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<html>

<head>

<meta name="GENERATOR" content="Microsoft FrontPage 2.0">
<title>Enseignement, la formation et les services de conseil dans les domaines de l'agriculture, de la p&#234;che et de la sylviculture</title>
</head>

<body bgcolor="#FFFFFF">

<p><img src="../logotran.gif" width="311" height="162"></p>

<hr size="1">

<p><font size="6"><b>Enseignement, la formation et les services
de conseil dans les domaines de l'agriculture, de la pêche et de
la sylviculture </b></font></p>

<p><b>Rapport</b><a href="#Footnote1" name="Footref1"><em><b>(1)</b></em></a></p>

<p><b>Doc. 7761</b> </p>

<p align="left">13 février 1997<b> </b></p>

<p align="left"><b>Rapporteurs: M. Jack THOMPSON, Royaume-Uni,
Groupe socialiste <br>
et M. Mikhail PRUSAK, Russie, Groupe des démocrates européens</b></p>

<hr size="1">

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Résumé</i></p>

<blockquote>
    <p align="left">Les performances du secteur agricole - y
    compris la sylviculture, la pêche, l'aquaculture et la
    transformation des matières premières - dépendent des
    compétences et du savoir des personnes qui y travaillent.
    D'où le rôle essentiel que jouent à cet égard
    l'enseignement, la formation et les services de conseil.</p>
    <p align="left">Le présent rapport souligne cet état de
    fait et recommande un engagement accru du Conseil de l'Europe
    dans les questions d'enseignement et de formation liées à
    ces secteurs vitaux. Par ailleurs, il invite les
    gouvernements des Etats membres, l'Union européenne et
    l'OCDE à favoriser la coopération entre les institutions
    responsables de l'enseignement, de la formation et des
    services de conseil. Enfin, il indique qu'une attention
    particulière devrait être accordée à la coopération et
    à l'assistance Est-Ouest.</p>
</blockquote>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><b>I. Projet de recommandation </b></p>

<blockquote>
    <p align="left">1.L'Assemblée considère que l'enseignement
    et la formation sont d'une importance fondamentale, tout au
    long de la vie de l'individu, parce qu'ils permettent à
    celui-ci de progresser dans sa vie professionnelle et d'être
    un membre actif d'une société démocratique, et contribuent
    à son épanouissement personnel.</p>
    <p align="left">2.Elle est consciente du fait que
    l'infrastructure éducative de nombreuses régions rurales
    s'est détériorée, et que celles-ci souffrent d'un exode de
    leur jeunesse . souvent favorisé par la concentration du
    système éducatif, les établissements d'enseignement
    supérieur étant le plus souvent implantés dans les centres
    urbains.</p>
    <p align="left">3.Elle pense que l'insuffisance des
    possibilités de formation qu'elles offrent et l'hémorragie
    des compétences qui en a résulté ont nui au potentiel de
    développement des zones rurales.</p>
    <p align="left">4.L'ensemble des secteurs de l'agriculture,
    de la sylviculture et de la pêche (y compris l'aquaculture)
    doit tendre à répondre aux besoins d'un marché de plus en
    plus présent et concurrentiel, en adoptant des méthodes de
    production économiquement viables et durables.</p>
    <p align="left">5.Dans les pays où le passage à l'économie
    de marché entraîne de grands bouleversements et une refonte
    complète des infrastructures et des systèmes financiers,
    les organismes d'enseignement, de formation et de conseil
    dans les domaines de l'agriculture, de la sylviculture et de
    la pêche ont un énorme travail à accomplir. </p>
    <p align="left">6.Il est important que les systèmes
    d'enseignement, de formation et de conseil soient intégrés
    et de très haut niveau et qu'ils fonctionnent en harmonie
    avec les professions et les secteurs d'activité qu'ils sont
    censés servir ainsi qu'avec les unités de recherche et
    développement correspondant à leurs différentes branches.</p>
    <p align="left">7.Ces systèmes s'efforcent de remédier à
    leurs déficiences en s'appuyant sur l'expérience des autres
    pays européens et sur des actions en partenariat.</p>
    <p align="left">8.Il est vital pour la prospérité des
    régions rurales/côtières et de la nation dans son ensemble
    que les services d'enseignement, de formation et de conseil
    dans les domaines de l'agriculture, de la sylviculture et de
    la pêche soient convenablement organisés et disposent d'un
    financement suffisant.</p>
    <p align="left">9.Pour cela, il faut donner aux formateurs,
    non seulement des capacités techniques et la connaissance
    des méthodes de production économiquement durables, mais
    aussi les compétences relationnelles leur permettant de
    comprendre et de communiquer efficacement.</p>
    <p align="left">10.Il faudra, à cette fin, mettre à profit
    l'expérience des démocraties développées, pour créer des
    partenariats mutuellement avantageux.</p>
    <p align="left">11.En conséquence, l'Assemblée recommande
    au Comité des Ministres:</p>
    <blockquote>
        <p align="left">i.d'inclure les questions liées à
        l'enseignement et à la formation dans les domaines de
        l'agriculture, de la pêche et de la sylviculture et aux
        établissements qui les dispensent dans le programme de
        travail intergouvernemental du Conseil de l'Europe et en
        particulier d'encourager la coopération entre les
        établissements, la mobilité des étudiants </p>
        <p align="left">et des enseignants, ainsi que la
        réalisation de travaux sur l'équivalence des diplômes
        et la reconnaissance des périodes d'études à
        l'étranger;</p>
        <p align="left">ii.d'examiner, en coopération avec
        l'Union européenne et l'OCDE, le rôle que ces
        établissements pourraient jouer dans une politique de
        revitalisation des campagnes et de sauvegarde des
        ressources naturelles, des sites et du patrimoine
        culturel rural;</p>
        <p align="left">iii.d'évaluer, dans le cadre de cette
        coopération, le rôle des écoles d'agronomie et des
        établissements d'enseignement piscicole et sylvicole, en
        liaison avec les organisations industrielles, dans le
        développement de l'esprit d'entreprise et de l'emploi en
        milieu rural et dans la préparation des professionnels
        à l'exercice d'une vaste gamme de métiers qui peuvent
        avoir leur place dans les zones rurales. Cette
        évaluation devrait également comprendre une analyse des
        raisons militant en faveur de la promotion de l'égalité
        des chances entre femmes et hommes dans les zones
        rurales;</p>
        <p align="left">iv.invite les Etats membres, l'Union
        européenne et l'OCDE:</p>
        <ol type="a" start="1">
            <li><p align="left">à promouvoir le développement
                de la coopération entre les services
                d'enseignement, de formation et de conseil dans
                les domaines de l'agriculture, de la pêche (y
                compris l'aquaculture) et de la sylviculture en
                particulier en exploitant les possibilités
                offertes par les nouvelles technologies de la
                communication;</p>
            </li>
            <li><p align="left">à soutenir les organisations
                nationales et européennes qui &#156;uvrent à la
                promotion des services d'enseignement de
                formation et de conseil dans ces domaines,
                notamment ceux qui sont axés sur la coopération
                et l'assistance européennes Est-Ouest. </p>
            </li>
        </ol>
    </blockquote>
</blockquote>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><b>II. Exposé des motifs par MM. THOMPSON et
PRUSAK</b></p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><b>Table des matières</b></p>

