite constitue, dans une
    démocratie, une pression choquante sur l'ensemble des
    citoyens.&quot;</p>
  <p align="justify">11. Il existe en Europe des types variés de
    référendums. L'étude de M. le Professeur Silvano Möckli<a href="#Footnote4" name="Footref4"><sup>[4]</sup></a> propose les
    définitions suivantes:</p>
    <ul>
        <li><p align="justify"><b>Référendum:</b> vote du peuple
            sur un texte qui lui est soumis par les autorités. </p>
        </li>
        <li><p align="justify"><b>Référendum obligatoire:</b> vote
            organisé automatiquement en vertu des dispositions
            en vigueur. </p>
        </li>
        <li><p align="justify"><b>Référendum facultatif de
            minorité:</b> vote organisé par la volonté d'un
            certain nombre États fédérés, d'une minorité de
            parlementaires ou d'un certain nombre d'électeurs
            qui souhaitent que le peuple se prononce sur un texte
            émanant des autorités. </p>
        </li>
        <li><p align="justify"><b>Référendum facultatif de type
            plébiscitaire:</b> vote organisé par la volonté
            d'une majorité de parlementaires, du Gouvernement ou
            du Président qui, sans y être contraints,
            souhaitent que le peuple s'exprime sur un sujet
            donné. </p>
        </li>
        <li><p align="justify"><b>Initiative populaire:</b>
            instrument qui permet à une partie des électeurs de
            proposer aux autorités un texte qui devra ensuite
            être soumis au vote du peuple. </p>
        </li>
    </ul>
  <p align="justify">Toutefois M. Möckli précise que &quot;ces
    quelques définitions ne peuvent couvrir l'ensemble du champ
    des instruments existant en Europe et tenir compte des
    spécificités de chaque système&quot;<a href="#Footnote5" name="Footref5"><sup>[5]</sup></a>.</p>
    <p align="justify">12. Cette diversité suffit à montrer qu'on
    ne peut parler de référendum en général sans prendre des
    précautions, que le moyen ne peut être une solution
    miracle, et qu'un effort de réflexion s'impose pour assurer
    que le recours à l'intervention du citoyen atteigne son but:
    une participation éclairée et responsable à la
    préparation et à la prise de décision politique.</p>
</blockquote>
<blockquote>

<p align="justify"><a name="IVt" href="#Index"><b>IV.
LE REFERENDUM ET LES INITIATIVES POPULAIRES AU NIVEAU</b> <b>LOCAL</b></a></p>

    <p align="justify">13. A l'origine, pour bon nombre de pays, la
    démocratie au niveau local s'est développée sous forme
    directe; les citoyens participaient directement aux
    décisions concernant les collectivités locales. Au fur et
    à mesure que les tâches publiques devinrent plus complexes
    et plus nombreuses, la démocratie directe a cédé
    progressivement la place à la démocratie représentative;
    les citoyens de la collectivité nommaient leurs
    représentants et eux seuls prenaient les décisions
    concernant l'ensemble de la collectivité.</p>
    <p align="justify">14. De nos jours, les tâches publiques et,
    dans la plupart des pays, la taille des communes ont pris une
    telle importance que la gestion d'une collectivité locale
    sous forme de démocratie directe est très difficile.
    Malgré cette évolution, l'institution du référendum, en
    tant qu'élément de démocratie directe, a toutefois été
    maintenue ou introduite dans plusieurs démocraties
    représentatives.</p>
    <p align="justify">15. On peut distinguer diverses sortes de
    lancement d'un référendum local: l'initiative peut
    appartenir uniquement au conseil local; elle peut revenir à
    un certain pourcentage de citoyens, mais c'est encore au
    conseil local qu'il incombe de décider si le référendum
    aura lieu ou non; ou alors le pourcentage nécessaire de
    citoyens rend le référendum obligatoire; enfin, la loi peut
    rendre le référendum obligatoire pour certaines questions.</p>
    <p align="justify">16. Citons, à titre d'illustration de la
    diversité des cas, </p>
    <ul>
        <li><p align="justify">la <b>Suède</b>, où la législation
            en matière d'administration locale contient la
            disposition suivante: &quot;l'Assemblée peut
            décider que, dans le cadre de la préparation d'une
            discussion de l'Assemblée, il convient de connaître
            l'opinion des habitants de la municipalité ou du
            conseil de comté. Cette consultation peut avoir lieu
            par référendum, sondage d'opinion ou selon toute
            autre procédure analogue. La commission électorale
            de la municipalité peut s'en charger si cela
            n'entrave pas ses autres activités.&quot;<a href="#Footnote6" name="Footref6"><sup>[6]</sup></a>;</p>
        </li>
        <li><p align="justify">la <b>France,</b> où une loi
            relative à l'administration territoriale de la
            République a été promulguée en 1992; cette loi
            prévoit la consultation de l'électorat au niveau
            des communes pour les questions relevant de la
            compétence de ces dernières, mais l'initiative de
            la consultation est réservée au maire et aux
            conseillers municipaux. Le conseil municipal décide
            du principe et des modalités d'organisation de la
            consultation, soit sur proposition du maire, soit sur
            demande écrite du tiers ou de la majorité des
            conseillers municipaux, selon le nombre d'habitants
            des communes<a href="#Footnote7" name="Footref7"><sup>[7]</sup></a>;</p>
        </li>
        <li><p align="justify">l'<b> Allemagne,</b> où les
            référendums locaux peuvent être lancés de deux
            manières. Ou bien le conseil municipal décide de sa
            propre initiative (procédure qui n'est pas possible
            en Hesse); cette décision doit être prise à la
            majorité au moins des membres du conseil municipal
            (les deux tiers dans le Baden-Würtemberg et le
            Schleswig-Holstein). Ou bien les citoyens peuvent
            solliciter un référendum en présentant une demande
            écrite qui, selon la législation pertinente de
            l'ancienne RDA ainsi que de la Hesse et du
            Schleswig-Holstein, doit être signée par 10 % au
            moins des citoyens locaux<a href="#Footnote8" name="Footref8"><sup>[8]</sup></a>. </p>
        </li>
    </ul>
    <p align="justify">17. Le référendum et les initiatives
    populaires ont fait l'objet d'une réflexion au sein du
    Congrès des pouvoirs locaux et régionaux de l'Europe,
    notamment lors de l'examen, pour avis, de la Recommandation
    du Comité des Ministres R (96) 2 aux États membres
    concernant <i>Les référendums et les initiatives populaires
    au niveau local </i>adoptée le 15 février 1996.</p>
    <p align="justify">18. On retiendra de cette recommandation:</p>
  <blockquote>
    <p align="justify">- deux affirmations de principe:</p>
        <p align="justify">&quot;Convaincu que c'est au niveau local
        que ce droit peut être exercé le plus directement et
        qu'il convient de rendre plus effective la participation
        des citoyens à la gestion des affaires locales
        importantes, tout en sauvegardant l'efficacité de
        celle-ci;&quot;</p>
        <p align="justify">&quot;Considérant toutefois que le
        système de la démocratie représentative doit rester la
        base de la démocratie locale, mais sans préjudice du
        système de démocratie directe, qui, là où il fait
        partie de la tradition institutionnelle du pays, peut, le
        cas échéant, suppléer au premier ou coexister avec
        lui;&quot;</p>
    <p align="justify">- et les lignes directrices concernant les
    référendums et les initiatives populaires et les
    dispositions afférentes aux référendums consultatifs. </p>
  </blockquote>
    <p align="justify">19. Pour les pays ayant adopté un système
    démocratique pluraliste le recours au référendum local ou
    régional constitue un moyen de transformation des mentalités
    et d'approfondissement du fonctionnement de leur système.</p>
</blockquote>
<blockquote>

