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<html>

<head>

<meta name="GENERATOR" content="Microsoft FrontPage 2.0">
<title>Établissement de normes internationales pour l'audit de l'impact sur l'environnement des entreprises industrielles</title>
</head>

<body bgcolor="#FFFFFF">

<p><img src="../logotran.gif" width="311" height="162"></p>

<hr size="1">

<p><font size="6"><b>Établissement de normes internationales
pour l'audit de l'impact sur l'environnement des entreprises
industrielles</b></font></p>

<p><font size="4"><b>Rapport</b></font><a href="#Footnote1" name="Footref1"><b>(1)</b></a></p>

<p><b>Doc. 7800</b> </p>

<p align="left">17 avril 1997 </p>

<p align="left"><b>Rapporteur: M. Jean-François LE GRAND,
France, Groupe des démocrates européens</b></p>

<hr size="1">

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Résumé</i></p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Les entreprises industrielles, facteur majeur de
la dégradation de l'environnement, devraient être impliquées
davantage dans la gestion environnementale. A cette fin,
différentes mesures sont d'ores et déjà prises dans certains
pays et au sein de l'Union Européenne visant à stimuler un
engagement volontaire des entreprises en faveur de
l'environnement qui s'ajouterait au respect par celles-ci des
normes réglementaires. Or, limitée à une partie de l'Europe,
cette approche risquerait de perdre en efficacité tout en
exerçant une influence négative sur les conditions de
concurrence.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Il est donc souhaitable de l'introduire, de
manière harmonisée et progressive, dans l'ensemble des pays
européens, en particulier dans les pays d'Europe centrale et
orientale où la &quot;culture&quot; environnementale n'est pas
encore enracinée et les entreprises peuvent, sous le poids des
réformes, céder à la tentation d'un &quot;dumping
écologique&quot;.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">L'Assemblée parlementaire invite les Etats
membres à sensibiliser les acteurs économiques aux problèmes
de gestion environnementale afin qu'ils s'engagent dans une
démarche active et volontaire en faveur des ressources
naturelles, et à procéder à l'harmonisation des législations
et des systèmes d'évaluation de données en matière
d'environnement.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">D'autre part, l'Assemblée invite les pays
d'Europe centrale et orientale à mieux tenir compte des aspects
environnementaux dans la mise en oeuvre des réformes
économiques et des restructurations industrielles, en favorisant
des projets qui contribuent au développement durable. </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><b>I. Projet de recommandation</b> </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">1.Les pressions directes ou indirectes que
l'industrie exerce sur l'environnement, rendent nécessaire la
mise en place de dispositifs réglementaires aptes à encourager
les entreprises à assumer un rôle actif dans la gestion de
l'environnement.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">2.La prise de conscience collective des menaces
qui pèsent sur les ressources naturelles permet la mise en place
de normes volontaires qui, conjuguées aux mesures
contraignantes, peuvent contribuer à organiser le management
environnemental de l'entreprise, à sensibiliser et former son
personnel et à améliorer la performance industrielle tout en
assurant un développement durable.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">3.A cet égard, l'Assemblée note avec
satisfaction le dispositif mis en place au niveau de l'Union
Européenne par le biais de la directive européenne sur les
études d'impact et des mesures volontaires qui peuvent être
appliquées dans le cadre des règlements ECO-audit et qui visent
à intégrer les entreprises du secteur industriel dans un
Système Communautaire de management environnemental.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">4.Elle se félicite d'ailleurs qu'une action
pilote spécifique ait également été lancée par la Commission
européenne à l'intention des petites et moyennes entreprises
qui souhaitent être assistées afin de développer une
méthodologie qui leur permette d'être enregistrées dans le
Système Communautaire de management environnemental.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">5.D'autre part, dans la configuration
géopolitique actuelle, l'état de dégradation de
l'environnement dans les pays d'Europe centrale et orientale est
certainement un des problèmes prioritaires qui se posent à la
communauté internationale et qui exige la mise en oeuvre
d'actions concrètes.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">6.L'état des ressources et le niveau de
pollution que connaissent les pays d'Europe centrale et
orientale, ainsi que le niveau précaire de leurs économies et
les choix auxquels ces pays sont confrontés dans cette période
de transition, imposent une approche du problème à tous les
niveaux afin d'obtenir un équilibre entre la mise en oeuvre
d'actions visant à endiguer la dégradation de l'environnement
et un développement économique satisfaisant. </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">7.De plus, la transition vers une économie de
marché peut avoir des effets extrêmement graves sur
l'environnement dans les pays d'Europe centrale et orientale qui,
en absence de soutien, risquent de répéter les erreurs commises
par les pays occidentaux dans le passé, et qui pourraient se
trouver aggravées par le fait que, face aux difficultés
économiques et sociales, les problèmes d'environnement passent
souvent au second plan. </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">8.D'autre part, les différences importantes des
normes environnementales entre les pays d'Europe centrale et
orientale et l'Europe occidentale peuvent donner lieu à des
phénomènes de dumping écologique qui auraient comme
conséquence une délocalisation d'activités économiques - de
la production ou du stockage de déchets par exemple - de
l'Europe occidentale vers l'Europe centrale et orientale. </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">9.En matière d'environnement, la plupart des
pays d'Europe centrale et orientale se trouvent confrontés aux
mêmes problèmes et il est par conséquent indispensable de
donner une priorité importante à leur prise en compte par les
différents acteurs de la société, notamment en développant
des actions visant la mise en place d'une articulation positive
et systématique entre développement économique et
environnement.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">10.A l'instar de ce qui semble donner des
résultats satisfaisants au niveau de l'Union Européenne, il
s'agit de veiller à la sensibilisation, l'information et la
participation des différents acteurs en suscitant de leur part
des démarches volontaires, tout en mettant en place des mesures
contraignantes qui résulteraient aussi bien de la signature des
conventions européennes et internationales existantes, que de
règlements et normes édictés au plan national.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">11.L'Assemblée estime que les entreprises
industrielles dans les pays d'Europe centrale et orientale
doivent être orientées vers des systèmes de management
environnemental qui, sans atteindre le niveau actuellement requis
au niveau de l'Union Européenne, permettraient d'amorcer un
processus qui s'inscrirait dès à présent dans la logique d'une
future adhésion de ces pays à l'Union Européenne qui
impliquera - entre autres - l'adoption des règlements
communautaires concernant l'environnement.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">12.A cet égard, il serait utile de tirer la
leçon des expériences acquises jusqu'à présent par l'Union
Européenne et sur cette base donner une priorité à la prise de
conscience de la part des entreprises de l'importance des
démarches volontaires et du bien fondé d'un système qui doit
contribuer à la gestion collective de l'environnement par
l'application d'instruments contraignants tels que des
conventions.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">13.Dans ce contexte d'ailleurs, il est important
de porter l'attention qu'il convient au problème de la pollution
transfrontière et par conséquent à l'application de la
Convention sur l'évaluation de l'impact sur l'environnement dans
un contexte transfrontière (convention d'Espoo).</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">14.Dans ce but, l'harmonisation des législations
est d'autant plus nécessaire que les disparités entre les
législations dans les différents Etats peuvent non seulement
créer des conditions de concurrence inégales (dumping
écologique), mais avoir des répercussions significatives en
termes de fonctionnement des mécanismes économiques et de
dégradation de l'environnement.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">15.L'Assemblée est cependant consciente du fait
que cette harmonisation, qui doit rester rationnelle et
économiquement supportable, devra se faire graduellement en
tenant compte des différences entre les pays, de leurs
disparités économiques et de leurs différents impératifs,
aussi bien économiques que sociaux.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">16.D'autre part, toute politique d'encouragement
en vue d'une harmonisation des normes pour l'audit de l'impact
des activités industrielles sur l'environnement, exige la
standardisation des définitions des sources de pollution et des
méthodes de mesure qui pourraient être insérées dans une base
de données commune.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">17.Dans cet esprit il serait indispensable de
définir en priorité les paramètres qui pourraient traduire la
pression écologique exercée par les transports, par
l'utilisation et la pollution de l'eau, par l'utilisation de
l'énergie ou par la production de déchets, etc.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">18.L'Assemblée est par ailleurs profondément
convaincue du rôle que peuvent jouer les collectivités
territoriales dans cette synergie d'actions entreprises à
différents niveaux, et de la nécessité de leur donner les
moyens - aussi bien institutionnels que financiers - d'agir en
matière de gestion de l'environnement. </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">19.A cet égard, force est de constater que dans
les pays d'Europe centrale et orientale, l'indépendance
financière et institutionnelle des collectivités territoriales
est variable et que cette disparité dans l'exercice des
responsabilités peut avoir inévitablement des conséquences sur
la qualité de la gestion de l'environnement.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">20.Par conséquent, l'Assemblée ne peut que
réitérer son souci de voir les gouvernements prendre des
mesures pour assurer aux collectivités territoriales une
autonomie financière et des compétences suffisantes pour une
gestion adéquate de leurs problèmes d'environnement. </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">21.Pour sa part, l'Assemblée est de l'avis que
le Conseil de l'Europe, dans l'esprit d'ailleurs des compétences
qui lui sont largement reconnues, peut jouer un rôle
significatif d'une part dans les actions d'information,
sensibilisation et formation des différents publics, et, d'autre
part, dans l'harmonisation des législations et la préparation
d'instruments conventionnels.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">22.Compte tenu de ces éléments, l'Assemblée
parlementaire recommande au Comité des Ministres:</p>