<blockquote>
    <p align="left"><a href="#1. Introduction"><strong>1.
    Introduction</strong></a><strong> </strong></p>
    <p align="left"><a href="#2.&nbsp;Enseignement, formation et services de conseil dans le domaine de l'agriculture et de la sylviculture"><strong>2.
    Enseignement, formation et services de conseil dans le
    domaine de l'agriculture et de la sylviculture</strong></a><strong>
    </strong></p>
    <blockquote>
        <ol type="a" start="1">
            <li><p align="left"><a href="#a. Contexte: la Russie en transition"><strong>Contexte:
                la Russie en transition</strong></a><strong> </strong></p>
            </li>
            <li><p align="left"><a href="#b. Les problèmes"><strong>Les
                problèmes</strong></a></p>
            </li>
            <li><p align="left"><a href="#c. L'enseignement agricole en Russie"><strong>L'enseignement
                agricole en Russie</strong></a></p>
            </li>
            <li><p align="left"><a href="#d. Enseignement, formation et services de conseil . Le contexte élargi"><strong>Enseignement,
                formation et services de conseil - Le contexte
                élargi</strong></a></p>
            </li>
            <li><p align="left"><a href="#e. La sylviculture"><strong>La
                sylviculture</strong></a></p>
            </li>
            <li><p align="left"><a href="#f.&nbsp;La prise en compte des réformes dans l'enseignement, la formation et les services de conseil"><strong>La
                prise en compte des réformes dans
                l'enseignement, la formation et les services de
                conseil</strong></a></p>
            </li>
        </ol>
    </blockquote>
    <p align="left"><a href="#3. Les formations aux métiers de la pêche et de la mer"><strong>3.
    Les formations aux métiers de la pêche et de la mer</strong></a></p>
    <blockquote>
        <ol type="a" start="1">
            <li><p align="left"><a href="#a. Enseignement secondaire et formation professionnelle"><strong>Enseignement
                secondaire et formation professionnelle</strong></a></p>
            </li>
            <li><p align="left"><a href="#b. Enseignement supérieur"><strong>Enseignement
                supérieur</strong></a></p>
            </li>
            <li><p align="left"><a href="#c. Coopération européenne"><strong>Coopération
                européenne</strong></a></p>
            </li>
        </ol>
    </blockquote>
    <p align="left"><a href="#4. Conclusions"><strong>4.
    Conclusions </strong></a></p>
    <p align="left"><a href="#Annexe"><strong>Annexe 1 :
    Déclaration du Séminaire sur l'enseignement, la formation
    et les services de conseil dans les domaines de l'agriculture
    et de la sylviculture</strong></a></p>
</blockquote>

<p align="left">&nbsp;</p>

<hr size="1">

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><a name="1. Introduction"><b>1. Introduction</b></a></p>

<blockquote>
    <p align="left">1. Les qualifications de la main-d'&#156;uvre
    travaillant dans l'agriculture, l'aquaculture, la pêche et
    la sylviculture sont d'une importance fondamentale pour la
    productivité de ces secteurs. L'enseignement général et la
    formation professionnelle doivent préparer les entrepreneurs
    et les salariés à obtenir de bons résultats professionnels
    d'un point de vue technique mais aussi écologique,
    économique, social et culturel.</p>
    <p align="left">2.La Recommandation 1296 (1996) de
    l'Assemblée relative à une Charte européenne de l'espace
    rural stipule, dans son orientation sur l'éducation, la
    formation, la recherche et la sensibilisation que «dans la
    société rurale comme ailleurs, l'homme avec ses capacités
    diverses (capital humain) constitue le potentiel le plus
    précieux dont le développement et la promotion devraient
    être la priorité absolue».</p>
    <p align="left">3.La proposition de recommandation sur
    l'éducation et la formation dans les domaines de
    l'agriculture, de la pêche et de la foresterie, présentée
    en avril 1994 (Doc.&nbsp;7073 rév.), visait à susciter la
    rédaction d'un rapport de l'Assemblée distinct sur cette
    question. La première contribution à ce rapport couvrait la
    formation aux métiers de la pêche et de la mer, en faisant
    tout particulièrement référence à la situation de la
    Norvège. Elle a été présentée et examinée lors du
    séminaire sur les politiques de gestion des pêches,
    organisé par la sous-commission des pêches (de la
    commission de l'agriculture et du développement rural) qui
    s'est tenu à Ålesund (Norvège), les 30 et 31 mai 1995. La
    deuxième contribution fut l'organisation par la
    sous-commission pour le développement agricole et rural
    Est-Ouest d'un séminaire sur l'enseignement, la formation et
    les services de conseil dans les domaines de l'agriculture et
    de la sylviculture qui s'est tenu à Novgorod (Russie) les 13
    et 14 juin 1996. Ce séminaire s'est intéressé tout
    spécialement à la situation en Russie, et notamment dans la
    région de Novgorod.</p>
    <p align="left">4.Vos rapporteurs souhaitent remercier tous
    les experts qui ont participé à ces séminaires pour leur
    précieuse contribution et notamment MM. Per Ekelund et
    Peter&nbsp;Morris, pour leurs rapports de synthèse dont
    s'inspire le présent texte. Ces rapports sont de nature
    différente. L'étude portant sur l'agriculture et la
    sylviculture est axée sur les besoins de formation en vue de
    répondre aux exigences professionnelles, sociales et
    environnementales. Elle comprend des propositions précises
    concernant l'enseignement, la formation et les services de
    conseil en Russie et des suggestions en matière de
    coopération européenne et internationale. L'étude sur la
    formation aux métiers de la pêche comporte la présentation
    d'un modèle de système éducatif national. Les deux études
    sont donc complémentaires.</p>
</blockquote>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><a name="2.&nbsp;Enseignement, formation et services de conseil dans le domaine de l'agriculture et de la sylviculture"><b>2.&nbsp;Enseignement,
formation et services de conseil dans le domaine de l'agriculture
et de la sylviculture</b> </a></p>

<blockquote>
    <p align="left">5. Le séminaire consacré à cette question
    avait pour objet d'évaluer le rôle et la mission des
    établissements d'enseignement et de formation dans le
    domaine de l'agriculture et de la sylviculture en matière de
    développement de l'esprit d'entreprise et de l'emploi en
    milieu rural ainsi que de préparation de la population
    rurale à de multiples fonctions: production de denrées
    alimentaires et de matières premières à usage non
    alimentaire, gestion de l'environnement et activités de
    développement comme le tourisme vert. A l'issue des débats
    entre parlementaires, spécialistes et experts des questions
    d'enseignement agricole de l'Est et de l'Ouest, les
    participants au séminaire ont publié une déclaration
    commune (voir annexe 1). La situation de la Russie, qui a
    fait l'objet d'une récente étude de l'OCDE, ainsi que celle
    d'autres pays européens, ont été examinées.</p>
</blockquote>