<p align="justify"><a name="Vt" href="#Index"><b>V.
ASPECTS NÉGATIFS ET POSITIFS DU REFERENDUM</b></a></p>

    <p align="justify">20. Les avis sur la portée ou le résultat
    des référendums sont très controversés:</p>
    <ul>
        <li><p align="justify">Les problèmes sont complexes; les
            questions posées sont soit simples soit ambiguës,
            les réponses lapidaires: oui ou non. C'est pourquoi
            le référendum est pour certains inadapté, voire
            dangereux. Pour d'autres, au contraire, il permet,
            pendant la période qui le précède, un débat
            public de fond où le responsable politique doit
            faire comprendre la complexité de la situation et il
            réduit, de ce fait, les effets pervers de la
            particratie. Le référendum est un moyen d'aider les
            citoyens à résoudre un problème et à se forger
            une opinion. A cela il est rétorqué: le débat
            public donne lieu à toutes les manipulations et s'en
            trouve faussé.</p>
        </li>
        <li><p align="justify">Certains considèrent que le
            référendum est un instrument de déstabilisation de
            la société utilisé par des minorités. L'option
            nucléaire en matière de défense, jugée par eux
            comme un moyen incontournable de la sécurité d'un
            pays et de l'équilibre des forces au niveau
            international, aurait pu être compromise par une
            poignée de pacifistes. D'autres, au contraire,
            estiment que la décision de la majorité serait
            d'autant plus fondée que tous auraient été
            invités à s'exprimer.</p>
        </li>
        <li><p align="justify">Le référendum peut être un moyen
            de déresponsabilisation des élus lorsqu'il n'y a
            pas d'accord possible, ni à l'intérieur de la
            majorité, ni entre majorité et opposition sur des
            thèmes où les alliances ne fonctionnent plus. Cette
            vision négative du recours au peuple n'est pas
            partagée par ceux qui estiment normal que, dans un
            régime démocratique, le pouvoir des représentants
            soit soumis aux droits du peuple et à celui
            d'intervenir directement et de manière décisive sur
            les enjeux les plus graves. Le Parlement peut ainsi
            élaborer de nouveaux textes législatifs après
            avoir pris acte des choix des citoyens.</p>
        </li>
        <li><p align="justify">Indépendamment de la complexité des
            problèmes, ne faut-il pas tenir compte de leur
            nature et des circonstances qui peuvent dramatiser
            les débats préparatoires aux référendums et faire
            perdre de vue les grands principes qui doivent guider
            le raisonnement de chacun? Le maintien ou l'abolition
            de la peine de mort? Est-ce un sujet qui peut être
            soumis à référendum ? Le référendum peut
            traduire sur un projet de société à long terme des
            humeurs variables et contradictoires. Le
            Parlementaire, en tant que responsable politique, a
            le devoir de voir l'intérêt du pays au delà des
            fluctuations d'opinion.</p>
        </li>
    </ul>
    <p align="justify">21. Cependant, les doutes sur le choix de
    certains sujets ne sont-ils pas l'expression d'une méfiance
    à l'égard des citoyens que les élus doivent considérer
    comme des adultes? Sur quelles bases opérer le choix des
    critères de sélection. Les référendums sur le divorce en
    Italie, sur l'avortement en Irlande, se sont déroulés dans
    des conditions qui ne semblent pas justifier cette méfiance.
    Certains considèrent cependant que le divorce et
    l'avortement ne sont pas des sujets de même nature et aux
    implications comparables. Le cas de la peine de mort montre
    les variations d'humeur liées aux circonstances.</p>
    <p align="justify">22. L'expérience faite en Lituanie avec les
    trois référendums organisés en 1995 et 1996 est une bonne
    illustration d'une utilisation démocratique de ce moyen de
    consultation. Tous trois portaient sur des amendements à la
    Constitution proposés par des élus (un minimum d'1/3 des
    membres de la Seisma est requis pour le lancement), et
    rejetés par les citoyens. Taux de participation de 52,1% au
    1er et taux de participation de 52,5 % au 2ème; le 3ème a
    été considéré comme nul et non avenu parce que seuls
    39,7% des électeurs au lieu de 50% ont participé au vote. Un
    référendum peut être aussi lancé par des citoyens, à
    condition que la pétition soit signée par 300 000
    électeurs.</p>
    <p align="justify">23. Se référant au cas de la Suisse, où
    l'intervention du peuple est courante et fréquente, certains
    soulignent le taux peu élevé de participation qui
    caractérise un nombre non négligeable de consultations.</p>