<blockquote>
    <p align="left">i.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;de prévoir, dans
    le cadre des activités du secteur intergouvernemental, des
    actions visant la sensibilisation, l'information et la
    formation des milieux économiques des pays non
    communautaires, en particulier ceux des pays d'Europe
    centrale et orientale, afin d'encourager des mesures
    volontaires qui, conjuguées à l'application des mesures
    contraignantes, contribuent à la mise en place d'un
    management environnemental d'entreprise; </p>
    <p align="left">ii.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;de charger les
    comités d'experts gouvernementaux compétents de consacrer
    certaines de leurs activités à l'harmonisation:</p>
    <blockquote>
        <ol type="a" start="1">
            <li><p align="left">des législations et règlements
                en matière d'environnement existants dans les
                pays non communautaires, en vue de faciliter la
                future intégration de ces pays dans le Système
                communautaire de management environnemental et
                d'éviter tous phénomènes de dumping
                écologique;</p>
            </li>
            <li><p align="left">des principes fondamentaux qui
                régissent l'évaluation des effets de
                l'environnement dans le but d'obtenir
                l'application optimale des instruments et accords
                existants;</p>
            </li>
        </ol>
    </blockquote>
    <p align="left">iii.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;de demander au
    Congrès des pouvoirs locaux et régionaux de l'Europe de
    continuer à prêter une attention particulière à la mise
    en place d'une véritable autonomie locale qui permette aux
    collectivités locales de disposer de compétences et de
    moyens suffisants pour qu'elles puissent exercer leurs
    responsabilités en matière d'environnement;</p>
    <p align="left">iv.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;de demander à
    tous les gouvernements des Etats membres :</p>
    <blockquote>
        <ol type="a" start="1">
            <li><p align="left">de veiller à la mise en place
                des conditions nécessaires à l'application
                optimale des conventions en matière
                d'environnement qu'ils auraient signées et
                ratifiées; </p>
            </li>
            <li><p align="left">de faire valoir au sein des
                organisations et institutions européennes et
                internationales qui mettent en oeuvre dans les
                pays d'Europe centrale et orientale des
                programmes de restructuration industrielle, la
                nécessité de donner une priorité aux projets
                qui contribuent au développement durable;</p>
            </li>
            <li><p align="left">d'encourager les entreprises
                industrielles à adopter des normes volontaires
                qui permettent la mise en place d'un management
                environnemental efficace;</p>
            </li>
            <li><p align="left">de modifier la législation de
                façon à autoriser les collectivités
                territoriales à appliquer des critères
                environnementaux dans leur politique d'achats et
                d'adjudications afin d'encourager les entreprises
                locales à adopter des méthodes de travail plus
                respectueuses de l'environnement;</p>
            </li>
        </ol>
    </blockquote>
    <p align="left">v.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;de demander aux
    gouvernements des pays d'Europe centrale et orientale :</p>
    <blockquote>
        <ol type="a" start="1">
            <li><p align="left">d'adapter la législation
                existante ou d'édicter une nouvelle législation
                en matière d'environnement qui leur permette de
                signer et ratifier les conventions qui ne le
                seraient pas encore;</p>
            </li>
            <li><p align="left">de tenir compte de principes de
                management environnemental dans toutes décisions
                portant sur les entreprises industrielles en
                adoptant, par exemple, un cadre de normes
                correspondant à la situation économique
                nationale actuelle, mais susceptible d'évoluer
                jusqu'à rejoindre les normes européennes;</p>
            </li>
            <li><p align="left">de mettre en place au niveau
                national des programmes de sensibilisation et
                formation des milieux concernés - public,
                entreprises, collectivités territoriales - afin
                qu'un engagement volontaire puisse renforcer les
                résultats des mesures contraignantes. </p>
            </li>
        </ol>
        <p align="left">&nbsp;</p>
    </blockquote>
</blockquote>

<p align="left"><b>II. Exposé des motifs par M. LE GRAND</b> </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><b>Table des matières</b> </p>

<blockquote>
    <p align="left"><a href="#1. Introduction"><strong>1.
    INTRODUCTION</strong></a></p>
    <p align="left"><strong>2. ÉTAT DE LA SITUATION EXISTANTE</strong></p>
    <blockquote>
        <p align="left"><a href="#2.1. Cadre général"><strong>2.1.
        CADRE GÉNÉRAL</strong></a><strong> </strong></p>
        <blockquote>
            <p align="left"><strong>«Un environnement pour
            l'Europe»</strong></p>
            <p align="left"><strong>Eléments de base d'un cadre
            juridique relatif à la pollution transfrontière</strong></p>
        </blockquote>
        <p align="left"><a href="#2.2. Les mesures à caractère obligatoire pour les entreprises"><strong>2.2.
        LES MESURES À CARACTÈRE OBLIGATOIRE POUR LES
        ENTREPRISES</strong></a><strong> </strong></p>
        <blockquote>
            <p align="left"><strong>Directive du Conseil du 27
            juin 1985 concernant l'évaluation des incidences de
            certains projets publics et privés sur
            l'environnement</strong></p>
            <p align="left"><strong>Convention sur la
            responsabilité civile des dommages résultant
            d'activités dangereuses pour l'environnement</strong></p>
        </blockquote>
        <p align="left"><a href="#2.3. Les mesures à caractère volontaire pour les entreprises"><strong>2.3.&nbsp;LES
        MESURES À CARACTÈRE VOLONTAIRE POUR LES ENTREPRISES</strong></a></p>
        <blockquote>
            <p align="left"><strong>Le règlement communautaire
            SMEA dit «ECO-audit»</strong></p>
            <p align="left"><strong>Les normes internationales de
            la série ISO 14000</strong></p>
        </blockquote>
        <blockquote>
            <p align="left"><strong>Les travaux du CEN, document
            pont entre SMEA et ISO 14000</strong></p>
        </blockquote>
    </blockquote>
    <p align="left"><strong>3. PROPOSITIONS</strong></p>
    <blockquote>
        <p align="left"><a href="#3.1. Peut-on et doit-on étendre le règlement «ECO-audit» et la Directive européenne sur les études d'impact en dehors de l'Union européenne?"><strong>3.1.&nbsp;PEUT-ON
        ET DOIT-ON ÉTENDRE LE RÈGLEMENT «ECO-AUDIT» ET LA
        DIRECTIVE EUROPÉENNE SUR LES ÉTUDES D'IMPACT EN DEHORS
        DE L'UNION EUROPÉENNE?</strong></a><strong> </strong></p>
        <blockquote>
            <p align="left"><strong>Enjeux de la prise en compte
            de l'impact environnemental des entreprises
            industrielles dans les pays d'Europe centrale et
            orientale (PECO)</strong></p>
            <p align="left"><strong>Propositions</strong></p>
        </blockquote>
        <p align="left"><a href="#3.2. Comment mieux associer le public?"><strong>3.2.
        COMMENT MIEUX ASSOCIER LE PUBLIC?</strong></a><strong> </strong></p>
        <blockquote>
            <p align="left"><strong>Renforcer les actions de
            sensibilisation</strong></p>
            <p align="left"><strong>Favoriser le principe de
            démocratie participative</strong></p>
            <p align="left"><strong>Internaliser les coûts
            environnementaux aux prix des produits</strong></p>
        </blockquote>
        <p align="left"><a href="#3.3. Comment associer les PME et PMI?"><strong>3.3.
        COMMENT ASSOCIER LES PME et PMI?</strong></a></p>
        <blockquote>
            <p align="left"><strong>Acquérir le retour
            d'expérience du programme Euromanagement</strong></p>
        </blockquote>
        <p align="left"><a href="#3.4. Comment évaluer les performances globales d'une installation industrielle sur l'environnement?"><strong>3.4.
        COMMENT ÉVALUER LES PERFORMANCES GLOBALES D'UNE
        INSTALLATION INDUSTRIELLE SUR L'ENVIRONNEMENT?</strong></a></p>
        <blockquote>
            <p align="left"><strong>Définir des indicateurs de
            performances qui pourraient être validés par des
            audits</strong></p>
            <p align="left"><strong>Tenir compte de la qualité
            du milieu environnant</strong></p>
            <p align="left"><strong>Faut-il un système simple
            donc simpliste, ou exhaustif et compliqué?</strong></p>
        </blockquote>
        <p align="left"><a href="#3.5. Rôle des collectivités locales"><strong>3.5.
        RÔLE DES COLLECTIVITÉS LOCALES</strong></a></p>
        <blockquote>
            <p align="left"><strong>Une action de soutien des
            collectivités auprès des entreprises dans
            l'adoption du SMEA</strong></p>
            <p align="left"><strong>Privilégier les entreprises
            respectueuses de l'environnement dans les marchés
            publics</strong></p>
            <p align="left"><strong>Appliquer le SMEA aux
            collectivités locales </strong></p>
            <p align="left"><strong>Donner aux collectivités
            locales les moyens d'agir en matière d'environnement</strong></p>
        </blockquote>
    </blockquote>
    <p align="left"><a href="#4. Conclusion"><strong>4.
    CONCLUSION</strong></a></p>
    <p align="left"><a href="#Bibliographie"><strong>BIBLIOGRAPHIE</strong></a></p>
</blockquote>

<p align="left">&nbsp;</p>

<hr size="1" width="50%">

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><a name="1. Introduction"><b>1. Introduction</b></a><b>
</b></p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Devant les pressions directes (émissions de
polluants dans l'air et l'eau, contamination des sols, production
de déchets en général et dangereux en particulier, émissions
sonores, consommation de ressources naturelles pour le processus
de production) et indirectes (consommation et utilisation de
produits industriels et de transports) qu'exerce l'industrie sur
l'environnement, il est devenu nécessaire d'inciter les
entreprises à gérer leur environnement.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">La prise de conscience collective a permis
d'accompagner les règlements contraignants de normes
volontaires, seules aptes à garantir un développement durable.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Pour l'Europe, l'enjeu de ces normes est double:</p>

<ul>
    <li><p align="left">d'une part, harmoniser ces normes de
        façon internationale pour éviter les distorsions de
        concurrence et permettre au consommateur de choisir les
        produits en connaissance de cause, de favoriser les
        entreprises respectueuses de l'environnement;</p>
    </li>
    <li><p align="left">d'autre part, aider les pays d'Europe
        centrale et orientale (PECO) à s'engager sur la voie
        d'une gestion environnementale de leurs entreprises, tout
        en demeurant à un niveau économiquement supportable.
        Cet accompagnement est d'autant plus nécessaire qu'il
        permettra à la fois d'éviter une altération
        irrémédiable de l'environnement de ces pays dans un
        contexte économique difficile, de diminuer les
        pollutions transfrontières qu'ils génèrent, et de
        prévenir les risques de dumping écologique.</p>
    </li>
</ul>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Le risque de dumping écologique est très réel.
De même que, dans le transport maritime, le recours des pays de
l'Ouest aux pavillons de complaisance a favorisé
l'établissement de «normes sociales» très basses, de même,
si les pays d'Europe centrale et orientale, ne sont pas
encouragés à rejoindre progressivement les normes
environnementales européennes, on risque de voir se développer
des espaces où la délocalisation des entreprises polluantes et
des déchets sera possible.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><b>2. Etat de la situation existante</b> </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><a name="2.1. Cadre général"><strong>2.1. Cadre
général </strong></a></p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">«<i>Un environnement pour l'Europe</i>»</p>