<p align="left">&nbsp;</p>

<blockquote>
    <p align="left"><a name="a. Contexte: la Russie en transition"><b>a. Contexte:
    la Russie en transition</b></a></p>
    <p align="left">6.La restructuration de la production
    alimentaire en Russie passe par la réorganisation
    progressive du régime foncier et l'évolution des attitudes
    des responsables de son application. Les changements opérés
    à cette fin dans l'enseignement, la formation et les
    services de conseil agricoles se sont concentrés sur la
    nécessité de mener à bien ces réformes tout en répondant
    aux exigences de l'économie de marché, en particulier, en
    recherchant l'efficacité dans la production, le traitement
    et la distribution de matières premières et de produits
    alimentaires de qualité. Le gouvernement de la Région de
    Novgorod a créé, dans ce but, un Département de
    l'éducation spécialisé, qui supervise les académies,
    collèges et établissements de formation professionnelle
    agricoles.</p>
    <p align="left">7.La Russie a vécu cinq années de réforme
    agraire; actuellement, 90&nbsp;% des terres sont cultivées
    par des groupements ou des particuliers. Cent quarante
    millions d'hectares (6&nbsp;% des terres productives)
    appartiennent à 280&nbsp;000&nbsp;exploitants, qui
    fournissent entre 2 et 5&nbsp;% des produits alimentaires.
    L'objectif fixé pour l'an&nbsp;2000 est de
    350&nbsp;000&nbsp;exploitants privés. </p>
    <p align="left">8.La sécheresse, une forte inflation et des
    coupes dans les subventions de l'Etat ont entraîné une
    chute de 28% de la production agricole depuis 1990; 70&nbsp;%
    des exploitations ont fait des pertes et l'Etat a dû
    importer à hauteur 40&nbsp;% des besoins alimentaires du
    pays. L'instauration progressive d'un marché foncier,
    accompagnée des dispositions législatives pertinentes,
    permettra une coopération plus efficace avec d'autres pays
    en vue de stabiliser l'agriculture. On ne doit pas voir là
    un retour à l'économie dirigée, mais simplement
    l'introduction de mesures réglementaires, fondamentalement
    assez semblables à celles qu'ont prises les pays occidentaux
    pour stabiliser leurs économies rurales. La faiblesse des
    subventions de l'Etat . 3,3&nbsp;% . incite le secteur
    agricole à adopter des techniques, des méthodes
    d'exploitation et de gestion modernes, pour atteindre des
    niveaux de productivité suffisants.</p>
    <p align="left">9.La réforme des infrastructures
    financières et de marché, avec la mise en place de
    systèmes modernes de banque et de crédit, pose des
    problèmes d'une extrême complexité, auxquels il faudra
    bien trouver des solutions.</p>
    <p align="left">10.Mais la condition première de réussite
    de cette réforme de l'agriculture, c'est l'adoption de
    programmes d'enseignement et de formation agricoles adaptés.</p>
    <p align="left">&nbsp;</p>
    <p align="left"><a name="b. Les problèmes"><b>b. Les
    problèmes</b></a></p>
    <p align="left">11.La Russie n'est pas le seul pays à
    n'avoir pas suffisamment de ressources alimentaires, ou à
    manquer d'infrastructures organisées et efficaces. De même,
    elle partage avec les pays occidentaux les difficultés
    engendrées par l'évolution économique et démographique de
    ces dernières décennies.</p>
    <p align="left">12.La dégradation de la biosphère, qui
    découle de l'abus des monocultures et de l'usage intensif de
    produits chimiques, et les changements climatiques font
    également partie des grandes préoccupations de ceux qui
    sont chargés d'amener les industries alimentaires de Russie
    à un niveau de production suffisant et durable.</p>
    <p align="left">13.De même, les établissements
    d'enseignement et de formation professionnels mettent aux
    premiers rangs de leurs priorités le développement de
    ressources humaines capables de remplir les multiples
    fonctions correspondant aux diverses étapes de la chaîne de
    production alimentaire. Toutefois, il ne faudrait pas
    sacrifier à un changement économique et technologique trop
    rapide les traditions et les modes de vie propres aux
    régions rurales. Il faut préserver la stabilité des
    valeurs morales qui fait partie du patrimoine rural.</p>
    <p align="left">14.L'enseignement agricole doit donc assurer
    une formation étendue aux systèmes de production durable,
    tenant dûment compte de la sauvegarde des traditions et des
    cultures locales, tout autant que des besoins des
    spécialistes, des gestionnaires, des conseillers, des
    experts de l'agro-industrie, des exploitants et des
    travailleurs agricoles. </p>
    <p align="left">15.Les trois types d'institutions
    (établissements d'enseignement général, technique et
    professionnel) coopérant à l'élaboration des programmes
    sont bien placés pour satisfaire à ces critères. Une
    coopération encore élargie, entre la région de Novgorod et
    les Etats Baltes par exemple, permettrait de mettre à profit
    des connaissances et des compétences extérieures, et
    offrirait la possibilité d'échanges d'enseignants et
    d'étudiants.</p>
    <p align="left">&nbsp;</p>
    <p align="left"><a name="c. L'enseignement agricole en Russie"><b>c.
    L'enseignement agricole en Russie</b></a></p>
    <p align="left">16.Les questions auxquelles doivent répondre
    les responsables des 18 universités, 41&nbsp;académies,
    leurs 200&nbsp;000&nbsp;étudiants, les 70 stations
    expérimentales et les nombreux établissements
    d'enseignement et de formation professionnels sont les
    suivantes: à qui enseigner, que leur enseigner, et comment
    l'enseigner le mieux possible?</p>
    <p align="left">17.L'analyse des structures de l'offre en
    matière d'éducation et de formation a conduit à axer les
    nouveaux programmes sur la formation économique, aux dépens
    de la médecine vétérinaire et de la technologie.
    Vingt-quatre disciplines spécialisées, notamment droit,
    comptabilité, finance et gestion, production alimentaire,
    marketing, sont maintenant en place.</p>
    <p align="left">18.Les universités, n'ayant plus à se plier
    à des directives venues d'en haut, peuvent améliorer leurs
    programmes, pour les adapter à l'évolution des méthodes et
    des structures qui se produit au niveau national ou
    régional.</p>
    <p align="left">19.Les progrès sont freinés par le manque
    de ressources financières et d'enseignants spécialisés
    dans les questions économiques et environnementales.
    Actuellement, 10&nbsp;% du financement doit provenir de
    sources autres que l'Etat et la région, et ce problème
    s'aggravera probablement.</p>
    <p align="left">20.Le perfectionnement du personnel par des
    programmes d'échanges internationaux se heurte à l'obstacle
    de la langue . problème que connaissent aussi les pays
    occidentaux. Il serait extrêmement utile aux académies
    d'accéder, par le moyen d'Internet ou d'autres systèmes
    multimédias, aux bibliothèques et autres sources de
    matériaux pédagogiques du monde entier.</p>
    <p align="left">21.Ces ressources, qui contribueraient
    également au développement et à l'amélioration des
    services de conseil et de conseil pourraient être
    accessibles aux agriculteurs dûment formés.</p>
    <p align="left">22.Les changements déjà introduits en
    réponse aux recommandations d'un projet de l'OCDE mené par
    des conseillers américains et européens résultent d'une
    coopération étroite entre le ministère de l'Agriculture et
    le ministère de l'Education.</p>
    <p align="left">23.Le rapport met en relief les changements
    suivants:</p>
    <ul>
        <li><p align="left">l'établissement de contacts étroits
            entre la recherche et l'enseignement; </p>
        </li>
        <li><p align="left">la formation d'un plus grand nombre
            de spécialistes en économie, marketing et
            distribution de produits alimentaires, tenant compte
            de toute la chaîne de production alimentaire; </p>
        </li>
        <li><p align="left">l'inclusion de notions économiques
            dans les programmes d'enseignement de tous les
            niveaux; </p>
        </li>
        <li><p align="left">l'élargissement des programmes
            d'études, permettant une formation polyvalente à
            tous les niveaux de l'enseignement agricole; </p>
        </li>
        <li><p align="left">la mise en place de programmes
            d'enseignement destinés aux exploitants privés,
            présentant divers modes de participation; </p>