<p align="justify"><a name="VIt" href="#Index"><b>VI. POSSIBILITÉ DE DÉMOCRATIE
DIRECTE EN DEHORS DES SYSTÈMES INSTITUTIONNELS?</b></a></p>

    <p align="justify">24. Selon des courants de pensées
    influencés par l'avènement des nouvelles technologies de
    consultations, la consultation directe des citoyens par les
    élus et vice-versa, l'interpellation directe des élus par
    les citoyens, seraient réalisables grâce aux possibilités
    interactives offertes par ces nouveaux moyens. Ces échanges,
    mettant sur un pied d'égalité les élus et les citoyens,
    pourraient permettre aux citoyens de mieux faire connaître
    leurs besoins, ou mieux encore de suggérer des programmes ou
    orienter ceux qui seraient établis par les élus, et de
    contrôler leur mise en oeuvre.</p>
  <p align="justify">25. L'auteur n'a pas l'intention
    d'approfondir ce sujet qui a été confié à son collègue,
    le Sénateur Jean-Pierre Masseret<a href="#Footnote9" name="Footref9"><sup>[9]</sup></a>. Il voudrait cependant faire deux
    remarques: l'outil télématique, aussi perfectionné
    soit-il, ne serait pas en mesure, au moins dans un avenir
    prévisible, d'élargir le dialogue bilatéral entre un élu
    et un citoyen à un dialogue entre un élu et de nombreux
    citoyens. Or, la compréhension des besoins diversifiés de
    chacun par une communauté, en vue d'une harmonisation,
    demande une confrontation des points de vues au niveau des
    groupes. En outre, on ne peut placer au même niveau
    d'exigences et de difficultés le recueil d'informations et
    d'opinions, le contrôle des mesures prises, d'une part, et
    l'élaboration des programmes politiques visant l'intérêt
    général, de l'autre. Le même type d'observation peut être
    également fait avec ceux qui extrapolent en croyant possible
    de transposer au niveau national les possibilités de
    démocratie directe au niveau local. </p>
    <p align="justify">26. Les expériences d'Amsterdam, &quot;ville
    digitale&quot;, et de la &quot;city card&quot; de Bologne
    sont dignes d'intérêt et devraient encourager des
    expériences similaires ailleurs, au niveau local. Il serait
    hasardeux de les proposer à une autre échelle territoriale.</p>
</blockquote>
<blockquote>

<p align="justify"><a name="VIIt" href="#Index"><b>VII.
LA CONSULTATION DES CITOYENS: TRAIT D'UNION ENTRE LA DÉMOCRATIE
REPRÉSENTATIVE ET LA PARTICIPATION</b></a></p>

  <p align="justify">27. Depuis le passage au suffrage universel,
    l'essor du parlement, l'importance croissante des partis
    politiques, le vote (considéré comme un paramètre
    satisfaisant de la participation), a-t-on vraiment réussi à
    faire du régime représentatif un système pleinement
    démocratique? &quot;Le suffrage universel légitime la
    représentation autant ou plus qu'il donne au peuple la
    maîtrise des décisions&quot;<a href="#Footnote10" name="Footref10"><sup>[10]</sup></a>. La prise de conscience de cet
    état de fait dans un contexte de crise économique prend aux
    yeux des citoyens des proportions considérables et explique
    la remise en cause parfois violente non pas de la
    démocratie, mais du système et des responsables qui sont
    censés assurer son bon fonctionnement. Si on refuse de faire
    évoluer ce système, on s'engage inévitablement à le
    condamner. Si on accepte de courir les risques du changement,
    on se donne les chances de pouvoir le piloter. Ce changement
    doit assurer la continuité de la participation dans le cadre
    de la démocratie représentative, une participation qui va
    au-delà des périodes électorales.</p>
    <p align="justify">28. Le développement d'un espace de
    consultation directe des citoyens ne s'oppose pas à la
    démocratie représentative. Les méthodes de consultation
    directe des citoyens constituent un complément des
    modalités de fonctionnement de la démocratie
    représentative. En Suisse, 90 % des décisions législatives
    et toutes les autres décisions sont prises par le Parlement
    et ce dans un système où il existe un recours fréquent aux
    instruments de la démocratie directe. Au contraire, la
    démocratie représentative peut être renforcée par
    l'utilisation de ces instruments.</p>
    <p align="justify">29. Le référendum est-il une arme
    dangereuse parce qu'il permet aux minorités de conditionner
    le sort de la majorité du pays? Tel n'est pas l'avis du
    Rapporteur. L'un des objectifs du référendum est de
    permettre à une minorité de citoyens de s'exprimer et de
    lui ouvrir des possibilités de s'adresser à la majorité au
    pouvoir. Les débats démocratiques suscités par la
    préparation du référendum peuvent être une chance de
    légitimer les on le rapporteur, pour permettre à ceux qui
    n'ont pas le pouvoir de faire connaître leur cause, le seuil
    de signatures requis pour le lancement du référendum doit
    être relativement peu élevé. La campagne précédant le
    référendum doit permettre aux citoyens de mieux mesurer les
    enjeux du projet de loi qui leur est soumis. </p>
  <p align="justify">30. En revanche, le résultat du référendum
    devrait-il être soumis à un quota? En Suisse, il n'existe
    pas de seuil pour la validation des résultats du
    référendum, alors que cette pratique est contestée dans
    d'autres pays<a href="#Footnote11" name="Footref11"><sup>[11]</sup></a>
    la décision devrait revenir à ceux qui y participent afin
    d'éviter la situation inique survenue en Italie lors du
    référendum sur l'interdiction de la chasse aux oiseaux
    (1990). En effet, en vertu de la loi, le référendum doit,
    pour être valable, connaître un taux de participation de 50
    % de la totalité des électeurs. Or, seuls 49 % des
    électeurs se sont rendus aux urnes et le résultat - 49 %
    pour l'interdiction et 1 % contre - est resté sans effet. De
    tels taux de participation créent une situation incertaine
    qui porte atteinte à la légitimité de État de droit<a href="#Footnote12" name="Footref12"><sup>[12]</sup></a>.</p>
</blockquote>
<blockquote>