<p align="left">Le programme communautaire de politique et
d'action en matière d'environnement et de développement durable
«Vers un développement durable», appelé également
«Cinquième programme d'action sur l'environnement» a été
adopté le 18 mars 1992. Son objectif est d'atteindre le niveau
optimum de protection de l'environnement dans l'Union européenne
au 1<em>er</em> janvier 1999.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Mais l'Agence européenne pour l'environnement,
dans son rapport actualisé du 10&nbsp;novembre&nbsp;1995 sur
l'état de l'environnement, montre qu'en l'absence de mesures
complémentaires les objectifs fixés en 1992 pour l'an 2000 ne
seront pas tous atteints. Le rapport sur la proposition de
décision du Parlement européen et du Conseil concernant le
réexamen du programme communautaire «Vers un développement
durable» souligne donc la nécessité de prévoir des actions
communautaires plus précises et soumises à un calendrier, afin
de rendre le processus plus crédible et d'assurer la
réalisation des priorités.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Parmi les propositions, trois actions paraissent
fondamentales dans le cadre de l'établissement de normes
destinées à faciliter la gestion environnementale des
entreprises:</p>

<ul>
    <li><p align="left">améliorer le fondement de la politique
        environnementale sous forme de données, statistiques et
        indicateurs et de méthodes comparables et fiables. Ceci
        permettra d'évaluer les coûts et les avantages de
        l'action ou du manque d'action dans le domaine de
        l'environnement et d'établir un système de
        comptabilité environnementale à l'horizon 1999;</p>
    </li>
    <li><p align="left">concevoir avant l'an 2000 un programme
        d'actions communautaires destiné à supprimer toutes les
        aides dans le secteur de l'énergie qui favorisent les
        consommations énergétiques polluantes au détriment
        d'autres sources d'énergie plus propres (dans la mesure
        où ces sources peuvent être considérées comme
        fiables), voire introduire des normes en matière
        d'efficacité énergétique des appareils, favoriser les
        technologies propres par des mesures de financement et
        l'internalisation des coûts environnementaux dans le
        prix des produits;</p>
    </li>
    <li><p align="left">garantir l'application de toutes les
        réglementations visant à réduire les émissions et la
        pollution industrielle. Ce programme devrait assurer une
        meilleure intégration du principe pollueur-payeur dans
        la législation, notamment en introduisant dans
        l'ensemble de l'Union européenne une législation
        relative à l'obligation de réparation en cas de
        dommages causés à l'environnement. Deux outils
        principaux permettent la mise en application de ce
        «Cinquième programme d'action sur l'environnement»:</p>
    </li>
</ul>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Le programme écologique pour l'Europe</i></p>

<p align="left">Version européenne de l'Agenda 21 adopté à
Rio, il a été approuvé en 1995 à la Conférence de Sofia
(Bulgarie) et dessine les lignes directrices pour un
développement durable de la région, notamment en permettant
l'intégration de la politique de l'environnement dans toutes les
politiques sectorielles de développement. Deux axes sont
particulièrement mis en valeur:</p>

<ul>
    <li><p align="left">l'accès à l'information en matière
        d'environnement et la participation du public aux prises
        de décision;</p>
    </li>
    <li><p align="left">la ratification des instruments
        juridiques internationaux relatifs à l'environnement et
        leur application.</p>
    </li>
</ul>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Le programme d'action environnemental pour
l'Europe centrale et orientale</i></p>

<p align="left">Mis au point par l'OCDE et la Banque mondiale, il
a été lancé lors de la 2<em>e</em>&nbsp;Conférence de Lucerne
(Suisse) en 1993, ses premiers résultats ont été examinés à
Sofia. Il définit une méthodologie commune d'approche et deux
objectifs principaux:</p>

<ul>
    <li><p align="left">miser sur les liens positifs existant
        entre développement économique et environnement;</p>
    </li>
    <li><p align="left">mettre en place des relations de
        partenariat Est-Ouest en Europe centrale et orientale,
        entre les villes, entre institutions et entreprises. Le
        but est, à terme, de fusionner les deux approches.</p>
    </li>
</ul>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Eléments de base d'un cadre juridique relatif
à la pollution transfrontière</i></p>

<p align="left"><i>Convention sur la pollution atmosphérique
transfrontière à longue distance</i></p>

<p align="left">Elaborée sous les auspices de la Commission
économique des Nations unies pour l'Europe (CEE-ONU), elle a
été signée à Genève en 1979. Entrée en vigueur en 1983,
cette convention est le premier instrument international
juridiquement contraignant qui traite des problèmes de pollution
atmosphérique sur une large base multilatérale. Dans le cadre
de cette convention, un programme concerté de surveillance
continue et d'évaluation du transport à longue distance des
polluants atmosphérique en Europe (EMEP) permet d'analyser et
d'évaluer les polluants atmosphériques pertinents en Europe à
la lumière des accords sur la réduction des émissions. Des
protocoles à cette convention, relatifs aux émissions de
soufre, d'oxydes d'azotes et de composés organiques volatils
(COV), ont été signés: ils prévoient actuellement des taux
uniformes de réduction, voire la possibilité de gel des
émissions, mais une seconde génération de protocoles, reposant
sur les notions de charge critique et de rentabilité, est
envisagée afin de fournir des solutions optimales de lutte
contre la pollution. Le protocole relatif à la réduction des
émissions de soufre ou de leurs flux transfrontières d'au moins
30&nbsp;%, entré en vigueur en 1987, a déjà permis des
réductions substantielles de ces émissions en Europe.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Convention sur la protection et l'utilisation
des cours d'eau transfrontières et les lacs internationaux </i></p>

<p align="left">Adoptée en mars 1992 à Helsinki (Finlande),
cette convention vise à renforcer l'action internationale et
nationale pour la protection des ressources en eau et leur
gestion rationnelle.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Convention sur l'évaluation de l'impact sur
l'environnement dans un contexte transfrontière</i></p>

<p align="left">Signée à Espoo (Finlande) en 1991, elle est
entrée en vigueur en 1996. Il s'agit du premier instrument
multilatéral qui spécifie les droits et obligations des Etats
en ce qui concerne la procédure d'évaluation de l'impact
transfrontière de leurs activités.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Convention sur les effets transfrontières des
accidents industriels </i></p>

<p align="left">Signée à Helsinki en 1992, elle vise à
promouvoir la coopération intergouvernementale pour prévenir
les effets des accidents industriels et les combattre.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><a name="2.2. Les mesures à caractère obligatoire pour les entreprises"><strong>2.2.
Les mesures à caractère obligatoire pour les entreprises</strong></a></p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Directive du Conseil du 27 juin 1985
concernant l'évaluation des incidences de certains projets
publics et privés sur l'environnement</i></p>

<p align="left">Cette directive spécifie l'obligation d'évaluer
les effets des projets, notamment industriels, sur
l'environnement afin de protéger la santé humaine, contribuer
par un meilleur environnement à la qualité de la vie, et
veiller au maintien de la biodiversité et des écosystèmes. </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Pour permettre cette évaluation, le maître
d'ouvrage doit fournir:</p>

<ul>
    <li><p align="left">une description du projet;</p>
    </li>
    <li><p align="left">les données nécessaires pour évaluer
        les effets principaux que le projet est susceptible
        d'avoir sur l'environnement;</p>
    </li>
    <li><p align="left">une description des mesures envisagées
        pour éviter et réduire les effets négatifs importants,
        et si possible y remédier.</p>
    </li>
</ul>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Forte du retour d'expérience obtenu après six
années d'application, de la signature de la Convention d'Espoo
et de la volonté politique affirmée d'intégrer la protection
de l'environnement dans les autres politiques de la Communauté,
la commission propose en 1993 de modifier cette directive.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Dans son rapport du 11 octobre 1995, le Parlement
européen renforce cet effort en adoptant des amendements sur:</p>

<ul>
    <li><p align="left">le champ d'application de la directive.</p>
    </li>
</ul>

<p align="left">Son cadre d'action est élargi aux projets
destinés à des fins de défense nationales, aux programmes
communautaires et nationaux (y compris ceux adoptés par un acte
législatif spécifique).</p>

<p align="left">La liste des activités devant faire l'objet
d'une évaluation est étendue et cette évaluation doit être
réalisée par des experts indépendants et inscrits sur une
liste d'équipes ou de sociétés spécialisées dans les études
sur les incidences environnementales établie par les Etats
membres;</p>

<ul>
    <li><p align="left">la définition de critères communs
        précisant la notion de zone sensible;</p>
    </li>
    <li><p align="left">la limitation des dérogations à des cas
        exceptionnels avec possibilité de contestation par le
        public;</p>
    </li>
    <li><p align="left">le renforcement de l'information et la
        consultation des citoyens. Un contrôle a posteriori est
        désormais possible;</p>
    </li>
    <li><p align="left">l'examen de l'option zéro dans l'étude
        d'impact.</p>
    </li>
</ul>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Convention sur la responsabilité civile des
dommages résultant d'activités dangereuses pour l'environnement</i></p>

<p align="left">Cette convention répond à l'un des objectif du
Conseil de l'Europe en matière de qualité de vie des personnes,
notamment par la protection de l'environnement.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">La convention vise la réparation (non
rétroactive) rapide et adéquate des dommages résultant
d'activités dangereuses pour l'environnement et prévoit des
moyens de prévention et de remise en état. Son but est de
promouvoir un régime de responsabilité objective tenant compte
du principe pollueur-payeur: il s'agit de lier la responsabilité
du dommage à la personne qui exerce le contrôle de l'activité
au moment de ce dommage. Elle comporte en outre des directives
destinées à faciliter, pour la victime, l'établissement du
lien de causalité entre l'événement et le préjudice subi et
des dispositions permettant l'accès à l'information. Dans ce
cadre, une activité est qualifiée de dangereuse si elle est
menée à titre professionnel et implique soit des substances
dangereuses, soit des organismes génétiquement modifiés
dangereux, soit des micro-organismes. Ce concept couvre
également les opérations portant sur les déchets (excepté les
substances nucléaires qui relèvent de la Convention de Vienne
du 21 mai 1963 ou de celle de Paris du
29&nbsp;juillet&nbsp;1960). Les dommages couverts peuvent
résulter soit d'un fait instantané, soit d'une pollution
continue. Conscient du caractère international du risque lié
aux activités dangereuses, le Conseil de l'Europe a ouvert cette
convention à la signature de pays non membres.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><a name="2.3. Les mesures à caractère volontaire pour les entreprises"><strong>2.3.
Les mesures à caractère volontaire pour les entreprises</strong></a></p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">En matière d'environnement les entreprises
mesurent de mieux en mieux la réalité des menaces qui peuvent
peser sur les plans économique et réglementaire, mais aussi les
opportunités dont elles peuvent tirer profit.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">C'est donc face au souhait réel des entreprises
de s'engager dans des démarches volontaires qu'un règlement et
des normes, volontaires par nature, ont été préparés. Cette
optique de contrat permet, mieux que des contraintes, de
sensibiliser les entreprises à leur responsabilité vis-à-vis
de l'environnement et de garantir un développement durable de
l'industrie. </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Le règlement communautaire SMEA dit
«ECO-audit»</i></p>