        </li>
        <li><p align="left">la mise en place de services de
            conseil agricole, qui s'appuient sur des Centres
            d'excellence régionaux ayant une approche intégrée
            de la recherche, du développement et de
            l'enseignement; </p>
        </li>
        <li><p align="left">l'amélioration de la formation des
            professeurs de l'enseignement supérieur. </p>
        </li>
    </ul>
    <p align="left">24.Ces besoins de développement sont le lot
    de bien des pays, et le partage des expériences profite à
    tous. Il ne faudrait pas négliger la contribution des
    organismes professionnels et quasi politiques, comme ceux
    qu'on trouve en France. De même, les problèmes étroitement
    imbriqués de l'agriculture mondiale devraient être traités
    à l'échelle internationale . comme le reconnaît déjà
    l'ordre du jour du Conseil de l'Europe. </p>
    <p align="left">25.Entre autres moyens de favoriser la
    coopération entre fournisseurs et utilisateurs de services,
    on peut suggérer les suivants: fermes modèles régionales,
    permettant de faire la démonstration de systèmes de
    production rentables; co-entreprises transfrontalières; prix
    récompensant des réalisations marquantes.</p>
    <p align="left">&nbsp;</p>
    <p align="left"><a name="d. Enseignement, formation et services de conseil . Le contexte élargi"><b>d.
    Enseignement, formation et services de conseil . Le contexte
    élargi </b></a></p>
    <p align="left">26.Il faut donc répondre aux besoins des
    agriculteurs, jeunes ou moins jeunes, dans ce contexte de
    changement technique, social et culturel découlant du
    passage à l'économie de marché. </p>
    <p align="left">27.L'enseignement technique ne peut à lui
    seul satisfaire aux objectifs de formation multifonctionnelle
    de la main-d'&#156;uvre agricole. Une diversification
    réussie de l'économie rurale exige une certaine mobilité
    de la population et l'acceptation par tous les intéressés
    de leurs responsabilités sociales et culturelles.</p>
    <p align="left">28.La formation des conseillers doit leur
    présenter l'exploitant agricole, non comme un simple
    producteur de matières premières, mais aussi comme un
    entrepreneur ayant une compréhension globale des facteurs
    internationaux qui influent sur les marchés intérieurs et
    extérieurs et capables d'en tenir compte dans leur gestion.</p>
    <p align="left">29.Qu'ils soient financés par l'Etat ou par
    le secteur privé, l'enseignement et les services de conseil
    certes indispensables au transfert des résultats de la
    recherche sur la production et à leur mise en application,
    doivent cependant cesser de s'intéresser exclusivement à
    l'aspect technique, et accorder autant d'attention aux
    questions sociales et économiques: L'impact des forces du
    marché et la pression d'un secteur agro-industriel en
    expansion, les besoins particuliers des régions les plus
    pauvres, le développement d'activités non agricoles dans
    les régions rurales et la nécessité absolue d'assurer la
    protection de l'environnement au sens le plus large sont des
    questions qui, toutes, doivent trouver leur place dans les
    programmes d'enseignement.</p>
    <p align="left">30.Les services de conseil ont un rôle
    capital à jouer dans les transformations structurelles en
    cours et doivent, en conséquence, être organisés de façon
    à assurer l'harmonie entre ceux qui sont à l'origine du
    changement et ceux qui en subissent les répercussions. Le
    meilleur moyen d'y parvenir est de faire participer les
    agriculteurs à l'animation et à la supervision de ces
    services. Tout en acceptant la nécessité d'un contrôle de
    l'Etat assorti d'un budget, il faudra peut-être à l'avenir
    accepter le versement d'honoraires à ces services
    spécialisés, comme cela se pratique dans d'autres pays
    européens.</p>
    <p align="left">31.L'enseignement agricole doit coopérer
    avec les services de conseil et les associations
    d'exploitants agricoles, pour faire en sorte que les
    programmes de formation des conseillers et des agriculteurs
    intègrent cette nouvelle logique commerciale.</p>
    <p align="left">32.Les programmes d'assistance de l'Union
    européenne mettent l'accent sur ce partenariat; ils sont
    dispensés par des organisations telles que le CEPFAR (Centre
    européen pour la promotion et la formation en milieu
    agricole et rural). Les formes d'aide diffèrent selon les
    besoins des régions et les objectifs spécifiques de l'UE.
    Un grand nombre de ces programmes donnent une place centrale
    à la formation professionnelle, au sein des 33&nbsp;% de
    l'ensemble du budget communautaire consacré aux réformes
    des politiques économiques et sociales. Le CEPFAR offre une
    base de données sur les organisations qui coopèrent
    par-dessus les frontières, pour améliorer les possibilités
    de formation professionnelle.</p>
    <p align="left">33.Les coopératives agricoles et les
    organisations professionnelles comme la Confédération
    européenne de l'agriculture jouent un rôle capital dans
    l'enseignement et la formation de leurs membres.
    L'interaction entre ces organisations, les institutions de
    recherche et de développement et les services de conseil
    agricole, constitue un exemple de coopération efficace; ce
    principe, s'il était adopté, serait extrêmement utile aux
    économies en transition.</p>
    <p align="left">34.Le ministère des Finances, avec l'aide de
    la Banque mondiale, réorganise la diffusion des savoirs
    agricoles au sein de la Russie sur une base régionale. Les
    services de conseil de pays comme le Danemark et le
    Royaume-Uni, qui comportent un élément éducatif, offrent
    des modèles à ce processus de reconstruction.</p>
    <p align="left">35.On pourrait envisager de choisir trois
    régions de Russie comme sujets d'un programme en
    collaboration financé par l'Union européenne. Ce projet
    demanderait l'introduction ou l'adaptation de systèmes de
    formation ayant des objectifs précis. Les «programmes
    d'assistance technique» précédemment appliqués n'ont pas
    toujours obtenu des résultats satisfaisants pour toutes les
    parties. La Russie, qui dispose maintenant de lignes de
    crédits auprès de banques d'Europe et du monde entier, est
    en situation idéale pour travailler avec des agriculteurs
    européens. Cela permettrait de superviser la gestion et le
    contrôle de projets en collaboration, et de montrer ce que
    doit être l'assistance technique fournie par les service de
    conseil.</p>
    <p align="left">&nbsp;</p>
    <p align="left"><a name="e. La sylviculture"><b>e. La
    sylviculture</b></a></p>
    <p align="left">36.La Russie, qui possède le cinquième des
    forêts de toute la planète, a pleinement conscience de ses
    responsabilités de gestionnaire de cette ressource naturelle
    vitale.</p>
    <p align="left">37.Depuis 1993, la législation permet de
    louer des forêts à des compagnies russes ou étrangères;
    actuellement, on compte, dans la région de Novgorod, trois
    entreprises créées en coopération avec des sociétés de
    Finlande et de Suède.</p>
    <p align="left">38.En tant que signataire de l'Accord de Rio
    de 1992, la Russie a pris des mesures pour garantir une
    gestion durable de ses ressources en bois. Tout projet
    d'aménagement doit faire l'objet d'une étude d'impact sur
    l'environnement.</p>
    <p align="left">39.On a conservé l'ancien système de
    formation à la sylviculture, avec treize&nbsp;universités,
    vingt-quatre&nbsp;collèges techniques et écoles
    professionnelles, où 5&nbsp;000&nbsp;étudiants se
    spécialisent dans ce domaine. L'expérience héritée et les
    connaissances scientifiques ont été adaptées pour
    répondre aux besoins de la gestion de quatre types de
    forêts: privées, d'Etat, coopératives et protégées. Pour
    assurer la transmission des responsabilités aux nouvelles
    formes d'entreprises forestières, de nouvelles dispositions
    législatives prévoient des baux de cinquante&nbsp;ans,
    assortis d'un cahier des charges conforme aux critères des
    Nations Unies.</p>
    <p align="left">40.La gestion et la supervision sont
    confiées à des comités centraux, régionaux et locaux et
    les agriculteurs qui possèdent ou exploitent des forêts
    sont tenus de se conformer aux dispositions législatives
    nationales et régionales. Il reste à adopter, au niveau
    local, des mécanismes administratifs plus efficaces pour