<p align="justify"><a name="VIIIt" href="#Index"><b>VIII.
LES INSTRUMENTS DE PARTICIPATION DANS UN SYSTÈME REPRÉSENTATIF</b></a></p>

    <p align="justify">31. Cependant, comme nous l'avons déjà
    souligné, le recours au référendum doit être utilisé
    avec précaution pour éviter deux écueils: la dérive
    plébiscitaire et la fréquence du recours qui engendre
    l'inefficacité du fonctionnement des institutions.</p>
  <p align="justify">32. En outre, au niveau du choix des types de
    référendum et des modalités de mise en oeuvre, il convient
    d'éviter ce que le Professeur Möckli signale dans son
    étude, à savoir: &quot;Sur un plan pratique les procédures
    prévues (pour les référendums) ne permettent pas une
    réelle participation des citoyens à l'organisation d'une
    consultation populaire... puisqu'elles n'autorisent que dans
    des cas rarissimes l'organisation d'une consultation
    populaire contre la volonté de la majorité au pouvoir.
    Finalement, on peut dire que la consultation populaire
    continue d'être un instrument d'exercice du pouvoir par le
    pouvoir plutôt qu'un instrument de limitation du
    pouvoir&quot;<a href="#Footnote13" name="Footref13"><sup>[13]</sup></a>.</p>
    <p align="justify">33. Par conséquent, pour assurer le
    renouveau de la démocratie, il faut repenser les formes de
    consultation existantes, avec le souci d'éviter les abus de
    consultation pouvant aboutir au blocage et à
    l'inefficacité. Aussi convient-il d'aborder cette réflexion
    à partir de questions &quot;transversales&quot; ou communes
    à toutes les formes de consultation. </p>
    <p align="justify"><b>a) Objectifs du référendum</b></p>
    <p align="justify">34. On pourrait, par exemple, distinguer
    grosso modo trois objectifs auxquels pourrait répondre un
    référendum:</p>
    <ul>
        <li><p align="justify">soumission d'un projet de
            loi-cadre/disposition fondamentale pour approbation
            ou abrogation,</p>
        </li>
        <li><p align="justify">consultation du peuple par les
            autorités publiques avant l'élaboration d'un projet
            de loi ou d'une décision sur un enjeu politique
            national d'importance primordiale,</p>
        </li>
        <li><p align="justify">promotion d'un référendum par les
            citoyens pour une révision de la constitution, d'une
            loi ou une prise de décision politique sur un enjeu
            national.</p>
        </li>
    </ul>
    <p align="justify">Ces objectifs doivent être appréciés en
    fonction du choix des sujets.</p>
    <p align="justify"><b>b) Choix des sujets</b></p>
    <p align="justify">35. Il s'agit d'une des questions les plus
    difficiles à affronter au niveau national. En effet, au
    niveau local, l'objet des référendums porte, à quelques
    rares exceptions près, sur des projets ou des questions qui
    ne touchent pas au fondement de la société, à des
    questions d'éthique ou de morale qui remettent en cause un
    mode de vie, une mentalité ancrée dans les moeurs
    séculaires, la tradition et l'histoire. La peine de mort et
    le divorce sont des exemples de sujet qui dépassent le cadre
    local.</p>
    <p align="justify">36. Certains estiment qu'il faut exclure les
    sujets trop passionnels ou trop complexes. Cette affirmation
    nous met face à deux contradictions. D'une part, on ne peut
    pas, en tant que démocrate, affirmer le concept de la
    souveraineté du peuple et sa responsabilité suprême et,
    d'autre part, lui nier la maturité nécessaire lorsqu'il
    s'agit de se prononcer sur certaines catégories de
    questions. En outre, on ne peut pas prétendre se substituer
    à lui pour ces questions et le considérer comme l'ultime
    recours en lui demandant d'arbitrer, par un référendum, une
    situation bloquée au niveau politique.</p>
  <p align="justify">37. Par conséquent, de l'avis du Rapporteur,
    une distinction entre sujets à soumettre ou non au
    référendum ne semble pas justifiée. Mais il conviendrait
    de réfléchir sur le lien entre le type de référendum et
    la nature du sujet et d'opérer des choix quant au type de
    référendum<a href="#Footnote14" name="Footref14"><sup>[14]</sup></a>. </p>
    <p align="justify"><b>c) Choix du type de référendum:
    obligatoire ou facultatif?</b></p>
  <p align="justify">38. Dans son rapport, M. Möckli observe que
    le référendum obligatoire concerne le plus souvent une
    révision constitutionnelle, une modification territoriale ou
    une adhésion à une organisation supranationale..., en somme
    des questions d'importance fondamentale<a href="#Footnote15" name="Footref15"><sup>[15]</sup></a>.</p>
  <p align="justify">39. De l'avis de l'auteur du présent
    rapport, le lien entre référendum obligatoire et question
    d'importance fondamentale se justifie et devrait être la
    règle. En outre, son résultat devrait être contraignant et
    avoir force de loi<a href="#Footnote16" name="Footref16"><sup>[16]</sup></a>.</p>
    <p align="justify">40. Le référendum facultatif, dans lequel
    il faut distinguer le référendum facultatif de minorité et