<p align="left">A travers le programme «Vers une croissance
durable», la commission souligne le rôle et les
responsabilités des entreprises en ce qui concerne le
raffermissement de l'économie, mais aussi la protection de
l'environnement dans l'ensemble de la Communauté. Dans cet
esprit, le Conseil des Communautés européennes arrête le
règlement «ECO-audit» qui permet la participation volontaire
des entreprises du secteur industriel à un Système
communautaire de management environnemental et d'audit (SMEA).</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">L'objectif de ce système, outre la conformité
avec toutes les prescriptions réglementaires, est de promouvoir
l'amélioration constante et raisonnable des résultats en
matière d'environnement des activités industrielles au moyen:</p>

<ul>
    <li><p align="left">de l'établissement et la mise en
        &#156;uvre par les entreprises, de politiques, de
        programmes et de systèmes de management environnementaux
        pour leurs sites afin de réduire leur impact sur
        l'environnement à celui correspondant à une application
        économiquement viable des meilleures techniques
        disponibles;</p>
    </li>
    <li><p align="left">de l'évaluation systématique, objective
        et périodique de l'efficacité de ces éléments par des
        procédures d'audit;</p>
    </li>
    <li><p align="left">de l'information du public sur les
        résultats en matière d'environnement.</p>
    </li>
</ul>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">La mise en &#156;uvre d'un système de management
environnemental et d'audit permet à l'entreprise de passer d'une
pratique statique de gestion de l'environnement à une pratique
dynamique. Un programme pilote a permis d'évaluer les
paramètres influant sur l'adhésion des entreprises au SMEA: la
taille de l'entreprise, et par là même ses ressources humaines
et financières, jouent un rôle clé dans sa participation au
système; par exemple, les industries du secteur textile,
traditionnellement PME, sont peu présentes parmi les sites
enregistrés, alors que l'industrie automobile, de taille
supérieure, est bien représentée. La majorité des entreprises
qui ont participé aux projets pilotes sont des entreprises
sensibilisées aux problèmes d'environnement. Parmi elles,
certaines se sont adaptées plus facilement en raison de leur
expérience en matière de communication externe: ainsi, alors
que la majorité des entreprises éprouvaient des difficultés à
formuler leur déclaration environnementale, celles du secteur
chimique s'y sont rapidement adaptées.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">A la lumière du projet pilote, on remarque que
le secteur industriel joue cependant considérablement moins que
la position géographique de l'industrie: le nombre de sites
allemands déjà enregistrés est dix fois plus important que
celui des autres Etats membres, probablement en raison du
système fédéral, d'une législation environnementale sévère,
de l'appui des associations de commerce locales, et de la culture
environnementale de ce pays.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Les normes internationales de la série ISO
14000</i></p>

<p align="left">Un travail préliminaire a été entrepris dans
le cadre de l'ISO<a href="#Footnote2" name="Footref2">(2)</a>
entre 1991 et 1993. Les motivations étaient nombreuses: d'abord
le management environnemental devenait de plus en plus courant
dans les grandes entreprises. Ensuite, plusieurs pays comme le
Royaume-Uni, le Canada ou la France envisageaient de créer des
normes nationales tandis que l'Union européenne élaborait les
deux règlements Ecolabel et «ECO-audit». L'harmonisation de
ces méthodes devenait donc urgente et nécessaire, d'autant plus
que ces initiatives pouvaient faire craindre aux autres pays des
abus en terme d'obstacles techniques aux échanges<a href="#Footnote3" name="Footref3">(3)</a>. Ce travail avait
également une autre motivation: le succès des normes
ISO&nbsp;9000 dans le domaine du management de la qualité.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">La norme ISO 14001, comme ses prédécesseurs
nationaux X 30-200 en France et BS&nbsp;7750 au Royaume-Uni donne
des prescriptions vérifiables sur le système de management
environnemental. Celles-ci peuvent servir à la certification du
système par tierce partie ou à l'autodéclaration. A ces
prescriptions s'ajoutent des éléments d'explication figurant
sous forme d'annexe informative. Son complément, la
norme&nbsp;ISO&nbsp;14004, non certifiable, apporte des
éléments pratiques facilitant la mise en &#156;uvre du
système. Ces deux documents constituent des référentiels pour
des audits internes ou externes et sont complétés par des
normes relatives aux audits environnementaux, actuellement au
nombre de trois:</p>

<ul>
    <li><p align="left">ISO 14010: principes de l'audit
        environnemental;</p>
    </li>
    <li><p align="left">ISO&nbsp;14011: pratique de l'audit du
        SME;</p>
    </li>
    <li><p align="left">ISO&nbsp;14012:&nbsp;critères de
        qualification des auditeurs.</p>
    </li>
</ul>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">La norme ISO 14001, dont la version définitive
date d'octobre 1996, vise à la fois le produit non intentionnel
(nuisances, pollutions) à travers la maîtrise des processus, et
le produit intentionnel, par la gestion de son cycle de vie. Les
aspects liés à la stratégie d'entreprise et à la
communication sont particulièrement mis en valeur. Le caractère
collectif de l'engagement a conduit à adopter le principe de
l'amélioration continue: en effet, hormis les exigences
réglementaires, les besoins des parties intéressées sont
rarement explicites, on ne peut donc jamais les considérer comme
atteints. Les normes ISO 14000 offrent une garantie de
reconnaissance et de validation par les différents acteurs de la
société et présentent l'avantage d'une double stabilité:</p>

<ul>
    <li><p align="left">dans le temps, car si les normes sont
        révisées, c'est sur une période suffisamment longue
        pour ne pas contraindre les entreprises à un processus
        d'adaptation effréné;</p>
    </li>
    <li><p align="left">dans l'espace, car les normes ISO
        s'appliquent potentiellement dans le monde entier.</p>
    </li>
</ul>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Loin de s'y opposer, ces normes faciliteront
l'application du règlement européen SMEA; c'est d'ailleurs la
Commission européenne qui a appelé à la préparation de telles
normes dont l'usage est explicitement prévu pour appliquer le
règlement européen.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Les travaux du CEN, document-pont entre SMEA
et ISO 14000</i></p>

<p align="left">Afin d'éviter la prolifération des normes
nationales en Europe, qui pourraient à l'usage se révéler
contradictoires, la commission a mandaté le Comité européen de
normalisation (CEN), qui réunit les dix-huit organismes de
normalisation de l'Union européenne et de l'Association
européenne de libre-échange (AELE), afin que celui-ci prépare
un jeu de normes uniques dans la communauté. </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Dans le rapport technique n° XXX, le CEN
conclut: «Il n'est pas approprié d'élaborer des normes
européennes distinctes pour se conformer au SMEA, étant donné
qu'elles ne feraient que répéter dans une trop large mesure les
projets des normes ISO». Du point de vue de la normalisation,
cette opération est particulièrement séduisante puisqu'elle
permet d'aboutir à une situation d'harmonisation européenne et
mondiale parfaite. Cependant, le règlement communautaire
comporte quelques exigences spécifiques, comme la publication
d'une déclaration environnementale, la participation exclusive
des entreprises industrielles, la non-reconnaissance de
l'autodéclaration. </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Les entreprises qui souhaitent utiliser l'EN ISO
14001 comme voie pour obtenir l'enregistrement dans le SMEA
devront donc démontrer que la mise en &#156;uvre des normes est
conforme aux prescriptions du règlement européen. Pour aider
ces organismes, un document-pont (rapport technique n°&nbsp;XXX
du CEN) identifie les principales difficultés de passage de la
norme au règlement:</p>

<ul>
    <li><p align="left">les points du SMEA comportant des
        prescriptions en matière de système de management
        environnemental et d'audit environnemental qui ne sont
        pas traités de manière spécifique dans les normes ISO
        14000;</p>
    </li>
    <li><p align="left">les points pour lesquels il n'est pas
        évident d'établir une correspondance entre la série de
        normes ISO 14000 et les prescriptions du SMEA;</p>
    </li>
    <li><p align="left">les prescriptions du SMEA qui dépassent
        le cadre d'application des normes ISO&nbsp;14000.</p>
    </li>
</ul>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><b>3. Propositions</b> </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><a name="3.1. Peut-on et doit-on étendre le règlement «ECO-audit» et la Directive européenne sur les études d'impact en dehors de l'Union européenne?"><strong>3.1.
Peut-on et doit-on étendre le règlement «ECO-audit» et la
Directive européenne sur les études d'impact en dehors de
l'Union européenne?</strong></a></p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Enjeux de la prise en compte de l'impact
environnemental des entreprises industrielles dans les pays
d'Europe centrale et orientale</i></p>

<p align="left"><i>Risques de détérioration irrémédiable de
l'environnement des PECO</i></p>

<p align="left">Le passage de la planification centrale à
l'économie de marché peut avoir des effets irréversibles sur
l'environnement dans les PECO. En l'absence de soutien, les PECO
risquent de commettre les même erreurs que les pays occidentaux
dans leur développement économique et de devoir ensuite en
assumer le coût, largement supérieur à celui d'une action
préventive.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Ainsi, dans la plupart de ces pays, les
industries sont supposées stocker leurs déchets dangereux
jusqu'à ce qu'un système de management soit mis en place. Les
risques de contamination des sols, voire des eaux souterraines,
de façon irrémédiable sont très élevés.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Risques de pollution transfrontière </i></p>

<p align="left">Le «Dobris Assessment» met en évidence les
risques très forts de pollution transfrontières dus aux PECO:</p>

<ul>
    <li><p align="left">pollution de l'air: dans les PECO, il
        faudra attendre de profondes restructurations
        industrielles pour enregistrer une efficacité
        énergétique significative. Les conséquences
        écologiques les plus importantes résultant de la
        production d'énergie sont la pollution de l'air,
        l'acidification, les répercussions sur les changements
        climatiques et l'agression de la couche d'ozone;</p>
    </li>
    <li><p align="left">pollution de l'eau: les émissions
        industrielles d'eau restent une source majeure de
        pollution dans les pays du bassin du Danube. Des
        industries à grande échelle ont été développées à
        une époque où l'environnement n'était pas une
        préoccupation majeure et les procédés industriels et
        de traitement des eaux usées sont généralement
        dépassés. Le coût économique des prétraitements dans
        les entreprises aujourd'hui privatisées fait que ces
        entreprises déversent directement leurs eaux usées dans
        les égouts non équipés. Pour qu'une politique
        environnementale européenne porte ses fruits, il est
        donc nécessaire d'encourager les Etats des PECO à
        participer aux conventions relatives aux études d'impact
        et de faciliter la mise en place de normes et de système
        de management environnemental par les entreprises dans le
        but de les intégrer dans des démarches d'amélioration
        continue. Le fait que les pays candidats à l'adhésion
        à l'Union européenne devront, pour pouvoir adhérer,
        adopter la totalité des réglementations communautaires
        concernant l'environnement, encouragera ces pays à
        investir dans le domaine de l'environnement.</p>
    </li>
</ul>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Risques économiques et écologiques du
dumping environnemental</i></p>