    assurer une gestion durable.</p>
    <p align="left">41.La formation à la sylviculture est
    financée concurremment par l'Etat et le participant et tous
    les formateurs sont tenus d'obtenir les qualifications
    appropriées avant d'enseigner . que ce soit en tant que
    professeur ou que forestier.</p>
    <p align="left">42.Les principaux problèmes relatifs à la
    location de forêts à des compagnies étrangères tiennent
    surtout aux différences de législation entre les divers
    pays et à l'obligation d'en tenir compte dans les programmes
    d'étude.</p>
    <p align="left">43.Dans des pays comme la Finlande, la
    sylviculture, qui contribue pour une grande part au PNB, a
    subi des changements radicaux.</p>
    <p align="left">44.En effet, à la suite des accords de Rio
    et d'Helsinki (1992 et 1993), la gestion des forêts est en
    évolution dans le monde entier. Une gestion durable exige
    que l'exploitation des forêts et des terrains forestiers
    respecte la diversité biologique et l'équilibre écologique
    tout en optimisant l'activité économique et sociale à tous
    les niveaux. Cela entraîne un important remaniement des
    programmes d'enseignement et de formation.</p>
    <p align="left">45.D'autres facteurs dont devra tenir compte
    l'enseignement de la sylviculture en Finlande sont la
    mécanisation de l'exploitation, l'introduction de nouvelles
    activités économiques dans les zones rurales et
    l'émigration vers les villes.</p>
    <p align="left">46.La Finlande offre un enseignement et une
    formation pour les quatre&nbsp;niveaux d'emploi de la
    sylviculture: ouvriers forestiers/conducteurs de machines,
    gestionnaires et surveillants, conseillers et propriétaires
    de forêts.</p>
    <p align="left">47.La crise économique des années&nbsp;90,
    avec la récession et les coûts budgétaires qu'elle a
    entraînés, a réduit le nombre des emplois forestiers. Le
    très vaste réseau national d'établissements d'enseignement
    et de formation à la sylviculture, qui coûtait fort cher, a
    été sensiblement rationalisé.</p>
    <p align="left">48.Toutefois, les exigences de l'écologie et
    le recours aux produits forestiers pour la production
    d'énergie ont entraîné la création d'emplois nouveaux,
    donc, de formation à ces emplois. On considère que la
    durabilité englobe les aspects de production et
    d'environnement et l'aspect social.</p>
    <p align="left">49.La Finlande reconnaît d'ailleurs que la
    «durabilité sociale» est d'importance vitale pour le
    développement des ressources humaines, et qu'on doit dûment
    tenir compte des besoins des habitants et de leur région
    chaque fois qu'un projet d'aménagement risque de donner lieu
    à controverse.</p>
    <p align="left">50.En conséquence, les programmes d'étude
    doivent maintenant comporter l'enseignement des nouvelles
    techniques relatives à la gestion de l'habitat, aux
    activités récréatives, aux produits non forestiers, au
    maintien des fonctions écologiques bénéfiques et de
    l'équilibre social, tout cela passant par une approche plus
    holistique de l'enseignement de la sylviculture. La Finlande
    considère que le travail en partenariat est un moyen
    efficace d'harmoniser les programmes d'enseignement et de
    formation.</p>
    <p align="left">51.Pour préserver l'avenir, l'enseignement
    de la sylviculture devra gagner la confiance des jeunes en
    adoptant des programmes tenant compte de toute la complexité
    d'une économie forestière durable.</p>
    <p align="left">&nbsp;</p>
    <p align="left"><a name="f.&nbsp;La prise en compte des réformes dans l'enseignement, la formation et les services de conseil"><b>f.&nbsp;La
    prise en compte des réformes dans l'enseignement, la
    formation et les services de conseil</b> </a></p>
    <p align="left">52.Les problèmes d'organisation et les
    difficultés financières de la Russie freinent l'évolution
    des programmes d'étude. La restructuration du régime
    foncier, la diversité du marché, le développement
    d'entreprises agro-industrielles à la recherche du profit,
    tout cela exige une conception différente de la
    coopération. </p>
    <p align="left">53.L'accès à l'expérience et aux
    connaissances de l'Europe aidera la Russie à améliorer son
    enseignement agricole. </p>
    <p align="left">54.Par exemple, elle pourrait tirer parti des
    connaissances d'organisations comme Agropolis, qui est une
    fédération française regroupant 2&nbsp;300&nbsp;centres de
    recherche et de transfert de technologie dans le domaine de
    l'agriculture et les domaines connexes. Pour Agropolis, les
    fonctions de recherche et développement, de conseil et de
    formation sont complémentaires et ne devraient pas, comme
    c'est trop souvent le cas, être financées séparément,
    comme s'il n'y avait pas de liens entre elles.</p>
    <p align="left">55.Une approche globale, combinant toutes les
    activités interdépendantes en vue de répondre de façon
    durable à la demande du marché, a fait la preuve de son
    efficacité à tous les niveaux d'action. </p>
    <p align="left">56.Les réformes qui ont touché les 180
    coopératives et fermes collectives et les
    1&nbsp;800&nbsp;exploitations privées du ressort du
    Département de l'agriculture de Novgorod ont été
    l'occasion de repenser, dans une optique intégrée,
    l'enseignement et la formation dispensés par l'académie et
    les écoles techniques et professionnelles. Si, actuellement,
    on s'efforce d'améliorer le contenu technique des
    programmes, c'est, ensuite, sur la gestion et le contrôle et
    sur la communication qu'on souhaiterait mettre l'accent. </p>
    <p align="left">57.Les liens avec les Pays-Bas ont permis de
    recycler les spécialistes chargés de fournir des conseils
    techniques aux agriculteurs de la région. On pourrait
    développer ce genre d'actions, à condition de trouver les
    réseaux appropriés. </p>
    <p align="left">58.Il y a, par exemple, NATURA, qui regroupe
    trente-trois&nbsp;universités de l'Union européenne pouvant
    désormais avoir des membres affiliés. Bien qu'ayant pour
    objet l'aide en matière d'enseignement et de recherche aux
    organismes s'occupant de développement dans les régions
    tropicales et subtropicales de l'hémisphère sud, cette
    organisation a beaucoup à offrir aux institutions d'Europe
    centrale. Parmi les projets qu'elle soutient, on citera: des
    méthodes novatrices de formation des formateurs,
    l'introduction de modes de culture durables, les entreprises
    et la coopération en milieu rural. </p>
    <p align="left">59.Par ailleurs, elle offre la possibilité
    de préparer un mastère dans plusieurs pays, et possède un
    service de prêts interbibliothécaires. </p>
    <p align="left">60.JTP (Jumelage, Twinning and Partnerschaft)
    est une autre organisation européenne de soutien à
    l'enseignement agricole. Financée par ses membres, elle a
    pour but de favoriser la coopération et les échanges entre
    les institutions européennes d'enseignement agricole, en
    permettant aux étudiants et aux professeurs de réfléchir
    à la nature future de l'entreprise et de l'agriculture. A
    l'occasion de ses séminaires biannuels, les enseignants se
    penchent sur les problèmes qui se posent aux activités
    fondées sur l'utilisation des terres dans les pays membres,
    organisent des programmes d'échanges d'étudiants et mettent
    au point du matériel pédagogique sur des questions
    d'environnement.</p>
    <p align="left">61.Une base de données fournit des
    informations sur les établissements supérieurs des Etats
    membres, la gamme de cours qu'ils offrent, leurs étudiants,
    leurs équipements de formation et les possibilités d'emploi
    de leurs diplômés.</p>
    <p align="left">62.Les étudiants en agriculture perçoivent
    les effets directs des politiques réformistes sur leurs
    programmes d'études. Ils attachent une importance
    particulière aux programmes d'échanges, qui leur permettent
    de s'initier à de nouvelles méthodes de transmission des
    compétences et des savoirs, d'apprendre une deuxième ou une
    troisième langue et, surtout, en améliorant les relations
    internationales et la compréhension mutuelle, les aident à
    développer leur capacité à relever les défis du
    changement. </p>
</blockquote>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><a name="3. Les formations aux métiers de la pêche et de la mer"><b>3.
Les formations aux métiers de la pêche et de la mer</b> </a></p>