    celui de type plébiscitaire, est, selon le constat de M.
    Möckli, réparti de la manière suivante; douze pays
    connaissent uniquement le référendum facultatif de type
    plébiscitaire, cinq pays connaissent uniquement le
    référendum facultatif de minorité, sept enfin connaissent
    les deux.</p>
    <p align="justify">41. Ce type de référendum soulève une
    question qui revêt une grande importance par rapport à la
    participation des citoyens au débat politique: facultatif au
    niveau du lancement, doit-il être contraignant au niveau des
    résultats?</p>
    <p align="justify">42. Si l'on veut stimuler cette
    participation, il faudrait agir dans deux directions pour
    motiver les électeurs:</p>
    <ol type="i" start="1">
        <li><p align="justify">élargir l'espace offert aux
            électeurs dans l'initiative du lancement du
            référendum, c'est-à-dire fixer un nombre de
            signatures qui ne soit pas élevé dans le
            &quot;minoritaire&quot;;</p>
        </li>
        <li><p align="justify">rendre contraignants le suivi des
            résultats, aussi bien du &quot;plébiscitaire&quot;
            que du &quot;minoritaire&quot;, et la prise en compte
            des orientations dominantes des résultats dans les
            mesures proposées par le pouvoir politique.</p>
        </li>
    </ol>
  <p align="justify">43.Comme le fait remarquer M. Möckli:
    &quot;Le plus souvent, c'est la majorité au pouvoir qui
    décide de soumettre une question à référendum ou non.
    Seuls le Danemark, la Slovaquie, la Lituanie, la Hongrie,
    l'Espagne, la France, la Suisse, l'Italie, le Liechtenstein,
    la Slovénie et Saint-Marin, disposent d'un système
    permettant de lancer un référendum populaire contre l'avis
    de la majorité gouvernementale<a href="#Footnote17" name="Footref17"><sup>[17]</sup></a>.</p>
    <p align="justify"><b>d) Formulation des questions, projets de
    loi/constitution</b></p>
    <p align="justify">44. Mais il ne suffit pas d'élargir et
    d'approfondir le système référendaire par l'inclusion de
    différents instruments, par un accès plus ouvert aux forces
    non majoritaires et aux électeurs, encore faut-il que les
    résultats ne soient pas faussés par des questions mal
    posées, ambiguës ou équivoques.</p>
    <p align="justify">45. Le choix et la formulation des questions,
    des projets de loi ou de constitution, doivent être
    accompagnés de garanties fixées dans des règlements,
    garanties qui concernent la composition des organes chargés,
    une fois prise la décision de lancer le référendum, de
    proposer des questions ou des projets de loi, de veiller à
    la concordance entre l'objet du référendum et les questions
    et d'assurer la conformité constitutionnelle des questions
    posées.</p>
    <p align="justify"><b>e) Choix des conditions de préparation
    des débats</b></p>
    <p align="justify">46. La participation responsable des citoyens
    aux décisions, qu'elle s'arrête au niveau de la
    consultation ou qu'elle se poursuive jusqu'au niveau de la
    prise de décision, suppose une préparation sérieuse de
    leur opinion qui n'est pas du seul ressort des médias, mais
    aussi des responsables politiques. Il ne faut pas perdre de
    vue le fait que les responsables politiques eux-mêmes
    procèdent à des auditions d'experts, effectuent des
    missions d'information et des recherches personnelles pour
    former leurs propres jugements. Ces efforts doivent avoir
    pour but également d'éclairer les citoyens qui, pour la
    plupart, ne disposent pas des mêmes possibilités
    d'investigation. Les informations mises à la disposition ou
    divulguées auprès des citoyens par les pouvoirs publics
    doivent être établies sur la base de principes assurant
    équilibre et objectivité dans l'exposé des faits.</p>
    <p align="justify">47. Par conséquent, la participation
    responsable des citoyens au débat politique implique la mise
    en place de conditions optimales d'information et d'échanges
    de vues ou de confrontations fondées sur des règles
    établies démocratiquement par les pouvoirs publics. Les
    modalités assurant un caractère démocratique à la
    formulation de ces règles varieront d'un pays à l'autre;
    cependant, il faudra veiller à y associer les citoyens d'une
    manière ou d'une autre.</p>

<p align="justify"><a name="IXt" href="#Index"><b>IX. CONCLUSIONS</b></a></p>

    <p align="justify">48. La conquête d'une véritable démocratie
    ne peut pas se payer le luxe de l'impatience. Elle implique
    l'ouverture d'un très vaste chantier, peut-être trop vaste
    aux yeux de la génération marquée par le &quot;tout et
    tout de suite&quot; des réussites technologiques et aux yeux
    des responsables soumis aux pressions du court terme. Aux
    uns, de comprendre qu'on ne construit pas un avenir du jour
    au lendemain, aux autres, de réaliser que l'avenir ne
    concerne pas uniquement les jeunes; il s'ouvre à toutes les
    générations avec l'accroissement de la longévité et le
    cortège d'interrogations qui l'accompagnera. </p>
</blockquote>
<hr noshade size="1">