<p align="left">Si l'on n'étend pas les principes du règlement
«ECO-audit» et des études d'impact aux PECO, on risque, d'une
part, d'y encourager une production nuisible à l'environnement,
et d'autre part, de mettre en cause la survie économique de
l'Europe occidentale par la création d'une zone proche des pays
de l'Union européenne où la délocalisation des entreprises
polluantes demeure possible.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Propositions</i></p>

<p align="left"><i>Création d'un cadre favorable</i></p>

<p align="left">La plupart des pays d'Europe centrale et
orientale se trouvent face à des problèmes similaires; il est
donc primordial de continuer et de renforcer la coopération
entre ces pays dans le cadre des accords européens. </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Face aux difficultés économiques et sociales
des PECO, les problèmes d'environnement risquent de passer au
second plan aux yeux des populations locales. Or, sans le soutien
de ces populations, aucune mesure durable de protection ne pourra
être mise en place. Il faut donc renforcer les campagnes de
sensibilisation à l'environnement de l'ensemble des acteurs de
la société dans les PECO (collectivités territoriales,
entreprises, public). </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Pour lutter dès à présent contre les
émissions de polluants, il serait souhaitable que les
gouvernements des PECO adoptent un cadre de normes correspondant
à leurs possibilités économiques actuelles et susceptibles
d'évoluer jusqu'à rejoindre les normes européennes. Dans cette
optique, il pourrait être intéressant d'ouvrir à leur
signature certaines des conventions et directives européennes
concernant l'environnement (notamment la Directive sur les
études d'impacts), comme cela a été fait par le Conseil de
l'Europe pour la Convention sur la responsabilité civile des
dommages résultant d'activités dangereuses pour
l'environnement.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Aide technologique et contrôle de l'aide</i></p>

<p align="left">Comparées aux industries d'Europe occidentale,
celles des PECO ont une efficience moyenne de la consommation en
combustible et matière première très faible. Elles
nécessitent une restructuration industrielle, facilitée par
l'assistance technologique de l'Europe occidentale, pour éviter
pollution, gaspillage, croissance du volume de déchets, etc.
Mais, dans le rapport 1995 sur l'environnement en Europe,
l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe souligne le
danger de voir certains Etats s'intéresser «davantage à
l'exportation des produits et équipements de leurs industries
&quot;environnementales&quot; qu'au bien-être des populations et
à l'environnement des PECO». Un contrôle de l'aide
technologique est donc nécessaire.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Mesures financières et contrôle de l'aide</i></p>

<p align="left">Même si le financement intérieur par les pays
d'Europe centrale et orientale est décisif, il demeure
insuffisant, dans la période de transition actuelle, pour faire
face aux graves problèmes écologiques de la région. Les
ressources financières extérieures continueront donc, dans les
prochaines années, à jouer un rôle extrêmement important.
Dans le processus «Un environnement pour l'Europe», les
programme d'assistance Phare et Tacis permettent la prise en
compte précoce de l'environnement.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Pour certains pays, la conversion de dettes en
investissements écologiques peut également constituer une
incitation intéressante, bénéfique à la fois au pays
créancier et au pays débiteur.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Cependant une extrême vigilance s'impose pour
que les financements consentis soient un premier pas vers une
production plus écologique et ne soient pas contradictoires avec
la politique globale de l'Union européenne et du Conseil de
l'Europe. Un accompagnement et une normalisation des aides des
bailleurs de fonds est donc nécessaire; il est primordial
d'exiger une coordination et un contrôle de l'usage des fonds.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Orienter les entreprises des PECO vers des
systèmes de management environnemental tout en restant à un
niveau économiquement viable </i></p>

<p align="left">Des progrès importants ont été réalisés dans
certains pays grâce à la fois à une réforme des politiques et
des prix et aux mesures prises dans différentes installations
industrielles pour économiser l'énergie, réduire le plus
possible les déchets et produire de façon moins polluante, mais
certains effets bénéfiques sont dus à une diminution de la
production plutôt qu'à des investissements effectués dans le
souci de protéger l'environnement. </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Les PECO ne peuvent évidemment pas atteindre
immédiatement le niveau de management environnemental de l'Union
européenne, mais il est important d'initier la démarche
rapidement: on peut envisager de définir un niveau seuil
économiquement tolérable à partir duquel les entreprises
s'engagent à améliorer leur management environnemental de
façon continue (principe qui est à la base du règlement
«ECO-audit» et des normes ISO&nbsp;14000) jusqu'à devenir
éligible pour un SMEA. Des mesures d'accompagnement sont
nécessaires auprès des entreprises d'Europe occidentale afin
d'éviter que ces mesures ne favorisent la délocalisation des
entreprises.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Mesures législatives</i></p>

<p align="left">Les disparités entre législations dans les
différents Etats membres en matière d'évaluation des
incidences sur l'environnement des projets, notamment entre pays
d'Europe occidentale et PECO, peuvent créer des conditions de
concurrence inégales et avoir de fait une incidence directe sur
le fonctionnement du Marché commun. Une assistance technique
pour le rapprochement des législations en matière
d'environnement, de leur mise en &#156;uvre et leur application
est donc particulièrement nécessaire. Elle pourrait entrer dans
le cadre de la mission d'assistance législative du Conseil de
l'Europe.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><a name="3.2. Comment mieux associer le public?"><strong>3.2.
Comment mieux associer le public?</strong></a></p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Renforcer les actions de sensibilisation</i></p>

<p align="left">Aucune action de sauvegarde de l'environnement ne
peut être efficace sans une sensibilisation appropriée du
public. L'information, la formation et l'éducation en matière
d'environnement sont donc particulièrement importants. En
matière d'enseignement, on peut citer trois textes importants
déjà adoptés par le Conseil de l'Europe:</p>

<ul>
    <li><p align="left">la Recommandation
        n°&nbsp;R&nbsp;(81)&nbsp;9 relative à l'éducation en
        matière d'environnement;</p>
    </li>
    <li><p align="left">la&nbsp;Recommandation
        n°&nbsp;R&nbsp;(90)&nbsp;17 sur la prise en compte de
        l'éducation environnementale dans la formation
        secondaire agricole;</p>
    </li>
    <li><p align="left">la Recommandation&nbsp;n°&nbsp;R (91) 8
        sur le développement de l'éducation environnementale
        dans les systèmes d'enseignement. Il faut rappeler
        également l'initiative du Conseil de l'Europe
        d'organiser une campagne paneuropéenne d'information
        «1995: Année européenne de la conservation de la
        nature». </p>
    </li>
</ul>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Favoriser le principe de démocratie
participative</i></p>

<p align="left">La participation active du public à la
protection de l'environnement garantit l'intégration de la
politique environnementale dans l'ensemble des politiques
sectorielles. Elle permet en outre de restaurer le capital de
confiance du public vis-à-vis des entreprises industrielles.
Encore faut-il qu'elle soit possible. </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Cette participation dépend d'abord de l'accès
du public à l'information en matière d'environnement. La
résolution du Parlement européen sur la Conférence
interministérielle sur l'environnement (Sofia, octobre 1995)
invite les pays participants à engager les négociations
relatives à une Convention européenne sur l'accès à
l'information en matière d'environnement. Il s'agirait d'un pas
important dans l'implication du public. La participation du
public dépend aussi de la place qu'on lui accorde dans les
processus de décision. Le principe de démocratie participative
mis à l'honneur par les instances européennes devrait lui
accorder le droit d'exprimer son avis et, le cas échéant, de
contester les décisions prises par les autorités compétentes
par le biais d'un système de contre-expertise. Sous réserve que
l'information fournie soit objective et suffisante, la
participation du public aux prises de décision concernant
l'environnement par le biais d'une commission nationale du débat
public (comme cela a été proposé en France dans le cadre de la
loi Barnier) se révélerait sans nul doute fructueuse.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Internaliser les coûts environnementaux aux
prix des produits</i></p>

<p align="left">L'objectif de «vérité des prix» est
certainement un outil de poids dans la protection de
l'environnement. En effet l'internalisation des coûts
environnementaux des produits permettrait au consommateur de
mieux choisir et, de fait, d'encourager économiquement les
entreprises dans l'adoption d'un SMEA.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Le Livre Blanc de la commission sur la
croissance, la compétitivité et l'emploi, publié en 1993, vise
d'ailleurs à stimuler le débat relatif à d'éventuelles
réformes fiscales, telles que l'introduction d'écotaxes, et à
d'autres dispositions destinées à promouvoir l'adoption de
comportements respectueux de l'environnement.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><a name="3.3. Comment associer les PME et PMI?"><strong>3.3.
Comment associer les PME et PMI?</strong></a></p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Acquérir le retour d'expérience du Programme
Euromanagement</i></p>

<p align="left">La Commission européenne a lancé cette action
pilote dans le but d'assister les PME qui souhaitent participer
au Système communautaire de management environnemental et
d'audit. </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Bien que volontaire en principe, ce règlement
est considéré par les PME comme une menace potentielle dans la
mesure où les grands donneurs d'ordres privés ou publics
pourraient forcer leurs sous-contractants ou fournisseurs à
s'enregistrer dans le système.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Elles s'inquiètent de ce que cet enregistrement
suppose des systèmes de management complexes, étrangers à la
flexibilité et à la simplicité de leurs structures, et qui
s'ajoutent à ceux déjà nécessaires au management qualité. </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">L'objectif du programme est donc de développer
une méthodologie applicable à l'échelle européenne pour les
PME qui veulent s'enregistrer dans le règlement, d'assister les
PME participantes, d'identifier et d'analyser les faiblesses, les
opportunités, les besoins d'ajustement qui résultent pour les
PME de l'application du règlement.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Ce programme a été testé sur un nombre
restreint de PME. La plupart des participants s'accordent à
noter que le bénéfice majeur du SMEA pour les PME est
l'organisation du management environnemental de l'entreprise, la
sensibilisation du personnel et l'amélioration de la performance
industrielle. </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Néanmoins, à l'issue de l'expérience pilote du
SMEA, un certain nombre de demandes ont émergées de la part des
PME-PMI, principalement en ce qui concerne la définition des
règles de coopération des acteurs impliqués avec les
institutions nationales. Il s'agit de:</p>

<ul>
    <li><p align="left">la définition du rôle des
        vérificateurs par rapport au système juridique
        national.</p>
    </li>
</ul>