<blockquote>
    <p align="left">63.Depuis l'Antiquité, la pêche est une
    source importante de nourriture pour l'humanité et fournit
    du travail et des revenus à ceux qui s'y consacrent. La
    pêche, et de plus en plus l'aquaculture également,
    contribuent à la vitalité économique de nombreuses
    localités côtières et créent d'importantes activités
    «en aval» et «en amont»: fabrication et entretien du
    matériel de pêche, des bateaux de pêche et de
    l'équipement pour l'aquaculture, transformation et
    commercialisation du poisson.</p>
    <p align="left">64.L'enseignement et la formation sont
    importants pour toutes ces activités et sont généralement
    dispensés aux niveaux secondaire et supérieur (institut
    universitaire et université). Un bon niveau d'instruction et
    de compétence améliore la situation de ceux qui travaillent
    dans ce secteur et est également important pour satisfaire
    aux normes de haut niveau fixées pour l'amélioration et le
    contrôle de la qualité à tous les postes de la chaîne de
    production.</p>
    <p align="left">&nbsp;</p>
    <p align="left"><a name="a. Enseignement secondaire et formation professionnelle"><b>a.
    Enseignement secondaire et formation professionnelle</b></a></p>
    <p align="left">65.Au niveau de l'enseignement secondaire,
    les programmes de formation aux métiers de la pêche et de
    la mer se divisent en trois filières; à savoir: <i>a.</i>
    les bateaux de pêche; <i>b.</i>&nbsp;l'aquaculture; et <i>c</i>.
    la transformation du poisson. En Norvège, la plupart des
    élèves suivent une formation de base commune, avant de se
    spécialiser, comme le montre le schéma n°&nbsp;1. </p>
    <p align="left">&nbsp;</p>
    <p align="left"><i>Schéma n° 1: Formation aux métiers de
    la pêche et de la mer en Norvège</i></p>
    <p align="left"><b><i>La filière &quot;bateaux de
    pêche&quot;</i></b> ouvre aux étudiants des emplois de
    pêcheurs et de marins. Après avoir suivi le cours
    élémentaire, les élèves passent au cours avancé de
    niveau I. Puis, au terme d'une année de stage pratique à
    bord d'un bâtiment de pêche, ils peuvent entrer dans un
    lycée technique en vue de devenir en deux ans second ou
    capitaine.</p>
    <p align="left">Les étudiants ayant suivi les enseignements
    de la <b><i>filière d'aquaculture</i></b> peuvent prétendre
    à un emploi dans le secteur de la production du poisson et
    des crustacés pour autant qu'ils aient terminé le cours
    avancé de niveau I. Le cours avancé de niveau II permet de
    se former au commerce et à la gestion.</p>
    <p align="left">Les étudiants ayant suivi les enseignements
    de la <b><i>filière de l'industrie de la pêche</i></b>
    peuvent exercer divers métiers de l'industrie de la pêche
    (transformation du poisson), ainsi que dans d'autres
    industries de production alimentaire. A l'issue du cours
    avancé de </p>
    <p align="left">niveau I, les étudiants peuvent se
    perfectionner dans le domaine de la transformation du poisson
    en suivant un programme de deux ans dans un lycée technique.</p>
    <p align="left">Dans les trois filières, un <b>certificat
    d'aptitude professionnelle</b> peut être obtenu à l'issue
    de deux années de cours et deux années de stage pratique.</p>
    <p align="left">66.En Norvège les lycées techniques font
    partie du second cycle de l'enseignement secondaire. Ils
    proposent des formations en deux ans aux étudiants
    possédant déjà une compétence professionnelle, une
    expérience de travail pratique ou ayant fait des études au
    niveau du second cycle de l'enseignement secondaire. Depuis
    de nombreuses années, les lycées techniques proposent des
    cours dans le domaine du génie civil, du génie électrique,
    de la mécanique des moteurs, des technologies de forage, des
    techniques de production, de transformation, de soudage et de
    transformation du poisson.</p>
    <p align="left">67.A la sortie d'un lycée technique, la
    plupart des étudiants obtiennent des postes de niveau moyen
    tels que technicien ou contremaître, mais les titulaires
    d'un certificat d'aptitude professionnelle délivré par l'un
    de ces lycées ont également accès à l'enseignement
    technique supérieur (par ex., dans le domaine du génie, de
    la transformation du poisson ou des études maritimes).</p>
    <p align="left"><b><i>Les programmes de formation et les
    enseignements dans le domaine des métiers de la mer</i></b>
    sont inspirés de la Convention internationale de 1978 sur
    les normes de formation des gens de mer, de délivrance des
    brevets et de veille approuvée par le gouvernement de
    quelque 130 pays.</p>
    <p align="left">69.La Convention contient un certain nombre
    de normes minimales obligatoires en matière de délivrance
    de brevets aux officiers chargés de la surveillance de la
    navigation et de la veille à bord des bateaux. Elle prévoit
    également un certain nombre de normes applicables aux
    matelots de pont et dans la salle des machines, ainsi qu'aux
    officiers et aux matelots à bord des pétroliers et des
    navires transportant des produits chimiques ou du gaz
    liquide. La formation en matière de sécurité pour tous les
    membres du personnel à bord fait l'objet d'une mention
    particulière. La Convention est placée sous les auspices de
    l'Organisation Maritime Internationale (OMI) des Nations
    Unies.</p>
    <p align="left">70.En juillet 1995, l'OMI a adopté une
    convention similaire, applicable au personnel des navires de
    pêche. Il est prévu que cette convention, qui - pour ce qui
    est de la sécurité à bord - est très proche de la
    convention de 1978, entre en vigueur d'ici deux à trois ans.</p>
    <p align="left">&nbsp;</p>
    <p align="left"><a name="b. Enseignement supérieur"><b>b.
    Enseignement supérieur</b></a></p>
    <p align="left">71.Les instituts universitaires et les
    universités dispensent une formation aux métiers de la
    pêche et de la mer plus poussée que celle du deuxième
    cycle de l'enseignement secondaire. Les instituts
    universitaires norvégiens donnent à leurs diplômés les
    qualifications professionnelles nécessaires pour occuper des
    emplois basés à terre, mais la plupart d'entre eux
    s'enrôlent pendant quelques années sur un navire marchand
    ou un bâtiment de pêche pour acquérir de l'expérience en
    tant qu'officiers. Ces instituts proposent une vaste gamme de
    programmes d'étude englobant des matières telles que la
    pêche (technologie et économie), l'aquaculture, les
    techniques de transformation du poisson, les études
    nautiques, le génie maritime, la biotechnologie de la
    pêche, la technologie des substances nutritives,
    l'hydrogéologie et la commercialisation des exportations.</p>
    <p align="left">72.A l'université, les programmes d'étude
    sont de nature plus théorique. A l'heure actuelle, les
    universités norvégiennes proposent le choix de disciplines
    ci-après: économie de la pêche, commerce, biologie marine
    et de la pêche, santé du poisson, aquaculture, technologie
    des substances nutritives, ressources halieutiques et gestion
    de la pêche, technologie marine et études nautiques.</p>
    <p align="left">73.L'approfondissement des connaissances dans
    ces différents domaines est assuré par une multitude
    d'activités de recherche et développement. Cette question
    fera l'objet d'un rapport distinct qui sera présenté à
    l'Assemblée en réponse à la Directive n° 522 (1996)
    relative à l'exploitation durable des ressources biologiques
    marines.</p>
    <p align="left">&nbsp;</p>
    <p align="left"><a name="c. Coopération européenne"><b>c.
    Coopération européenne</b></a></p>
    <p align="left">74.L'enseignement et la formation dans ces
    domaines gagneraient, semble-t-il, à faire l'objet d'une
    coopération urbaine accrue comportant l'échange
    d'enseignants et d'étudiants. Le poisson est une ressource
    commune qui ne respecte pas toujours les frontières
    nationales. Des contacts plus étroits entre les acteurs de
    ces secteurs pourraient aussi engendrer une meilleure
    compréhension des problèmes communs et réduire les
    tensions. Par le biais de l'enseignement et de la formation,
    une telle démarche pourrait aussi conduire à une
    exploitation durable des ressources vivantes des océans et
    des mers et de leurs habitats.</p>
</blockquote>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><a name="4. Conclusions"><b>4. Conclusions</b> </a></p>