<p align="center"><a name="A N N E X E" href="#Index"><b>A N N E X E</b> </a></p>

<p align="center"><b>RÉSUMÉ DE L'ÉTUDE DE M. LE PROFESSEUR SILVANO
MÖCKLI:<br>
&quot;LES INSTRUMENTS DE LA DÉMOCRATIE DIRECTE&quot;</b></p>

<blockquote>
    <p align="justify">1. M. le Professeur Silvano Möckli a fait
    une étude concernant &quot;Les instruments de la démocratie
    directe&quot; à la demande de la Commission des relations
    parlementaires et publiques et constate que, au delà de la
    très grande variété des dispositifs et procédures de
    démocratie directe dans les États membres du Conseil de
    l'Europe, ceux-ci se réservent la prérogative de décider
    sur</p>
    <ul>
        <li><p align="justify">le &quot;<b> si</b>&quot; d'un
            référendum</p>
        </li>
        <li><p align="justify">le &quot;<b> comment</b>&quot; de la
            question de fond soumise au référendum.</p>
        </li>
    </ul>
    <p align="justify">2. Seulement peu États permettent un
    référendum même contre la volonté des organes de État et dans ce cas les conditions en sont sévères
    (&quot;exigeantes&quot;). Cinq États seulement admettent
    qu'une partie des électeurs puisse soumettre au référendum
    une question dont la teneur a été définie par cette partie
    des électeurs; et seulement en Suisse et au Lichtenstein,
    les conditions d'admissibilité sont d'un niveau peu élevé
    quant au nombre des signatures exigé des demandeurs du
    référendum et le quorum à atteindre lors du vote.</p>
    <p align="justify">3. Il est rare qu'un référendum porte sur
    une question de fond; à l'exception de la Suisse et du
    Liechtenstein il s'agit alors d'événements exceptionnels
    dans des conditions politiques exceptionnelles. Entre 1980 et
    la mi-1994, 54 référendums ont eu lieu dans les 26 États faisant l'objet de l'étude de M. Möckli (excepté la Suisse
    et le Liechtenstein), donc 4 en moyenne par an; en Suisse, il
    y a eu pendant la même époque 116 référendums et au
    Liechtenstein 27<a href="#Footnote18" name="Footref18">(18)</a>.</p>
    <p align="justify">4. Cette réserve contre la participation
    directe des électeurs aux décisions sur des questions de
    fond contraste avec un jugement politique bienveillant,
    largement répandu au sujet de la démocratie directe; lors
    des campagnes électorales, les déclarations d'intention
    d'hommes politiques dirigeants et de partis politiques ne
    manquent pas d'après lesquelles &quot;le peuple&quot; doit
    participer davantage au processus politique de prise de
    décisions.</p>
    <p align="justify">5. Quelles sont les raisons de cette
    réserve? Si l'électeur a le droit de décider certaines
    questions de fond par référendum, cela lèse la compétence
    d'un autre organe de État, en général du parlement. Pour
    la minorité au parlement, le référendum est alors synonyme
    d'une reconsidération d'une décision parlementaire;
    l'opposition peut donc espérer déstabiliser la majorité
    par le résultat du référendum; la confiance ou la
    méfiance envers le gouvernement est alors en jeu; la
    &quot;lutte&quot; pour le vote lors du référendum devient
    un genre de campagne électorale.</p>
    <p align="justify">6. La majorité au parlement a seulement un
    intérêt dans le référendum si elle peut en espérer des
    avantages politiques:</p>
    <ul>
        <li><p align="justify">en cas de disputes internes (le
            référendum est alors un genre d'arbitrage),</p>
        </li>
        <li><p align="justify">la majorité ne veut pas être
            responsable d'une décision cardinale et s'en remet
            aux électeurs (= référendum),</p>
        </li>
        <li><p align="justify">la majorité est en difficulté et
            espère que le référendum lui redonne une nouvelle
            légitimité à l'intérieur et à l'extérieur.</p>
        </li>
    </ul>
    <p align="justify">7. Mais la majorité ne souhaite pas
    abandonner son droit de fixer un référendum et se prononce
    donc en général contre les référendums facultatifs
    minoritaires ou les initiatives populaires; à la rigueur
    elle accepte le référendum facultatif plébiscitaire. S'il
    est indispensable de céder aux pressions en faveur d'un
    référendum facultatif minoritaire on essaye souvent de
    fixer des conditions élevées en matière de quorum et de
    participation; quand des référendums minoritaires
    facultatifs sont possibles et que les conditions en sont peu
    élevées, toute la mécanique (tout le système) politique
    en est modifié. En effet, cela est très peu compatible avec
    un gouvernement parlementaire, un tel type de référendum
    exerçant une contrainte importante pour prendre en compte
    des intérêts de l'opposition.</p>
    <p align="justify">8. Il résulte donc de la procédure et de la
    pratique de la démocratie directe dans les États membres du
    Conseil de l'Europe que:</p>
    <ul>
        <li><p align="justify">les référendums sur des questions
            de fond sont plutôt un instrument de l'exercice du
            pouvoir qu'un instrument de contrôle du pouvoir et
            de la participation politique d'en bas (exemple de la
            réforme du référendum facultatif plébiscitaire en
            France qui renforce las position du Président de la
            République aux dépens du parlement et du Conseil État;</p>
        </li>
        <li><p align="justify">une démocratie représentative peut
            être démocratique sans disposer d'instruments de la
            démocratie directe, lorsque les acteurs politiques
            remplissent bien leur tâche;</p>
        </li>
        <li><p align="justify">les instruments de la démocratie
            directe ne sont pas des moyens &quot;miracle&quot;
            susceptibles de résoudre des problèmes politiques
            de tout ordre;</p>
        </li>
        <li><p align="justify">si des éléments de la démocratie
            directe sont introduits, ceux-ci ne devraient pas
            être un simulacre de participation accrue d'en bas,
            mais plutôt permettre cette participation grâce au
            référendum facultatif minoritaire, à conditions
            peu élevées; de telles possibilités de
            participation véritable devraient être
            expérimentées d'abord au niveau local.</p>
        </li>
    </ul>
    <hr noshade size="1">