<p align="left">Doivent-ils ou non référer aux autorités s'ils
découvrent une non-conformité légale? Le fait que ceci ne soit
pas clair dans certains pays limite la participation des
entreprises au SMEA;</p>

<ul>
    <li><p align="left">la coordination de l'aide financière
        publique, aux niveaux national et local, pour les
        entreprises participant au SMEA.</p>
    </li>
</ul>

<p align="left">Les contraintes les plus citées par les
entreprises sont la nécessité d'un effort financier pour les
investissements nécessaires et le manque d'incitations
économiques et commerciales.</p>

<p align="left">Aujourd'hui, il semble que les pressions
commerciales se multiplient, notamment lorsqu'une grande
entreprise adhère au système et demande à ses fournisseurs d'y
adhérer également. Il n'en reste pas moins qu'une aide
financière est nécessaire si l'on veut voir les PME et PMI
participer au SMEA;</p>

<ul>
    <li><p align="left">la régulation de la publication et de la
        diffusion de la déclaration environnementale.</p>
    </li>
</ul>

<p align="left">Beaucoup d'entreprises ne sont pas convaincues de
l'opportunité de diffuser l'information à travers la
déclaration environnementale et la confondent avec un document
technique destiné à l'homologation de l'entreprise.</p>

<p align="left">Une large diffusion de la déclaration
environnementale validée pour les premiers participants serait
donc extrêmement utile pour permettre aux autres entreprises
d'en comprendre la portée;</p>

<ul>
    <li><p align="left">la compréhension et l'interprétation du
        règlement (définition et quantification de
        l'amélioration continue, indépendance des auditeurs
        internes...) et la définition d'une structure
        organisationnelle appropriée (intégration du SMEA avec
        les autres systèmes de management, particulièrement
        celui de la qualité). Une structure de conseil adaptée
        est primordiale.</p>
    </li>
</ul>

<p align="left">La promotion du SMEA auprès des entreprises est
fondamentale. Puisqu'il s'agit d'une politique volontaire, il est
nécessaire que les entreprises soient informées et convaincues
des bénéfices qui résultent de l'implantation d'un SME. La
majorité des projets pilotes montrent en effet, que le manque
d'information à propos du SMEA est le principal facteur limitant
l'implication des entreprises.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><a name="3.4. Comment évaluer les performances globales d'une installation industrielle sur l'environnement?"><strong>3.4.
Comment évaluer les performances globales d'une installation
industrielle sur l'environnement?</strong></a></p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Définir des indicateurs de performances qui
pourraient être validés par des audits</i></p>

<p align="left"><i>Nécessité de standardiser la définition des
sources de pollution et les méthodes de mesure</i> </p>

<p align="left">La première difficulté dans la définition
d'indicateurs de performances environnementales des industries
est l'absence de terminologies et méthodologies de recueil des
données fiables et comparables (voir Dobris Assessment). Leur
standardisation est donc nécessaire en préalable à toute
définition d'indicateurs.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">La mise au point de standards permettrait en
outre leur insertion dans une base de données et un meilleur
accès à des données uniformes sur les matières premières,
matériaux généralement utilisés, etc.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Comme l'a proposé la commission, il est
important, à l'échelle internationale et dans le cadre de l'OMC
et de l'ISO, de rassembler les données environnementales de
l'ensemble du cycle de vie d'un produit, de manière à n'obtenir
qu'une seule sorte de données, quel que soit son pays d'origine.
Ceci permettrait de faire des caractéristiques environnementales
des produits le paramètre international de la concurrence. </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Dans un cadre plus général il serait également
nécessaire de formaliser la fourniture de données comparatives
sur les différentes normes environnementales nationales en
Europe<a href="#Footnote4" name="Footref4">(4)</a>.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Nécessité de définir des indicateurs par
source de pollution</i></p>

<p align="left">Premièrement, on peut définir des indicateurs
suivant l'intensité d'utilisation des ressources (air, eau,
énergie) par l'entreprise et l'efficience d'utilisation des
ressources par le processus industriel.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Utilisation de l'énergie et pollution de
l'air </i></p>

<p align="left">De grands progrès ont été faits dans le
domaine de l'efficience énergétique après les crises
pétrolières en Europe occidentale, mais peu ou pas de progrès
ont été réalisés depuis. Dans les PECO, la diminution de
l'utilisation de l'énergie est actuellement plutôt le fait des
difficultés économiques.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Dans beaucoup de secteurs industriels, c'est la
combustion de combustibles fossiles pour générer énergie,
chaleur, vapeur ou autre puissance qui a le plus d'impact sur
l'environnement. En Europe, le gaz est de plus en plus utilisé
(le gaz produit moins de dioxyde de carbone (CO<font size="1">2</font>)
par unité d'énergie générée), mais dans les PECO, les
combustibles solides sont toujours les principales ressources
locales. On peut donc suggérer l'utilisation d'indicateurs
prenant en compte le taux d'utilisation de combustibles fossiles<b>
/</b>gaz et l'efficience de l'énergie/émissions dans l'air. </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Peu de données sont disponibles qui montrent la
contribution relative des différents secteurs industriels aux
émissions atmosphériques. Mais on peut citer:</p>

<ul>
    <li><p align="left">la production de CO<font size="1">2</font>,
        à effet de serre, particulièrement dans l'industrie du
        ciment;</p>
    </li>
    <li><p align="left">les émissions de méthane dans
        l'extraction du charbon;</p>
    </li>
    <li><p align="left">les émissions de poussières dans les
        centrales thermiques et industries sans filtres des PECO;</p>
    </li>
    <li><p align="left">les émissions de métaux lourds dans
        l'industrie du fer, de l'acier et des métaux non
        ferreux;</p>
    </li>
    <li><p align="left">les émissions de sulfure et fluorides
        dans les industries du verre et de la céramique;</p>
    </li>
    <li><p align="left">les émissions de COV dans l'industrie
        des solvants;</p>
    </li>
    <li><p align="left">les émissions d'oxydes d'azote dans la
        combustion à haute température de combustibles
        fossiles.</p>
    </li>
</ul>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Les oxydes d'azote (NOx) jouent un rôle
important dans la formation des oxydants photochimiques et de
smog et contribuent avec les oxydes de soufre aux précipitations
acides. Tous deux ont des effets néfastes sur l'environnement et
la santé humaine. Les COV sont, avec les NOx, les principaux
précurseurs de la pollution photochimique de l'atmosphère.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Trois types d'indicateurs de pollution de l'air
pourraient être envisagés:</p>

<ul>
    <li><p align="left">ceux qui correspondent à une pollution
        locale de l'air.</p>
    </li>
</ul>

<p align="left">Les concentrations mesurées de SO<font size="1">2</font>,
NO<font size="1">2</font>, particules en suspension servent
actuellement d'indicateurs pour la qualité de l'air ambiant
(voir Compendium, OCDE 1995);</p>

<ul>
    <li><p align="left">ceux qui correspondent à une pollution
        atmosphérique à l'échelle internationale et globale.</p>
    </li>
</ul>

<p align="left">Les concentrations de SO<font size="1">4</font><em>2-</em>
et le NO<em>3-</em> sont des indicateurs caractéristiques des
risques de précipitations acides. Celles de CO<font size="1">2</font>,
CFC, méthane montrent la participation de l'entreprise à
l'effet de serre;</p>

<ul>
    <li><p align="left">ceux qui correspondent à des polluants
        particulièrement dangereux pour la santé humaine.</p>
    </li>
</ul>

<p align="left">C'est le cas du monoxyde de carbone (CO), qui
perturbe l'absorption de l'oxygène par les globules rouges, et
des métaux lourds.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Utilisation et pollution de l'eau </i></p>

<p align="left">Beaucoup d'industries sont basées sur la
ressource en eau (usines chimiques et pétrochimiques,
raffineries, industries pharmaceutiques, industries du fer et de
l'acier, industrie du bois, du papier et de la pâte à papier,
industries agro-alimentaires, peintures, plastiques, tanneries,
etc.).</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">La pollution de la ressource en eau revêt deux
formes:</p>

<ul>
    <li><p align="left">pollution des eaux par déversement
        d'effluents.</p>
    </li>
</ul>

<p align="left">Dans ce cas les indicateurs pourraient être,
d'une part, les concentrations en plomb, cadmium, chrome, cuivre
des effluents, polluants extrêmement toxiques pour la faune et
la flore aquatiques, et d'autre part, le taux de matière
organique de ces effluents (notamment dans le cas des industries
agro-alimentaires), du fait que la matière organique rejetée
consomme l'oxygène du milieu aquatique dans lequel elle arrive;</p>

<ul>
    <li><p align="left">pollution des eaux par déversement des
        eaux de refroidissement industriel directement dans les
        cours d'eau: leur température élevée diminue la
        solubilité de l'oxygène dans l'eau et accélère la
        décomposition de la matière organique (ce qui diminue
        encore la concentration en oxygène). On peut alors
        proposer la température de l'effluent comme indicateur
        de pollution.</p>
    </li>
</ul>

<p align="left">Etant donné la fragilité du postulat de
valeur-seuil pour les substances polluantes, il serait approprié
de définir plutôt un risque acceptable (le risque nul étant
utopique). Cette notion devrait alors être expliquée avec soin
au public pour ne pas être rejetée.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Deuxièmement, il faut prendre en compte
l'utilisation par l'industrie des transports, notamment routiers,
source importante de pollution en Occident, la production de
déchets et le pourcentage de recyclage.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Pollution par les transports, notamment
routiers</i></p>

<p align="left">La délocalisation des entreprises sur de
nouveaux sites industriels hors des villes et le développement
d'une économie basée sur le service porte à porte ont
multiplié les points de départ et d'arrivée des marchandises.
De plus, la volonté de limiter les stocks a conduit à une
réduction de la taille de livraison et une augmentation de la
fréquence de livraison. En l'absence de solution alternative, le
transport routier est donc en constante extension. Les pressions
écologiques des transports routiers comprennent la
restructuration de l'environnement après implantation d'une
structure routière, et la consommation de ressources naturelles
(sols, matière première et énergie), la génération de
pollution (air, eau) et de nuisances (bruit) lors de
l'utilisation de ces structures, ainsi que les effets néfastes
sur la qualité de vie (congestion routière, accidents). </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Dans l'Union européenne, les transports sont
responsables (voir Dobris Assessment) de 25&nbsp;% des émissions
de CO<font size="1">2</font> reliés à l'énergie, dont
80&nbsp;% par les transports routiers. Si cette tendance se
confirme, les émissions augmenteront de nouveau de 25&nbsp;%
entre 1990 et 2000, plus encore dans les PECO. 45&nbsp;% de
l'oxyde d'azote total est attribué aux transports dans vingt
pays d'Europe. Les plus gros volumes d'émissions toxiques dus
aux transports sont ceux de CO (90&nbsp;% du total pour certains
pays), et composés organiques volatils (COV): 35 à 40&nbsp;% du
total par transport. </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Il est donc urgent d'inciter les entreprises à
avoir moins recours aux transports routiers. Pour cela, il est
nécessaire de proposer des modes de transports alternatifs,
utilisables d'un point de vue pratique par les entreprises et à
un coût économiquement supportable. Dans cette optique la
réorganisation des transports ferroviaires est primordiale pour
permettre aux entreprises le recours à des modes de transports
multimodaux. </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">La prise en compte du paramètre transport dans
le SMEA, à travers la définition d'indicateurs appropriés,
pourrait être un premier pas.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Pollution par les déchets</i></p>