<blockquote>
    <p align="left">75.L'ensemble des secteurs de l'agriculture,
    de la sylviculture et de la pêche doit tendre à répondre
    aux besoins d'un marché de plus en plus présent et
    concurrentiel, en adoptant des méthodes de production
    économiquement viables et durables. </p>
    <p align="left">76.Dans ces pays où le passage à
    l'économie de marché entraîne de grands bouleversements et
    une refonte complète des infrastructures et des systèmes
    financiers, les organismes d'enseignement et de conseil dans
    les domaines de l'agriculture, de la sylviculture et de la
    pêche ont un énorme travail à accomplir. </p>
    <p align="left">77.Les contributions au présent rapport des
    deux séminaires sur la gestion des pêches et sur
    l'enseignement, la formation et les services de conseil dans
    les domaines de l'agriculture et de la sylviculture montrent
    bien l'intérêt de disposer d'un bon système éducatif,
    permettant de former des professionnels à tous les niveaux
    et dans une vaste gamme d'emplois, et de promouvoir une
    participation active à la société. Le système
    d'enseignement, de formation et de conseil doit être
    intégré et fonctionner en harmonie avec les professions
    qu'il est censé servir et les unités de recherche et de
    développement correspondant à ses différentes branches.</p>
    <p align="left">78.Ils s'efforcent de remédier à leurs
    déficiences en s'appuyant sur l'expérience des autres pays
    et sur des actions en partenariat.</p>
    <p align="left">79.Il est vital pour la prospérité des
    régions rurales côtières et de la nation dans son ensemble
    que les services d'enseignement, de formation et de conseil
    dans les domaines de l'agriculture, de la sylviculture et de
    la pêche soient convenablement organisés et disposent d'un
    financement suffisant. </p>
    <p align="left">Pour cela, il faut donner aux formateurs, non
    seulement des capacités techniques et la connaissance des
    méthodes de production économiquement durables, mais aussi,
    les compétences relationnelles leur permettant de comprendre
    et de communiquer efficacement.</p>
    <p align="left">81.Il faudra, à cette fin, mettre à profit
    l'expérience des démocraties développées, pour créer des
    partenariats mutuellement avantageux. </p>
</blockquote>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><a name="Annexe"><b>Annexe</b> </a></p>