<p align="justify"><b>NOTES BIBLIOGRAPHIQUES</b> </p>

<p align="justify">- <i>Participation des citoyens à la vie
politique: &quot;Les citoyens et la démocratie représentative:
Crise actuelle</i>&quot;, par M. Jean-Pierre Masseret, Sénateur,
France, - Conférence interparlementaire sur &quot;Citoyens,
démocratie représentative et construction de l'Europe&quot;,
Paris, Sénat, 16-18 septembre 1993</p>

<p align="justify">- <i>Participation des citoyens à la vie
politique: &quot;Les citoyens et la démocratie représentative</i>:
<i>Perspectives&quot;</i> par M. Jean-Pierre Masseret, Sénateur,
France, - Conférence interparlementaire sur &quot;Citoyens,
démocratie représentative et construction de l'Europe&quot;,
Paris, Sénat, 16-18 septembre 1993</p>

<p align="justify">- Compte rendu de la <i>Conférence
interparlementaire sur &quot;Citoyens, démocratie
représentative et construction de l'Europe&quot;, Paris, Sénat,
16-18 septembre 1993</i></p>

<p align="justify">- <i>Participation des citoyens à la vie
politique: &quot;Démocratie directe: mérites et limites?&quot;</i>
par M. Dumeni Columberg, Conseiller national, - Conférence
interparlementaire sur &quot;Citoyens, démocratie
représentative et construction de l'Europe&quot;, Paris, Sénat,
16-18 septembre 1996</p>

<p align="justify">- <i>Démocratie électronique</i> - Rapport
général, par M. Stefano Rodotà, Professeur à l'Université de
Rome, Italie - Séminaire sur la &quot;Démocratie
électronique&quot;, Paris, Sénat, 23-24 mars 1995</p>

<p align="justify">- <i>L'électronique au service du citoyen:
nouveau moyen de promouvoir la démocratie</i> par M. Jeffrey
Abramson, Professeur à l'Université Brandeis, USA - Séminaire
sur la &quot;Démocratie électronique&quot;, Paris, Sénat,
23-24 mars 1995</p>

<p align="justify">- <i>Les technologies de l'information dans les
nouvelles démocraties</i> par M. Kazimierz Krzysztofek,
Professeur à l'Institut culturel de Varsovie, Pologne -
Séminaire sur la &quot;Démocratie électronique&quot;, Paris,
Sénat, 23-24 mars 1995</p>

<p align="justify">- <i>Le projet &quot;Citycard&quot; de Bologne</i>
par M. Stefano Bonaga, Conseiller Municipal à Bologne, Italie -
Séminaire sur la &quot;Démocratie électronique&quot;, Paris,
Sénat, 23-24 mars 1995</p>

<p align="justify">- <i>Contrôle politique et démocratisation des
technologies nouvelles</i> par M. André Vitalis, Professeur à
l'Université Michel de Montaigne, Talence, France - Séminaire
sur la &quot;Démocratie électronique&quot;, Paris, Sénat,
23-24 mars 1995</p>

<p align="justify">- Compte rendu analytique du <i>Séminaire sur la
&quot;Démocratie électronique&quot;,</i> Paris, Sénat, 23-24
mars 1995</p>

<p align="justify">- <i>Les instruments de la démocratie directe
dans les pays membres du Conseil de l'Europe </i>-Etude de M.
Silvano Möckli, Institut de Science Politiques de l'Université
de St Gall, Suisse (1996), Editions du Conseil de l'Europe,
Strasbourg, 1996</p>

<p align="justify">- <i>Les référendums locaux</i> - Publication
&quot;Communes et Régions d'Europe&quot; du Conseil de l'Europe,
n° 52, 1993 </p>

<hr size="1">

<p align="justify">Commission chargée du rapport: commission des
relations parlementaires et publiques</p>

<p align="justify">Implications budgétaires pour l'Assemblée:
néant</p>

<p align="justify">Renvoi en commission: : <a href="../../AdoptedText/TA93/FDIR489.HTM"> Directive&nbsp;n°&nbsp;489</a> (1993)</p>

<p align="justify">Projet de résolution adopté par la commission
le 21 février 1997 </p>

<p align="justify">Membres de la commission: Mme Mihaylova
(Présidente), M. Kelam (Vice-Président),<i> </i>Mme Arnold, M. <i>Berceanu</i>,
Sir Andrew Bowden, MM. <i>Brennan, </i>Bugli, Mme Busic
(Remplaçant: <i>Domljan</i>, Vice-Président), MM. Cardona,
Christodoulides, Colombier (Remplaçant: <i>Masseret)</i>, <i>Columberg,
Dagys, </i>Diacov, Dzasokhov, Eversdijk, Mme Fernandez de la
Vega, M. Fogas (Remplaçant: <i>Fico), </i>Mme <i>Grzeskowiak, </i>MM.
Henry (Remplaçant: <i>Staes</i>), Horn, Hughes, Kollwelter,
Kotlar, Koulouris, <i>Külahli, Laakso, Lauricella, Lekberg,</i>
Likhachev, Lummer, Martins, Mignon (Remplaçant: <i>Seitlinger)</i>,
Minarolli, <i>Moser,</i> Mme <i>Nistad</i>, MM. Pahor,
Pantelejevs, Mme Ragnarsdóttir, MM. Rott, Samofalov
(Remplaçant: <i>Popesku</i>), <i>Speroni, Svoboda</i></p>