<p align="left">La production de déchets industriels a augmenté
dans tous les pays d'Europe. Elle atteignait 330 millions de
tonnes par an à la fin des années 80 dans les pays d'Europe de
l'OCDE et 520 millions de tonnes dans les PECO. Un volume
croissant de ces déchets est considéré comme dangereux. La
plupart des déchets est mis en décharge (ce qui entraîne
souvent contamination de l'air, des eaux superficielles et
souterraines, des sols, consommation d'espace, production
d'odeurs, et préjudice esthétique). Le coût de l'incinération
et l'opposition du public a stabilisé le recours à ce
procédé. Les efforts vers la minimisation des déchets et le
recyclage sont toujours contrebalancés par les rythmes élevés
de production.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">On peut alors suggérer comme indicateur le
volume de déchets produits par catégorie (organique,
inorganique, dangereux, etc.) et leur pourcentage de recyclage.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Tenir compte de la qualité du milieu
environnant</i></p>

<p align="left">Le risque d'une activité ne dépend pas
uniquement des caractéristiques intrinsèques de l'activité,
mais également de la sensibilité du milieu environnant.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Pour prendre en compte ce critère, les
assurances ont adopté l'analyse DSP: danger, sensibilité,
prévention. Elle se caractérise par l'équation: risque =
danger x (sensibilité . prévention).</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Ainsi, à danger équivalent, plus la
sensibilité du milieu environnant sera grande, plus la
prévention devra être forte.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Critère danger </i></p>

<p align="left">Le paramètre D, source de la pollution,
correspond aux dangers des produits présents sur le site
(matières premières, produits finis, déchets, fluides
techniques). Pour évaluer ce critère les produits sont listés
en quatre classes de danger (faible à très élevée) selon leur
toxicité vis-à-vis de l'homme, leur écotoxicité et le devenir
de la substance. L'agrégation des quantités de produits par
classe est obtenue par la somme pondérée de chaque produit. Le
résultat donne le danger global du site sur une échelle de 1 à
4.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Les avantages du critère D sont l'indépendance
vis-à-vis de l'activité, l'objectivité, la reproductibilité
et la cohérence avec le référentiel de classement des
installations dangereuses (nomenclature IPCE). Il possède
néanmoins les inconvénients d'un indicateur global: relativité
(classement des sites sur une échelle) et agrégation (une même
valeur cache des profils différents).</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Critère sensibilité</i></p>

<p align="left">La sensibilité de l'environnement est évaluée
selon une échelle de valeurs discrètes de 1 à 3 pour chacun
des milieux de l'environnement que sont les eaux de surface, les
eaux souterraines, les sols et l'atmosphère.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Pour les eaux, les notes de sensibilité
attribuées découlent de la combinaison des critères
d'utilisation (alimentation en eau potable, pisciculture, usages
agricoles ou industriels, loisirs), de qualité (excellente à
pollution avérée) et d'exposition (protection naturelle,
possibilités d'écoulement vers une cible, etc.).</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Les difficultés majeures de définition de ce
critère sont l'accès à l'information et l'interprétation de
cette information qui fait appel à la compétence de
spécialistes.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Critère prévention</i></p>

<p align="left">Pour chaque facteur d'impact identifié et chaque
milieu récepteur ciblé, il s'agit d'évaluer la qualité des
mesures de prévention mises en &#156;uvre par l'industriel au
regard du potentiel de danger et de la sensibilité du milieu:</p>

<ul>
    <li><p align="left">mesures techniques (rétention,
        traitement, autosurveillance, etc.);</p>
    </li>
    <li><p align="left">mesures de gestion (politique
        environnementale, organisation, documentation, etc.).</p>
    </li>
</ul>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Les référentiels techniques utilisés par le
secteur environnement pour mettre en évidence les forces et les
faiblesses en matière de prévention sont les référentiels
réglementaires (en France, par exemple, ce sont les arrêtés
préfectoraux, arrêtés types et arrêtés intégrés du 1<em>er</em>
mars 1993). </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Le secteur environnement a entamé des démarches
de collaboration avec des entreprises spécialisées afin de
développer ses propres règles de prévention et de bâtir des
cahiers des charges techniques. </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">La difficulté majeure réside dans
l'élaboration d'une échelle d'évaluation des niveaux de
prévention et la détermination du meilleur niveau de
prévention répondant au principe de la «meilleure technologie
disponible à un coût économiquement acceptable».</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Faut-il un système simple donc simpliste, ou
exhaustif et compliqué? </i></p>

<p align="left">On peut envisager l'évaluation des pollutions du
point de vue d'un critère générique, fixe, ou du point de vue
d'une évaluation du risque. </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">La première méthode, qui utilise des niveaux
fixes pour les concentrations admissibles de certaines substances
dans l'eau, l'air ou le sol (métaux lourds, produits de chimie
organique complexes, etc.), est plus rigide, mais plus facilement
applicable à l'échelle régionale ou nationale.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Les méthodes d'évaluation des risques
permettent de mieux considérer les circonstances liées au site
(propriétés du sol, autres facteurs environnementaux) et aux
conditions socio-économiques locales.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Cette méthode, optimale sur des sites
individuels, ne peut seule être la base d'une politique
nationale ou supranationale de protection de l'environnement.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">L'association de critères génériques et de
critères ou de directives liés à des sites est plus
appropriée pour l'établissement d'une politique nationale ou
européenne. Dans beaucoup de pays, des normes et des critères
ont été introduits en ce qui concerne la pollution
atmosphérique et aquatique. Les normes de propreté pour l'eau
potable et pour l'air sont donc courantes, mais peu de pays ont
des normes en ce qui concerne la propreté des sols. Dans
plusieurs cas, les normes pour la pollution du sol découlent
directement des normes pour la pollution atmosphérique et
aquatique. Mais beaucoup de relations sont très complexes et il
faut être très prudent avant de transférer les valeurs d'un
domaine de la protection de l'environnement dans l'autre.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><a name="3.5. Rôle des collectivités locales"><strong>3.5.
Rôle des collectivités locales</strong></a></p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Bien que la responsabilité des collectivités
locales en matière de protection de l'environnement varie selon
les pays, elles sont généralement chargées:</p>

<ul>
    <li><p align="left">de mettre en &#156;uvre localement les
        directives nationales en matière d'environnement;</p>
    </li>
    <li><p align="left">de prendre des mesures pour assurer la
        protection de l'environnement local;</p>
    </li>
    <li><p align="left">de faire participer et de sensibiliser la
        population à la protection de l'environnement.</p>
    </li>
</ul>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Elles peuvent donc avoir un impact considérable,
positif ou négatif sur l'environnement. </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Une action de soutien des collectivités
auprès des entreprises dans l'adoption du SMEA</i></p>

<p align="left">Les collectivités locales sont celles qui ont
les relations les plus rapprochées avec les entreprises, elles
ont donc un grand rôle à jouer, à la fois dans la
sensibilisation des entreprises à leur responsabilité en
matière d'environnement, dans la promotion du SMEA et dans son
application.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Pour cela, elles doivent adopter des politiques
innovantes (appui légal, managérial et technique) en plus d'un
soutien financier. </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">La coopération entre entreprises et entre
entreprises et collectivités locales est également cruciale
puisqu'elle permet aux entreprises de partager des ressources
humaines et techniques, de travailler en synergie et de limiter
les coûts (par exemple, la création d'une équipe d'audit
commune permet de limiter les pertes de temps et d'argent et
d'augmenter l'efficience et l'impartialité de l'équipe).</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Privilégier les entreprises respectueuses de
l'environnement dans les marchés publics</i></p>

<p align="left">Dans le programme «Vers un développement
durable», la commission envisage, d'ici à fin 1997, d'évaluer
la compatibilité des politiques et instruments communautaires, y
compris du financement, avec les exigences du développement
durable. </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Il s'agit de proposer la modification de la
réglementation communautaire actuelle sur les marchés publics
pour que soit donnée explicitement la préférence aux offres
respectant l'environnement. </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Ne serait-il pas envisageable d'appliquer le
même principe au niveau des collectivités locales?</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">En effet, les autorités locales et régionales
sont de gros employeurs, de gros producteurs et consommateurs de
biens et services. Elles ont donc le moyen d'influer sur
l'environnement par la mise en &#156;uvre de certaines mesures et
ont donc très nettement un rôle important à jouer dans la
réalisation du développement durable.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Mais elles peuvent être empêchées de mettre en
&#156;uvre des pratiques durables en terme de prestation de
services, en raison de règlements exigeant que la plupart de ces
services soient soumis à la concurrence et, faute de moyens et
de capacités, pour influer sur les fournisseurs de biens et
services afin qu'ils améliorent leur performance en matière
d'environnement.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">En autorisant ces collectivités à appliquer des
critères environnementaux dans leur politique d'achats et
d'adjudications, on leur permettrait d'encourager les entreprises
locales à adopter des méthodes de travail plus respectueuses de
l'environnement.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Appliquer le SMEA aux collectivités locales</i></p>

<p align="left">Pour que les politiques locales en matière
d'environnement soient efficaces, il faut qu'elles s'inscrivent
dans un plan de gestion général fondé sur l'interdépendance
des diverses politiques sectorielles affectant l'environnement
(urbanisme, planification des transports, etc.).</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">En appliquant un SMEA aux collectivités locales,
on favoriserait cette interdépendance.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Le tourisme en Europe représente une des
activités économiques les plus importantes. Dans les PECO, les
activités de loisirs sont déjà très développées et si la
situation économique devait évoluer dans un sens positif, elles
s'accroîtraient encore davantage. Mais, l'activité touristique
peut engendrer des nuisances en raison des grandes concentrations
de population qu'elle entraîne, souvent sur des périodes
relativement courtes et dans des zones sensibles (littoraux,
montagnes). Une évolution équilibrée du tourisme est donc
nécessaire. Elles serait garantie par une extension des normes
environnementales aux services et aux collectivités locales.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><i>Donner aux collectivités locales les moyens
d'agir en matière d'environnement</i></p>