<p align="left"><b>DECLARATION </b></p>

<p align="left"><b>du SEMINAIRE SUR L'ENSEIGNEMENT, LA FORMATION
ET LES SERVICES DE CONSEIL DANS LES DOMAINES DE L'AGRICULTURE ET
DE LA SYLVICULTURE </b></p>

<p align="left"><b>(Novgorod (Russie), 13 et 14 juin 1996) </b></p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<blockquote>
    <p align="left">1.Les participants, qui viennent des 39 pays
    membres du Conseil de l'Europe ainsi que d'Arménie, du
    Belarus, de Croatie et des Etats-Unis, félicitent
    l'Assemblée fédérale de la Fédération de Russie et le
    Gouverneur de Novgorod d'avoir pris l'initiative d'organiser
    cette importante réunion, ouverte par M. I.G. Ouchatchev,
    Vice-Ministre de l'Agriculture et des Produits alimentaires
    de la Fédération de Russie.</p>
    <p align="left">2.Le Séminaire estime que durant toute la
    vie de quelqu'un, l'enseignement et la formation jouent un
    rôle fondamental dans la participation de l'intéressé à
    la vie démocratique et dans l'épanouissement de sa
    personnalité.</p>
    <p align="left">3.Il note que maintes zones rurales ont vu se
    dégrader leurs infrastructures d'enseignement et de
    formation et que les campagnes souffrent d'un exode de leur
    jeunesse, auquel contribue souvent la centralisation des
    établissements d'enseignement supérieur, qui sont presque
    toujours implantés dans les grandes villes.</p>
    <p align="left">4.Il considère que l'insuffisance des
    possibilités d'enseignement et de formation et l'hémorragie
    de compétences qui s'en est suivie ont nui au potentiel de
    développement des zones rurales. </p>
    <p align="left">5.Le Séminaire se déclare d'avis que
    l'enseignement et la formation dans les domaines de
    l'agriculture et de la sylviculture, ainsi que les services
    d'orientation compétents en la matière, présentent la plus
    grande importance pour la compétitivité des secteurs
    agro-alimentaire et sylvicole, donc aussi - dans bien des cas
    - pour la prospérité des régions rurales, la santé de
    l'économie nationale, la sécurité alimentaire et une
    gestion soutenue des ressources naturelles renouvelables.
    Cette question est particulièrement cruciale pour les
    nouvelles démocraties d'Europe centrale et orientale. </p>
    <p align="left">6.Le Séminaire invite par conséquent les
    gouvernements européens - et notamment le gouvernement de la
    Russie, en raison des importantes ressources naturelles et du
    vaste espace rural de ce pays - ainsi que les pouvoirs locaux
    et régionaux et les organisations européennes, en
    particulier le Conseil de l'Europe et l'Union européenne :</p>
    <ol type="i" start="1">
        <li><p align="left">à faciliter et à promouvoir la
            coopération la plus étroite entre les
            établissements européens d'enseignement et de
            formation et les services d'orientation compétents,
            en favorisant la mobilité des maîtres et des
            élèves et en exploitant les possibilités offertes
            par les nouvelles techniques de communication
            (Internet) ; </p>
        </li>
        <li><p align="left">à examiner le rôle que ces
            établissements pourraient jouer dans une politique
            tendant à revitaliser l'espace rural ainsi qu'à
            sauvegarder ses ressources naturelles, ses sites et
            son patrimoine culturel ; </p>
        </li>
        <li><p align="left">à évaluer, en particulier, le rôle
            et la mission des établissements d'enseignement et
            de formation agricoles et sylvicoles dans la
            promotion de l'entreprise et de l'emploi en milieu
            rural, ainsi que dans la préparation des
            agriculteurs et sylviculteurs à leurs multiples
            tâches (production de matières premières à usage
            alimentaire ou autre, protection de l'environnement
            et travaux d'entretien, tourisme vert, etc.). Cette
            évaluation devra comporter aussi une analyse des
            raisons qui militent pour la promotion de l'égalité
            des chances entre les hommes et les femmes en milieu
            rural ; </p>
        </li>
        <li><p align="left">à poursuivre la mise au point d'une
            action européenne commune en faveur du monde rural,
            ainsi que les efforts tendant à favoriser les
            utilisations soutenues et l'exploitation des
            ressources naturelles renouvelables conformément au
            projet de Charte européenne du monde rural. </p>
        </li>
    </ol>
    <p align="left">7.Le Séminaire estime que des institutions
    européennes comme le CEPFAR (Centre européen pour la
    promotion et la formation en milieu agricole et rural), la
    CEA (Confédération européenne de l'agriculture), NATURA,
    J/T/P et d'autres organisations s'occupant d'éducation, de
    formation et d'orientation dans les domaines de l'agriculture
    et de la sylviculture, doivent intensifier et élargir leur
    coopération avec les institutions russes de même nature. </p>
</blockquote>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<hr size="1">

<p align="left">Commission chargée du rapport: commission de
l'agriculture et du développement rural.</p>

<p align="left">Implications budgétaire pour l'Assemblée:
néant.</p>

<p align="left">Renvoi en commission: Doc. 7073 et renvoi n°
1941 du 18 mai 1994.</p>

<p align="left">Projet de recommandation adopté à l'unanimité
par la commission le 29 janvier 1997.</p>

<p align="left">Membres de la commission: M<em>me</em> <i>Johansson
(Présidente)</i>, MM. Figel, Seiler <i>(Vice-présidents)</i>,
MM. Adamiak, <i>Bernardini</i>, MM. <i>Carvalho</i>, <i>Cerny</i>,
Chulakov <i>(Remplaçant: Petrenko)</i>, <i>Ciupaila
(Remplaçant: Gylys)</i>, Collavini, Connolly <i>(Remplaçant:
Walsh)</i>, <i>Couveinhes</i>, Diana, <i>Eltz (Remplaçant:
Radic)</i>, <i>Ghesquière</i>, Ghimpu, Gnaga, Haraldsson, <i>Hoejland</i>,
<i>Holte</i>, Hornung, Sir Ralph Howell, MM. Jeambrun, <i>Kharitonov
(Remplaçant: Savitsky)</i>, Kiratlioglu, <i>Korkeaoja
(Remplaçant: Tiuri)</i>, Koulouris, Lesein, van der Linden, Lord
<i>Mackie of Benshie</i>, MM. Michels, Mrs Moser, MM. Penz, <i>Prusak</i>,
Rippinger, Rupar, Sainz Garcia <i>(Remplaçant: Gonzalez Laxe)</i>,
Scheer <i>(Remplaçant: Behrendt, Vice-Président)</i>, Sinka, <i>Steolea</i>,
<i>Szakál, Telgmaa</i>, J.&nbsp;Thompson, Tripunovski, Vella.</p>

<p align="left"><i>N.B. Les noms des membres présents à la
réunion sont indiqués en italique.</i></p>

<p align="left">Secrétaire de la commission: M. Lervik. </p>

<hr size="1">

<p align="left"><a href="#Footref1" name="Footnote1"><i>Note: 1</i></a><i>
de la commission de l'agriculture et du développement rural.</i>
</p>
</body>
</html>