<p align="justify"><i>N.B. Les noms des membres présents à la
réunion sont indiqués en italique</i></p>

<p align="justify">Secrétaires de la commission: M. La Porta et Mme
Theophilova </p>

<hr size="1">

    <p align="justify"><a href="#Footref1" name="Footnote1">[1]</a><i> de
la commission des relations parlementaires et publiques</i></p>

<p align="justify"><a href="#Footref2" name="Footnote2">[2]</a><i>
 Les délégations française, lituanienne (voir § 22) et
slovaque au sein de la Commission des relations parlementaires et
publiques soulignent que, dans leurs pays, les référendums
portent également sur des questions de fond. La délégation
française rappelle que, en France, dans le cadre de la
Constitution de 1958, les questions suivantes ont notamment été
soumises au référendum: les Accords d'Evian mettant fin à la
guerre d'Algérie, l'élection du Président de la République au
suffrage universel direct, ou encore la ratification du Traité
de Maastricht sur l'Union européenne.</i></p>

<p align="justify"><a href="#Footref3" name="Footnote3">[3]</a> Auteur d'un livre de référence pour les Facultés de droit en
France, intitulé <i>Institutions politiques, Droit
Constitutionne</i>l, Editions Masson, Collection Droit, Science
économique, 11e édition, </p>

<p align="justify"><a href="#Footref4" name="Footnote4">[4]</a><i>
 </i>Voir<i>
 Les instruments de la démocratie directe dans les pays
membres du Conseil de l'Europe</i>, Editions du Conseil de
l'Europe, Strasbourg, page 9<br>
Voir également résumé en Annexe I</p>

<p align="justify"><a href="#Footref5" name="Footnote5">[5]</a><i>
 </i>Voir<i>
 Les instruments de la démocratie directe dans les pays
membres du Conseil de l'Europe</i>, Editions du Conseil de
l'Europe, Strasbourg, page 9</p>

<p align="justify"><a href="#Footref6" name="Footnote6">[6]</a> <i>&quot;Les référendums locaux&quot;,
publication Communes et Régions d'Europe</i> du Conseil de
l'Europe, N° 52, 1993, page 8</p>

<p align="justify"><a href="#Footref7" name="Footnote7">[7]</a><i>
 &quot;Les référendums locaux&quot;, page 8</i></p>

<p align="justify"><a href="#Footref8" name="Footnote8">[8]</a><i>
 &quot;Les référendums locaux&quot;, page 11</i></p>

<p align="justify"><a href="#Footref9" name="Footnote9">[9]</a><i>
 </i>Voir<i>
 Notes Bibliographiques, page 17</i></p>

<p align="justify"><a href="#Footref10" name="Footnote10">[10]</a><i>  Dominique Rousseau, Professeur à l'Université de
Montpellier I - &quot;Le Monde&quot; du 1er février 1996</i></p>

<p align="justify"><a href="#Footref11" name="Footnote11">[11]</a><i>  Selon beaucoup de membres de la Commission des
relations parlementaires et publiques, et en particulier ceux de
la délégation britannique et de la délégation française, un
seuil de signatures peu élevé dans le cas d'imitatives
populaires se solderait par un trop grand nombre de référendums
et favoriserait la propagation d'opinions ou d'attitudes
extrémistes incompatibles avec la Convention européenne es
droits de l'homme. Un délégué italien s'est prononcé pour un
seuil de 3 % autorisant le lancement du référendum.</i></p>

<p align="justify"><a href="#Footref12" name="Footnote12">[12]</a><i>  Au contraire, la délégation italienne au sein de
la Commission des relations parlementaires et publiques estime
que 50,01 % est un taux minimum pour considérer valide le
résultat du référendum.</i></p>

<p align="justify"><a href="#Footref13" name="Footnote13">[13]</a><i>  </i>Voir<i> Les instruments de la démocratie directe dans
les pays membres du Conseil de l'Europe</i>, Editions du Conseil
de l'Europe, Strasbourg, page 25</p>

<p align="justify"><a href="#Footref14" name="Footnote14">[14]</a><i>  Beaucoup de membres de la Commission des relations
parlementaire et publiques, en particulier la délégation
française, considèrent qu'il convient de limiter le nombre des
sujets soumis à référendum.</i></p>

<p align="justify"><a href="#Footref15" name="Footnote15">[15]</a> Voir<i> Les instruments de la démocratie directe
dans les pays membres du Conseil de l'Europe</i>, Editions du
Conseil de l'Europe, Strasbourg, pages 11-12</p>

<p align="justify"><a href="#Footref16" name="Footnote16">[16]</a><i>  Cet avis n'est pas partagé par des membres des
délégations britannique et française.</i></p>

<p align="justify"><a href="#Footref17" name="Footnote17">[17]</a><i>  </i>Voir<i> Les instruments de la démocratie directe dans
les pays membres du Conseil de l'Europe</i>, Editions du Conseil
de l'Europe, Strasbourg, pages 24-25</p>

<p align="justify"><a href="#Footref18" name="Footnote18">[18]</a><i>  Cf. 1., page 6</i> </p>

<p align="justify">&nbsp; </p>
</blockquote>

</body>
</html>