<p align="left">Le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du
Conseil de l'Europe estime que le principe de subsidiarité,
consacré entre autre par Maastricht, doit se traduire par un
accroissement des moyens législatifs et financiers dont doivent
disposer les collectivités territoriales pour protéger leur
environnement. A plusieurs reprises, il a pris des positions à
cet égard et a dénoncé notamment le non-respect de la Charte
européenne de l'autonomie locale en matière financière. En
effet, beaucoup de pays membres auraient tendance à se
décharger sur les collectivités locales de toute une série de
tâches, sans les accompagner d'un transfert équivalent de
ressources, les obligeant à augmenter la fiscalité ou à
s'endetter. Il est donc nécessaire de veiller à ce que les
collectivités territoriales aient les moyens de réaliser les
objectifs, notamment environnementaux, qui leur sont assignés.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">En ce qui concerne les pays d'Europe centrale et
orientale, l'indépendance financière et institutionnelle des
collectivités locales varie beaucoup. Les gouvernements
nationaux doivent être encouragés à prendre des mesures pour
que les municipalités nouvellement élues de ces pays disposent
des structures législatives et des ressources financières et
fiscales nécessaires pour traiter leurs problèmes
d'environnement, souvent très graves.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><a name="4. Conclusion"><b>4. Conclusion </b></a></p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Pour que la coordination des politiques
environnementales internationales soit possible, la définition
et le respect de bassins économico-culturels est nécessaire au
préalable. C'est à l'intérieur de ces bassins (notamment
l'Europe), que l'harmonisation des normes environnementales doit
d'abord être réalisée.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Cependant cette harmonisation doit rester
rationnelle et économiquement supportable, aussi bien par les
pays qui composent chaque bassin, que par les entreprises de ces
pays. L'harmonisation des normes environnementales devra se faire
étape par étape, en tenant compte des différences entre pays
d'Europe, de leurs disparités économiques et impératifs,
notamment énergétiques.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Il serait en effet difficilement envisageable,
par exemple, d'imposer la fermeture des centrales nucléaires
d'un pays en difficulté, sans prévoir et mettre en place des
solutions alternatives de production d'énergie.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Le but à atteindre est donc de définir une
échéance pour laquelle les pays d'Europe centrale et orientale
devront avoir rejoint le système de management environnemental,
de normes et de règlements européen. </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left"><a name="Bibliographie"><b>Bibliographie</b></a> </p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">Amendements du Parlement européen.
Recommandations pour la deuxième lecture de M.&nbsp;Lannoye.
Incidences de certains projets sur l'environnement. Modification
de la Directive&nbsp;n°&nbsp;85/337/CEE, 30 octobre 1996.</p>

<p align="left">Appel à propositions n°&nbsp;96/C 49/10.
Sélection d'un réseau d'environ cinquante consultants pour
l'action pilote Euromanagement-Environnement. J.O.C.E n° C 49 du
20&nbsp;février&nbsp;1996. Commission européenne, direction
générale XXIII Bruxelles, 27&nbsp;février&nbsp;1996. </p>

<p align="left"><i>Comprendre la norme ISO 14001</i>, S. Rolland
et S. Rio. Face au risque n°&nbsp;321, mars 1996<i>.</i></p>

<p align="left"><i>La conservation de la nature en Europe, une
action globale à l'échelle d'un continent: quelques aspects
importants.</i> Conférence paneuropéenne «Un environnement
pour l'Europe». Comité directeur pour la protection et la
gestion de l'environnement et du milieu naturel (CDPE). Lucerne,
28-30 avril 1993.</p>

<p align="left">Convention sur la responsabilité civile des
dommages résultant d'activités dangereuses pour
l'environnement. Séries des traités européens/150, Lugano, 21
juin 1993.</p>

<p align="left">Conventions sur l'environnement élaborées sous
les auspices de la Commission économique des Nations unies pour
l'Europe (CEE-ONU), 1992.</p>

<p align="left">Directive du Conseil du 27 juin 1985 concernant
l'évaluation des incidences de certains projets publics et
privés sur l'environnement (85/337/CEE), J.O.C.E du 5 juillet
1985.</p>

<p align="left">Données OCDE sur l'environnement. Compendium
1995.</p>

<p align="left"><i>Environmental Action Programme for Central and
Eastern Europe. Document submitted to the Ministerial Conference,
Luzern, Switzerland</i>, 28-30 April 1993.</p>

<p align="left"><i>EMAS pilot projects. Second progress report
(Interim report).</i> <i>Universita Bocconi</i>, IEFE, <i>Environmental
department,</i> Milan, 30 July 1996.</p>

<p align="left"><i>Management environnemental</i>. Résumé des
interventions de MM. Poupet et Mathieu, AFNOR, 1<em>er</em>
octobre 1996.</p>

<p align="left">Mandat adressé au CEN concernant une norme en
matière de systèmes de gestion de l'environnement. Commission
des Communautés européennes, direction générale XI,
Bruxelles, document XI/856/93-FR.</p>

<p align="left">NF EN ISO 14001, AFNOR, octobre 1996.</p>

<p align="left">NF ISO 14004, AFNOR, novembre 1996.</p>

<p align="left">NF EN ISO 14010, AFNOR, novembre 1996.</p>

<p align="left">Présentation du règlement «ECO-audit», des
phases expérimentales de mise en &#156;uvre et de son
application en France. Ministère de l'Environnement/Service de
l'environnement industriel, 28 août 1996. </p>

<p align="left">Rapport sur la politique de l'environnement en
Europe (1994-1995). Rapporteuse: M<em>me&nbsp;</em>&nbsp;Robert,
Suisse, groupe libéral, démocrate et réformateur. Assemblée
parlementaire du Conseil de l'Europe, 22 décembre 1995.</p>

<p align="left">Rapport sur la proposition de décision du
Parlement européen et du Conseil concernant le réexamen du
programme communautaire de politique et d'action en matière
d'environnement et de développement durable «Vers un
développement soutenable». Commission de l'environnement, de la
santé publique et de la protection des consommateurs.
Rapporteur: Lone Dybkjaer, Parlement européen.</p>

<p align="left">Recommandation n° R (96) 12 du Comité des
Ministres aux Etats membres concernant la répartition des
compétences et des responsabilités entre autorités centrales
et collectivités locales et régionales dans le domaine de
l'environnement, adopté par le Comité des Ministres lors de la
574<em>e</em> réunion des délégués des ministres, 2 octobre
1996.</p>

<p align="left">Règlement CEE n° 1836/93 du Conseil du 29 juin
1993 permettant la participation volontaire des entreprises du
secteur industriel à un système communautaire de management
environnemental et d'audit, J.O.C.E, n° L 168/1 du 10 juillet
1993.</p>

<p align="left">Règlement communautaire de management
environnemental et d'audit. Règlement du conseil du 29 juin
1993. Expérience pilote. Synthèse de la première phase.
Ministère de l'Environnement, Direction de la prévention des
pollutions et des risques/Service de l'environnement industriel,
juin 1994.</p>

<p align="left">Résolution 245 sur la politique des pouvoirs
locaux et régionaux en matière d'environnement en Europe.
Conférence permanente des pouvoirs locaux et régionaux de
l'Europe, 28<em>e</em> session, 16-18 mars 1993.</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<p align="left">&nbsp;</p>

<hr size="1">

<p align="left">Commission chargée du rapport: commission de
l'environnement, de l'aménagement du territoire et des pouvoirs
locaux</p>

<p align="left">Implications budgétaires pour l'Assemblée:
néant</p>

<p align="left">Renvoi en commission: Doc. 6382 et renvoi n°
1716 du 11 mars 1991</p>

<p align="left">Projet de recommandation adopté par la
commission le 17 mars 1997</p>

<p align="left">Membres de la commission : <i>MM. Briane
(Président), Ruffy (Vice-Président), Mmes Aytaman, Severinsen
(Vice-Présidentes</i>), MM. Abdulatipov, <i>Akçali</i>,
Andreoli, Assis Miranda, <i>Besostri</i>, Blaauw, Mme Blunck, MM.
Bonrepaux <i>(remplaçant: Le Grand)</i>, <i>Büchel</i>,
Chircop, Christodoulides, Mme Ciemniak, MM. <i>Ciupaila</i>, <i>Cox</i>,
Mme Dromberg, MM. Erroi, Feldmann, Frunda, <i>Gregory</i>,
Haraldsson O.,<i> Hardy</i>, Hoeffel, Mme Jaruga-Nowacka, M.
Johansson, Mme Johansson, MM. Kopliku, <i>Korakas, Kovacevic</i>,
Kukk, <i>Lie</i>, <i>Lukas</i>, MM. <i>Martinez Casan</i>,
Mocanu, Molnar, Mota Amaral, Mozetic, Mme Naoumova,<i> Lord
Newall</i>, MM. Penz, Plattner, Priedkalns, <i>Prokes</i>, Prusi,
Rakhansky, Recoder <i>(remplaçant: Bolinaga)</i>, Mme
Riess-Passer, MM. Rizzi, Rott, <i>Samofalov</i>, <i>Shishlov</i>,
Skoularikis, <i>Sobyanin</i>, <i>Staes</i>, <i>Steolea</i>,
Svoboda, <i>Theis</i>, Toshev, Valkeniers,<i> Woltjer, Zierer</i>.</p>

<p align="left"><i>N.B.Les noms des membres de la commission
présents à la réunion sont indiqués en italique.</i></p>

<p align="left">Secrétaires de la commission : Mme
Cagnolati-Staveris, M. Chevtchenko </p>

<hr size="1">

<p align="left"><a href="#Footref1" name="Footnote1"><i>Note: 1</i></a><i>de
la commission de l'environnement, de l'aménagement du territoire
et des pouvoirs locaux.</i></p>

<hr size="1">

<p align="left"><a href="#Footref2" name="Footnote2"><i>Note: 2</i></a><i>
1. ISO: Organisation internationale de normalisation.</i></p>

<hr size="1">

<p align="left"><a href="#Footref3" name="Footnote3"><i>Note: 3</i></a><i>
2. Les normes ISO sont reconnues par l'Organisation mondiale du
commerce comme des moyens pratiques et efficaces d'empêcher de
tels problèmes au niveau technique.</i></p>

<hr size="1">

<p align="left"><a href="#Footref4" name="Footnote4"><i>Note: 4</i></a><i>
1. Dans cette optique, l'addendum au rapport sur la politique de
l'environnement en Europe (1994-1995), présenté par M</i><em><i>me</i></em><i>
Robert pour l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe,
est un document précieux (Doc. 7441 et annexes).</i> </p>
</body>
</html>
